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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar survendu mais stable

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier au lendemain du chômage officiel de la Toussaint, dans un climat très calme et toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tout excès d’offres du dollar à 1 501,00 LL tout en le proposant à 1 514,00 LL, est parvenue donc à le maintenir de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais en raison de l’abondance relative de l’offre face à une demande très réticente, les établissements de crédit ont été amenés à vendre le billet vert à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque huit millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à 1 501,00 LL. Évolution du dollar dans une fourchette étroite à l’étranger À l’étranger, le principal événement sur les marchés financiers internationaux a été hier la démission du ministre français de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, de ses fonctions. Mais l’euro n’a que brièvement fléchi dans la matinée en réaction à cette démission pour terminer la journée en hausse face au dollar par rapport à la veille. Quant aux autres monnaies, elles ont évolué dans des marges étroites sans tendance déterminée. Après s’être appréciée dans les premiers échanges, la monnaie unique européenne s’était brièvement repliée au-dessous de 1,05 dollar sous l’effet de rumeurs de démission de M. Strauss-Kahn. Mais elle s’est ensuite progressivement ressaisie dès la confirmation officielle de cette démission par le ministre français des Finances, mis en cause dans une affaire de corruption. Bien que le départ de M. Strauss-Kahn ait été une surprise, le sentiment a été que le marché doit évoluer plus en fonction des politiques monétaires et financières que des personnalités. C’est ainsi que l’effet de cette démission a été d’autant plus limité que l’euro continuait à être soutenu par la perspective de plus en plus probable d’une augmentation du loyer de l’argent par la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de la réunion demain de son conseil de gouverneurs. Ce sentiment a été renforcé par la publication hier de statistiques meilleures que prévu sur la progression de 0,7 % des prix à la production en Italie en septembre par rapport à août et de 0,8 % par rapport à la période correspondante en 1998. Cette statistique, qui est venue confirmer les pressions inflationnistes dans la zone euro, a laissé croire à un durcissement imminent de la politique monétaire de la BCE au lendemain de commentaires dans ce sens de son président, Wim Duisenberg, à un quotidien allemand. Mais l’euro n’a pas pour autant gagné beaucoup de terrain face à un billet vert soutenu par une nouvelle bonne performance de Wall Street où l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a dépassé hier pour la première fois le seuil psychologique des 3 000 points. Pour ce qui est des mouvements du yen, ils sont restés confinés dans une marge étroite face au dollar à la veille d’un jour férié au Japon et alors que des rumeurs selon lesquelles la taille du plan de relance japonais, qui doit être dévoilé ce mois-ci, serait moins importante que prévu, parcourent les marchés. La livre sterling a pour sa part profité de la publication d’une étude révélant une accélération de la hausse des prix de l’immobilier en Grande-Bretagne qui a atteint 10,8 % en glissement annuel au mois dernier, soit des niveaux jamais vus depuis le boom de l’été 1988. Toutes ces données ont donc alimenté les spéculations sur une hausse des taux d’intérêt demain en Europe à l’issue des deux réunions de la BCE et de la Banque d’Angleterre et empêché le dollar de reprendre son mouvement ascensionnel pour se négocier à New York, comme suit : – 1,0520 pour un euro contre 1,0505, la veille – 1,6465 pour un sterling contre 1,6425 – 1,8590 DM contre 1,8615 – 6,2350 FF contre 6,2435 – 1,5275 FS contre 1,5270 – 1 840,50 lires contre 1 843,00 – 104,15 yens contre 104,20. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est sévèrement ressentie hier de la baisse des actions A et B de Solidere de respectivement 6 5/8 et 6 3/4 à 6 1/2 dollars pour chacune des deux catégories ainsi que des actions C de la Byblos Bank de 2 3/16 à 2 1/8 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,51 % à 74,01 points, de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,11 % à 177,00 points. Toutefois, ce mouvement s’est produit hier dans un marché toujours étroit avec quelque 52 831 actions négociées d’une valeur globale de 142 400 dollars. Irrégularité de Wall Street Sur les autres grandes places internationales, Wall Street a évolué hier sous le signe de la Bourse électronique Nasdaq qui, en franchissant pour la première fois le seuil psychologique des 3 000 points, a donné le ton à la cote américaine grâce aux gains de Microsoft et Intel notamment, avant que les prises de bénéfices pèsent sur la tendance en fin de séance. Pourtant, les opérateurs boursiers ont été soulagés d’un côté par la publication de nouvelles statistiques, dont la hausse très modérée de 0,4 % des dépenses à la consommation des ménages américains en septembre contre 0,8 % en août excluant toute surchauffe économique, et d’un autre côté par le discours prononcé en début de soirée hier par le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, devant l’Association des banquiers américains qui ne faisait pas allusion à la politique monétaire de la Banque centrale. De plus, la cote a été très sensibilisée hier par la publication de l’enquête de l’Association de l’industrie des semi-conducteurs montrant une bonne progression des ventes mondiales en septembre. