ONU L'Asie du Sud, régiondu monde la plus corrompue
le 03 novembre 1999 à 00h00
L’Asie du Sud – le sous-continent indien – est la région la plus corrompue au monde, un phénomène qui coûte des milliards de dollars et appauvrit des centaines de millions de personnes, selon un rapport de l’Onu. «L’Asie du Sud est la région la plus corrompue» dans le monde, a affirmé Mme Khadija Haq en présentant un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Elle a qualifié la corruption de «crime contre l’humanité». Ce rapport de 208 pages sur «le développement humain en Asie du Sud 1999» propose ainsi «un plan d’ensemble pour combattre la corruption», a dit Mme Haq lors d’une conférence de presse. Mme Haq dirige le Centre pour le développement humain Mahbub ul Haq, basé à Islamabad. Selon le rapport, les cinq pays d’Asie du Sud (Bangladesh, Inde, Népal, Pakistan et Sri Lanka) sont «parmi les plus mal gouvernés au monde». «La corruption coûte chaque année des milliards de dollars à l’Asie du Sud où ce sont les plus pauvres qui en paient le prix», affirme le rapport. Celui-ci souligne que «plus de 500 millions de personnes continuent de vivre dans des conditions de privations sévères». La corruption est un obstacle à la croissance économique, réduit l’investissement, aggrave la pauvreté et met en cause la légitimité de l’État, indique le rapport. Définie comme l’utilisation d’une position publique pour des gains personnels, la corruption concerne aussi bien des transactions illégales d’argent, des sièges au Parlement ou des décisions judiciaires. «La corruption est passée d’un petit niveau dans les années 50 à un niveau intermédiaire dans les années 60 et 70 pour atteindre les sommets de l’État dans les années 80 et 90», a dit Mme Haq. Le rapport donne comme exemple le Pakistan où la corruption dépasse 5% du PNB. Pour combattre ce fléau, le rapport recommande une série de mesures concrètes comme la création de tribunaux anticorruption, l’obligation pour les responsables publics de déclarer leurs biens, l’immunité pour les informateurs ou la nomination de contrôleurs indépendants. Mais le plus important, a dit Mme Haq, c’est «la responsabilité des dirigeants». Mme Haq a indiqué avoir présenté le rapport aux parlementaires du Bangladesh, du Sri Lanka et du Pakistan et qu’elle devait le faire à la fin du mois en Inde et au Népal. Elle a précisé que ce rapport avait été rédigé avant le coup d’État des militaires qui ont pris le pouvoir au Pakistan en affirmant vouloir mettre un terme à la corruption qui ronge le pays. «Je suis certaine que le gouvernement actuel du Pakistan va l’utiliser», a dit Mme Haq. «J’espère qu’ils ne feront pas les mêmes choses, c’est tout ce qu’on peut espérer», a-t-elle ajouté.
L’Asie du Sud – le sous-continent indien – est la région la plus corrompue au monde, un phénomène qui coûte des milliards de dollars et appauvrit des centaines de millions de personnes, selon un rapport de l’Onu. «L’Asie du Sud est la région la plus corrompue» dans le monde, a affirmé Mme Khadija Haq en présentant un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Elle a qualifié la corruption de «crime contre l’humanité». Ce rapport de 208 pages sur «le développement humain en Asie du Sud 1999» propose ainsi «un plan d’ensemble pour combattre la corruption», a dit Mme Haq lors d’une conférence de presse. Mme Haq dirige le Centre pour le développement humain Mahbub ul Haq, basé à Islamabad. Selon le rapport, les cinq pays d’Asie du Sud (Bangladesh, Inde, Népal, Pakistan et...
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