Le Suédois Thomas Enqvist, après avoir sorti en demi-finale le numéro un mondial, l’Américain Andre Agassi, a confirmé cet exploit en battant dimanche le Néerlandais Richard Krajicek 6-1, 6-4, 5-7, 7-5 en finale du tournoi de tennis de Stuttgart (sud), compétition de la série des Super-9 de l’ATP Tour, dotée de 2,45 millions de dollars. Enqvist, 25 ans, 18e joueur mondial, tête de série n°13, finaliste malheureux de l’Open d’Australie à Melbourne en janvier dernier face au Russe Evgueni Kafelnikov, a ainsi remporté son deuxième Super-9, après Paris en 1996, déjà contre le Russe, son 15e tournoi et le 2e de la saison, après Adélaïde, en Australie. De plus, il est passé de la 14e à la 8e place du classement qualificatif pour le Masters-championnat du monde ATP de Hanovre (nord), du 23 au 28 novembre, qui ne rassemble que les huit meilleurs joueurs du moment. Le Suédois, ancien numéro un mondial chez les juniors, a été dominateur grâce à une excellente première balle de service et à son offensif jeu du fond du court, notamment de formidables retours sur le service du Néerlandais. Il ne lui a fallu que 23 minutes pour empocher la première manche en 6-1, son adversaire étant abandonné par sa première balle de service et sa seconde devenant une proie facile pour les retours d’Enqvist. Dans le deuxième set, Krajicek est bien parvenu à compenser une première perte de service en rendant la pareille à Enqvist, mais ce dernier redoublait aussitôt la mise pour conclure en 6-4. Les deux dernières manches étaient beaucoup plus disputées, le Néerlandais retrouvant en partie son service et pouvant en conséquence faire valoir son excellent jeu de volée : il remportait ainsi le 3e set en 7-5. « Rien à perdre » Dans le 4e, très disputé, Thomas Enqvist réussissait le break décisif à 6-5 et concluait en 7-5, transformant sa première balle de match sur un smash, au bout de 2h31 min de jeu. «Je n’avais rien à perdre et mon dur entraînement cette année commence à produire ses fruits, alors que, jusqu’à présent, les résultats se faisaient attendre», a-t-il déclaré. Richard Krajicek, 27 ans, victorieux à Wimbledon en 1996, vainqueur à Stuttgart en 95 et 98, finaliste en 93 et 97, donc pour la 5e fois en finale, n’a cette fois pu rééditer ses succès cette année à Londres et Key Biscayne, en Floride : Enqvist a trop bien joué, était beaucoup plus concentré. Le Néerlandais, avec la 9e position, reste toutefois dans la course en vue de la qualification au Masters-championnat du monde, tournoi pour lequel sont seuls qualifiés jusqu’à présent Agassi et Kafelnikov. Quant à Andre Agassi, 29 ans, qui a déjà remporté cette année les tournois du Grand Chelem de Paris, de New York et a été finaliste à Wimbledon, il a été méconnaissable et cela malgré les engagements de son amie, l’ex-numéro du tennis féminin, l’Allemande Steffi Graf. Pour Agassi, sa série noire allemande continue : il n’a pas gagné le moindre tournoi en Allemagne depuis 1990, date de sa victoire en finale du Masters-championnat du monde de l’ATP. Linz : premier titre de l’année pour Mary Pierce La Française Mary Pierce, tête de série n°1, a obtenu au tournoi de tennis féminin de Linz, épreuve du circuit WTA dotée de 520 000 dollars, son premier titre de l’année, en battant en finale sa compatriote Sandrine Testud (n°5), 7-6 (7/2), 6-1. Pierce, 24 ans et 6e joueuse mondiale, qui disputait sa cinquième finale en 1999, a enfin su saisir sa chance, remportant une victoire logique en deux sets sur une adversaire moins expérimentée, mais très courageuse. «Je suis heureuse d’avoir gagné mon premier tournoi cette année, a déclaré Pierce. J’ai joué des matches difficiles cette semaine mais je ne me sens néanmoins pas fatiguée». Pierce ne réussit décidément pas à Testud. Celle-ci, 19e mondiale, moins habituée aux finales bien que de trois ans l’aînée de son adversaire de dimanche, a perdu en Autriche pour la cinquième fois contre sa compatriote en... cinq confrontations, et ne lui a toujours pas pris le moindre set. La gagnante des Internationaux d’Australie 1997 avait déjà livré une excellente partie en demi-finales, où elle avait battu une autre Française, Amélie Mauresmo (n°4), 7-5, 6-3. Pierce et Testud avaient déjà joué l’une contre l’autre deux fois cette année, à Rome et à Toronto. Mary Pierce a remporté le 12e tournoi de sa carrière, alors que le palmarès de Sandrine Testud, qui atteignait sa première finale de l’année, reste à deux titres, glanés à Palerme (Italie) en 1997 et à Filderstadt (Allemagne) en 1998. Paris : ultime test avant la Coupe Davis et le Masters L’Open de Paris, dernière épreuve de la saison du Super-9 de l’ATP Tour, servira d’ultime test pour les Français et les Australiens avant la finale de la Coupe Davis et pour les meilleurs joueurs mondiaux avant le Masters, qui se déroulera deux semaines