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, dont Microsoft et Intel, a opéré un bond de 10 603,71 points au plus bas à 10 751,88 points au plus haut, avant d’afficher en préclôture 10 655,55 points, réduisant ses gains à 7,04 points sur la veille, sous le poids de ventes bénéficiaires qui ont rendu le marché très irrégulier. Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé Les marchés européens ont terminé sur des notes divergentes mardi, les investisseurs faisant preuve d’hésitation avant la réunion des comités de politiques monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre de jeudi. Les marchés s’attendent à ce que les deux Banques centrales décident un tour de vis sur les taux d’intérêt, tout en tentant de rassembler des indices concernant l’orientation des taux d’intérêt américains avant la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale le 16 novembre. Le président de la Fed Alan Greenspan a déclaré mardi que l’effet de la hausse des prix des logements sur les dépenses de consommation était estimé plus important que celui de la hausse des cours de Bourse. Le patron de la Fed n’a toutefois pas donné son avis sur la croissance américaine ni sur les perspectives des taux d’intérêt. L’indice Dax a terminé en hausse de 0,4 % à Francfort, tandis qu’à Paris, l’indice CAC 40, en s’adjugeant 0,2 %, a terminé sur un nouveau record de clôture, malgré la démission du ministre de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Khan. À Madrid, l’Ibex a progressé de 1,09 %, tandis que le Bel 20 belge s’est adjugé 0,5 % à Bruxelles et que les valeurs suisses ont gagné 0,46 %. En revanch, l’indice FTSE 100 de Londres a cédé 0,5 % comme le Mibtel milanais, tandis que la Bourse d’Amsterdam était pratiquement inchangée (-0,04 %). L’indice Eurotop 300 paneuropéen a terminé sans grand changement (-0,05 %), tandis que l’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro engrangeait 0,24 %. Le britannique Marks & Spencer, qui a annoncé une chute de ses résultats au premier semestre de son exercice 1999/2000, après un médiocre début de saison automne-hiver, a terminé en hausse de 1,6 %. Le distributeur a annoncé qu’il allait lever 400 millions de livres via la vente ou la titrisation d’actifs immobiliers ne servant pas à son exploitation. À Paris, le fabricant de semi conducteurs STMicroelectronics a clôturé sur un gain de plus de 11 % après avoir annoncé une révision en hausse de 20 à 25 % du marché des semi-conducteurs. Les cimentiers Lafarge et Ciments français ont fortement progressé sur fond de concentration dans le secteur de la construction au Royaume-Uni. Lafarge a gagné 4+9 % et Ciments français 6,2 %. Tokyo : clôture en léger repli La Bourse de Tokyo a clôturé mardi en très légère baisse et l’indice Nikkei a terminé juste sous la barre psychologique des 18 000 points pour la deuxième journée consécutive. Des perspectives incertaines sur les mouvements des devises et les marchés américains ont incité les investisseurs à attendre à la veille d’un jour férié au Japon. La Bourse de Tokyo sera fermée mercredi. L’indice Nikkei 225 a terminé la séance en baisse de 4,96 points, soit 0,03 %, à 17 991,96. Le contrat à terme échéance décembre sur l’indice Nikkei a cependant fini en hausse de 60 points à 18 010. Les indices plus larges ont pour leur part terminé en hausse modérée et les gains ont surpassé les pertes par 627 contre 570 avec 137 titres inchangés. L’indice Topix, qui comprend toutes les valeurs de la première section, a clôturé sur une hausse de 8,32 points, soit 0,53 %, à 1 570,81. Le Nikkei 300 a progressé de 1,65 point, soit 0,55 %, à 30 271. Pour la deuxième journée consécutive, le Nikkei 225 a franchi la barre des 18 000 points en séance pour retomber en-dessous juste avant la clôture. L’indice a clôturé au-dessus des 18 000 pour la dernière fois le 12 octobre.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier au lendemain du chômage officiel de la Toussaint, dans un climat très calme et toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tout excès d’offres du dollar à 1 501,00 LL tout en le proposant à 1 514,00 LL, est parvenue donc à le maintenir de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais en raison de l’abondance relative de l’offre face à une demande très réticente, les établissements de crédit ont été amenés à vendre le billet vert à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint...