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Actualités - Chronologie

Elections 2000 : la bataille pour le contrôle du Congrès

Les représentants et sénateurs du Congrès américain ont l’œil rivé sur les élections de novembre 2000, au cours desquelles se jouera leur avenir politique et le contrôle du Congrès qui pourrait passer aux mains des démocrates. «C’est la première fois depuis des années qu’il y a autant en jeu. Cela influence et donne le ton sur tout», explique Norman Ornstein, politologue à l’American Enterprise Institute, un centre de recherches basé à Washington. «Il faut remonter au Congrès de 1952 pour retrouver une telle donne politique», ajoute-t-il. Le président Bill Clinton n’a pas le droit de se représenter et quittera la Maison-Blanche en janvier 2001 après deux mandats successifs, tandis que les démocrates espèrent reconquérir un Congrès qu’ils avaient dû céder aux républicains en 1994 pour la première fois depuis des décennies. La majorité dont disposent les républicains au Congrès a été écornée aux dernières élections de mi-mandat en 1998, où les démocrates avaient réussi à leur prendre des sièges à la Chambre des représentants. C’était la deuxième fois seulement, depuis la guerre civile au XIXe siècle, que le parti du président au pouvoir a pu prendre des sièges à l’autre parti à la Chambre. Les républicains ont actuellement une courte majorité de cinq sièges à la Chambre, la plus faible marge depuis 44 ans, tandis qu’au Sénat, ils occupent 54 sièges contre 45 pour les démocrates (et un indépendant). Le Congrès est composé de 100 sénateurs (deux par État, élus pour six ans) et de 435 représentants (élus pour un mandat de deux ans en nombre proportionnel à la population de chaque État). Outre leur président, les Américains éliront en novembre 2000 la totalité de leurs représentants, un tiers des sénateurs et des gouverneurs d’État. Du fait du système électoral et de l’étroitesse quasi sans précédent de l’échiquier politique au Congrès, la bataille fait déjà rage dans cette enceinte. L’enjeu est de taille, car le parti majoritaire au Congrès détermine et impose le programme du travail parlementaire, avec bien sûr plus ou moins de succès selon que la Maison-Blanche est du même bord politique. Pour la plupart des commentateurs politiques, jamais dans l’histoire contemporaine des États-Unis, le président et le Congrès n’ont été autant à couteaux tirés, l’affaire Monica Lewinsky et le procès de destitution qui s’en était suivi ayant exacerbé les tensions. Le récent rejet par le Sénat du Traité d’interdiction des essais nucléaires (CTBT) ou encore l’actuel débat sur le budget de l’an 2000, où républicains et démocrates s’accusent mutuellement de vouloir piller les caisses de cotisation retraite, ont stigmatisé ce climat d’intense division partisane. Selon Norman Ornstein, la période préélectorale ne devrait pas empêcher le Congrès de légiférer. «Il y aura des réalisations concrètes mais il n’est pas sûr qu’ils pourront s’entendre sur les grands dossiers comme les retraites». Question personnalités, la campagne électorale au Congrès s’annonce aussi des plus colorées comme en témoigne déjà le duel annoncé, mais non encore officiel, entre la «Première dame» Hillary Clinton et le maire de New York, Rudolph Giuliani, pour le poste de sénateur de New York.
Les représentants et sénateurs du Congrès américain ont l’œil rivé sur les élections de novembre 2000, au cours desquelles se jouera leur avenir politique et le contrôle du Congrès qui pourrait passer aux mains des démocrates. «C’est la première fois depuis des années qu’il y a autant en jeu. Cela influence et donne le ton sur tout», explique Norman Ornstein, politologue à l’American Enterprise Institute, un centre de recherches basé à Washington. «Il faut remonter au Congrès de 1952 pour retrouver une telle donne politique», ajoute-t-il. Le président Bill Clinton n’a pas le droit de se représenter et quittera la Maison-Blanche en janvier 2001 après deux mandats successifs, tandis que les démocrates espèrent reconquérir un Congrès qu’ils avaient dû céder aux républicains en 1994 pour la première...