après à Hanovre (Allemagne). À l’occasion de cette 14e édition, le capitaine français, Guy Forget, pourra se faire une idée plus précise du joueur qui épaulera Cédric Pioline, début décembre à Nice, même si Bercy se déroule sur une surface rapide alors que la terre battue de la Côte-d’Azur a été choisie pour désavantager les Australiens. Le tirage au sort n’a pas été trop cruel avec les Français qui pourront y trouver un avant-goût de Coupe Davis, où l’Australie sera privé de son meilleur joueur, Patrick Rafter, récemment opéré de l’épaule droite. En effet, Nicolas Escudé se voit opposer d’entrée à l’Australien Mark Philippoussis, spécialiste des surfaces rapides, mais blessé à une cheville avant l’US Open et qui a seulement repris la compétition à la mi-octobre. Cédric Pioline (n°15), la seule tête de série tricolore et toujours en course pour la qualification au Masters, devrait se heurter dès les 8es de finale au vainqueur du match entre le Russe Evgueni Kafelnikov (n°2), et le jeune (18 ans)... Australien Lleyton Hewitt. Premier tour plus délicat en revanche pour Sébastien Grosjean qui se voit proposer le Suédois Thomas Enqvist, très en forme actuellement, pour Arnaud Di Pasquale qui affronte le «vétéran» américain Jim Courier, qui vient de le battre très difficilement à Lyon, et pour Guillaume Raoux qui rencontre le Russe Andreï Medvedev, finaliste à Roland-Garros. Fabrice Santoro et Arnaud Clément avaient dû attendre dimanche soir la fin des qualifications pour connaître le nom de leurs adversaires. Passation de pouvoirs ? Les points accordés à Bercy devraient s’avérer déterminants dans la course pour les dernières des huits places attribuées pour Hanovre. Mais le tournoi indoor parisien, doté de 2,556 millions de dollars, joue également un grand rôle dans la bataille pour la première place mondiale à la fin de l’année. Recordman du genre pour avoir terminé, en décembre dernier, une sixième saison d’affilée en tête du classement ATP, l’Américain Pete Sampras, vainqueur à Bercy en 1995 et 1997, peut encore rêver d’un fabuleux septuplé. Mais, victime d’une hernie discale juste avant l’US Open, Sampras, qui effectue sa rentrée dans la capitale française, risque d’être à court de condition. Il devrait affronter en quarts de finale le redoutable serveur britannique, Greg Rusedski, vainqueur surprise du tournoi l’an dernier et récent demi-finaliste à Stuttgart et vainqueur à Vienne. Puis éventuellement en demi-finales son compatriote Andre Agassi, l’actuel n°1 mondial. Leipzig : un tournoi ouvert sans Hingis, Davenport et les Williams Le tournoi de tennis WTA de Leipzig (est), qui commence lundi, s’annonce très ouvert en l’absence des meilleures mondiales : la numéro un, la Suissesse Martina Hingis, la numéro deux, l’Américaine Lindsay Davenport, ainsi que les sœurs américaines Venus et Serena Williams. Doté de 520 000 dollars (490 000 euros), le tournoi de Leipzig, remporté à cinq reprises par l’Allemande Steffi Graf, aujourd’hui à la retraite, est marqué par une forte présence française avec les deux finalistes du tournoi de Linz (Autriche) : Mary Pierce, 24 ans, 6e au classement mondial WTA, victorieuse à Linz dimanche, tête de série n°1, et Sandrine Testud, 27 ans, 19e du classement. Cette armada française est complétée par Nathalie Tauziat (n°2), 32 ans, 7e à la WTA, victorieuse à Moscou le 24 octobre, et par Julie Halard-Decugis, 29 ans, 9e à la WTA (n°3). Parmi leurs principales rivales figurent la Belge Dominique Van Roost (n°4) et l’Espagnole Conchita Martinez (n°6), ainsi que les jeunes pousses du tennis féminin : la Russe Anna Kournikova, 18 ans (n°5), la Croate Mirjana Lucic, 17 ans, l’Australienne Elena Dokic, 16 ans, et la Belge Kim Clijsters, 16 ans. Voici les têtes de série : 1. Mary Pierce (Fra) 2. Nathalie Tauziat (Fra) 3. Julie Halard-Decugis (Fra) 4. Dominique Van Roost (Bel) 5. Anna Kournikova (Rus) 6. Conchita Martinez (Esp) 7. Elena Lichovtseva (Rus) 8. Anke Huber (All).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Suédois Thomas Enqvist, après avoir sorti en demi-finale le numéro un mondial, l’Américain Andre Agassi, a confirmé cet exploit en battant dimanche le Néerlandais Richard Krajicek 6-1, 6-4, 5-7, 7-5 en finale du tournoi de tennis de Stuttgart (sud), compétition de la série des Super-9 de l’ATP Tour, dotée de 2,45 millions de dollars. Enqvist, 25 ans, 18e joueur mondial, tête de série n°13, finaliste malheureux de l’Open d’Australie à Melbourne en janvier dernier face au Russe Evgueni Kafelnikov, a ainsi remporté son deuxième Super-9, après Paris en 1996, déjà contre le Russe, son 15e tournoi et le 2e de la saison, après Adélaïde, en Australie. De plus, il est passé de la 14e à la 8e place du classement qualificatif pour le Masters-championnat du monde ATP de Hanovre (nord), du 23 au 28 novembre, qui ne...