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Actualités - Chronologie

Rwanda Un garçon de 9 ans auteur de plusieurs meurtres d'enfants

Un jeune Rwandais de 9 ans, fils d’un homme emprisonné pour avoir participé au génocide dans ce pays, a avoué les meurtres de plusieurs enfants, dont il a atrocement torturés certains, a-t-on appris de sources concordantes. L’enfant qui a été arrêté le 9 novembre dans la préfecture de Cyangugu (sud-est du Rwanda), «a avoué le meurtre d’une fillette de trois ans, qu’il a tuée à coups de gourdin et de pierres avant de la jeter dans des latrines où le cadavre a été retrouvé», ont indiqué les autorités de la préfecture de Cyangugu. Selon Radio Rwanda (officielle), le jeune assassin «a également avoué d’autres meurtres : il a tranché la gorge d’une autre victime, a déclaré avoir étranglé un autre jeune enfant et étouffé ou noyé d’autres enfants en bas âge». «Cet enfant a été arrêté (...) et est actuellement détenu à la brigade de Kamembe pour le meurtre qu’il a avoué», a confirmé le commandant de la gendarmerie de Cyangugu. «Lorsque je les tuais, c’était comme si une force me poussait à le faire à l’intérieur», a déclaré l’assassin à la Radio rwandaise. Selon des voisins, il était élevé par ses grands-parents parce que sa mère est morte et son père emprisonné à Cyangugu, accusé d’avoir participé au génocide rwandais de 1994. Les mêmes sources ont estimé que l’enfant avait «sans doute été traumatisé par ce qu’il avait vu pendant le génocide» qui a fait entre 500 000 et 800 000 morts parmi les Tutsis et les Hutus modérés d’avril à juillet 1994. «C’est la population du voisinage qui l’a attrapé après qu’un autre enfant l’eut dénoncé», a précisé le commandant de la gendarmerie. «En plus de cette petite fille, il a avoué avoir tué deux autres enfants à coup de couteau ou dans l’eau bouillante, et des témoignages nous ont appris qu’il avait torturé certains de ses camarades», a expliqué le lieutenant Murenzi. «Nous suivons une procédure pour faire en sorte qu’il soit envoyé dans un camp de rééducation», a-t-il ajouté, précisant qu’«il ne peut être jugé parce qu’il est trop jeune». «Nous avons souvent à faire à des cas comme celui-ci, qui correspondent en fait à une identification à l’agresseur», a déclaré Cécile Simon, psychologue pour l’ONG française Handicap international, qui s’occupe du suivi psychologique des enfants victimes directes ou indirectes du génocide. «Nous avons eu par exemple, mardi, le cas d’un enfant de dix ans qui viole les petites filles du centre où il se trouve devant les autres enfants : on s’est aperçu qu’il avait été témoin de relations sexuelles dans les camps de réfugiés et qu’il avait vu son père, militaire pendant le génocide, tuer et violer des gens», raconte-t-elle. Aucun chiffre officiel n’est disponible sur le nombre exact d’enfants traumatisés par le génocide, mais les spécialistes parlent de phénomène de spirale: un enfant traumatisé tue ou viole d’autres enfants, aggravant son propre déséquilibre et créant chez d’autres de nouveaux traumatismes.
Un jeune Rwandais de 9 ans, fils d’un homme emprisonné pour avoir participé au génocide dans ce pays, a avoué les meurtres de plusieurs enfants, dont il a atrocement torturés certains, a-t-on appris de sources concordantes. L’enfant qui a été arrêté le 9 novembre dans la préfecture de Cyangugu (sud-est du Rwanda), «a avoué le meurtre d’une fillette de trois ans, qu’il a tuée à coups de gourdin et de pierres avant de la jeter dans des latrines où le cadavre a été retrouvé», ont indiqué les autorités de la préfecture de Cyangugu. Selon Radio Rwanda (officielle), le jeune assassin «a également avoué d’autres meurtres : il a tranché la gorge d’une autre victime, a déclaré avoir étranglé un autre jeune enfant et étouffé ou noyé d’autres enfants en bas âge». «Cet enfant a été arrêté (...)...