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Actualités - Chronologie

Les radicaux hindous mécontents de la visite du pape

La visite du pape Jean-Paul II en Inde a suscité de vives critiques de la part de groupes radicaux hindous qui ont mis dans l’embarras le Premier ministre nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee, membre comme eux de la «famille» hindoue. Le gouvernement indien a publiquement pris ses distances avec des accusations, quasi quotidiennes depuis plusieurs semaines, de groupes qui ont notamment exigé des excuses publiques du pape pour l’inquisition catholique en Inde et des conversions forcées présumées. New Delhi a promis de faire en sorte que cette visite se déroule «dans un climat favorable», en toute sécurité. Plusieurs responsables d’un parti radical ont été interpellés à New Delhi comme mesure «préventive». Jean-Paul II sera dans la capitale indienne de vendredi soir à lundi matin pour présenter les résultats d’un synode asiatique. Il y rencontrera aussi les dirigeants indiens, les évêques d’Asie et concélébrera une messe publique. Le gouvernement indien a cependant donné l’impression qu’il offrait des gages aux groupes hindous radicaux, qui sont liés au Parti indien du peuple (BJP) au pouvoir, refusant ainsi que le vice-président Krishan Kant soit l’invité d’honneur d’une réunion du pape avec les représentants des différentes religions comme l’avait demandé la conférence épiscopale. À la pointe de la campagne antipape figure le Forum mondial hindou (VHP) qui a organisé une marche de protestation entre l’ancienne enclave portugaise et catholique de Goa (ouest) et New Delhi. Un autre groupe, le Bajrang Dal, a critiqué le gouvernement pour avoir accordé une réception officielle à un leader religieux et a mis en garde contre une possible «agitation» s’il n’y avait pas des excuses papales. Ces organisations font partie du Sangh Parivar, la «famille» hindoue, que dirige le Corps national des volontaires (RSS), fer de lance du mouvement du renouveau hindou dont le BJP est la branche politique. Les principaux dirigeants du BJP, dont M. Vajpayee et le ministre de l’Intérieur L. K. Advani, sont membres du RSS. Le RSS, qui vise à établir un État hindou en Inde, a été mis en cause pour l’assassinat en 1948 du Mahatma Gandhi, «père» de l’indépendance indienne, et pour la destruction en 1992 d’une célèbre mosquée à Ayodhya (nord) dont la profanation avait entraîné des émeutes des hindous et des musulmans ayant fait plus de 2 000 morts. Le parti de M. Vajpayee, tout en affirmant que le pape était le bienvenu en Inde comme il l’avait été pour sa première visite dans ce pays, en 1986, s’est refusé à désavouer les accusations des groupes qui lui sont liés et a prôné un «débat national» sur les conversions.
La visite du pape Jean-Paul II en Inde a suscité de vives critiques de la part de groupes radicaux hindous qui ont mis dans l’embarras le Premier ministre nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee, membre comme eux de la «famille» hindoue. Le gouvernement indien a publiquement pris ses distances avec des accusations, quasi quotidiennes depuis plusieurs semaines, de groupes qui ont notamment exigé des excuses publiques du pape pour l’inquisition catholique en Inde et des conversions forcées présumées. New Delhi a promis de faire en sorte que cette visite se déroule «dans un climat favorable», en toute sécurité. Plusieurs responsables d’un parti radical ont été interpellés à New Delhi comme mesure «préventive». Jean-Paul II sera dans la capitale indienne de vendredi soir à lundi matin pour présenter les résultats...