Elles touchent les personnes qui, de par leur profession, sont exposées à des bruits nocifs. Dans le temps, les Romains indemnisaient leurs armuriers car ils admettaient que le bruit provoqué par le travail du métal pouvait entraîner la surdité. Aujourd’hui, la perte de l’acuité auditive due au bruit reste la maladie professionnelle irréversible la plus répandue dans de nombreux pays. Les personnes les plus touchées sont les ouvriers de certaines usines, des carrières, les employés des discothèques, les motocyclistes, les chasseurs, les artilleurs (pendant la guerre), les ouvriers travaillant sur des marteaux-piqueurs (que nous rencontrons souvent sur les routes libanaises, dans les travaux de réparation routière). Il est déplorable de constater que ces personnes, qui souffriront certainement de troubles auditifs un jour ou l’autre – si ce n’en est pas le cas déjà –, ne bénéficient pourtant pas de dédommagements de la part de l’État, de l’usine ou de l’entreprise qui les emploie. Cela s’explique peut-être par le fait que les troubles auditifs sérieux ne sont pas immédiats et apparaissent généralement après de longues années de travail. Ces travailleurs devraient bénéficier d’un contrôle audiologique systématique annuel de la part de l’État ou de l’usine. Or ce contrôle n’existe pas au Liban. En Europe, au Canada et aux États-Unis, non seulement un contrôle efficace est mis en place, mais aussi jusqu’à 60 % d’indemnités sont assurées aux victimes du vacarme sur leur lieu de travail. La protection, non plus, n’existe pas, alors qu’il serait relativement facile d’adopter certaines mesures élémentaires de protection contre le bruit : isoler les machines bruyantes, protéger les ouvriers par le port de casques ou d’embouts dans les oreilles, les tenir éloignés autant que possible des pièces trop bruyantes, programmer des pauses fréquentes pendant lesquelles les travailleurs pourront s’éloigner de la source de bruit… La prise en considération de la qualité de l’environnement sonore doit devenir un réflexe dans toutes les régions ; elle concerne tout le monde : l’État, les propriétaires des usines lourdes et même l’individu.
Elles touchent les personnes qui, de par leur profession, sont exposées à des bruits nocifs. Dans le temps, les Romains indemnisaient leurs armuriers car ils admettaient que le bruit provoqué par le travail du métal pouvait entraîner la surdité. Aujourd’hui, la perte de l’acuité auditive due au bruit reste la maladie professionnelle irréversible la plus répandue dans de nombreux pays. Les personnes les plus touchées sont les ouvriers de certaines usines, des carrières, les employés des discothèques, les motocyclistes, les chasseurs, les artilleurs (pendant la guerre), les ouvriers travaillant sur des marteaux-piqueurs (que nous rencontrons souvent sur les routes libanaises, dans les travaux de réparation routière). Il est déplorable de constater que ces personnes, qui souffriront certainement de troubles auditifs un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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