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Actualités - Chronologie

Le ballet Béjart à Beyrouth : une féérie censurée(photo)

Trente ans après Baalbeck, Maurice Béjart a offert aux balletomanes libanais un spectacle féérique fascinant et solaire. L’oiseau de feu de Stravinsky, La route de la soie et le célèbre Boléro de Ravel ont investi les planches du Forum de Beyrouth jouant à guichets fermés malgré le passage de la censure qui a exigé des modifications dans les costumes des danseurs, pour Oum Kalsoum, considérés comme susceptibles de porter atteinte à la religion. Réaction immédiate de Béjart lui-même à partir de Lausanne. Le grand danseur et chorégraphe a exigé un changement immédiat du programme pour le second soir (hier) et le remplacement donc de l’œuvre d’Oum Kalsoum par l’Adagietto de Gustav Mahler. Lu devant près de 3 000 personnes, venues goûter à ce moment de bonheur, où le ballet moderne avait des allures d’un superbe conte oriental, le message de Béjart a fait exploser une salle qui, debout et pendant de longues minutes, a hué, sifflé et crié sa colère contre cette initiative de mauvais goût.
Trente ans après Baalbeck, Maurice Béjart a offert aux balletomanes libanais un spectacle féérique fascinant et solaire. L’oiseau de feu de Stravinsky, La route de la soie et le célèbre Boléro de Ravel ont investi les planches du Forum de Beyrouth jouant à guichets fermés malgré le passage de la censure qui a exigé des modifications dans les costumes des danseurs, pour Oum Kalsoum, considérés comme susceptibles de porter atteinte à la religion. Réaction immédiate de Béjart lui-même à partir de Lausanne. Le grand danseur et chorégraphe a exigé un changement immédiat du programme pour le second soir (hier) et le remplacement donc de l’œuvre d’Oum Kalsoum par l’Adagietto de Gustav Mahler. Lu devant près de 3 000 personnes, venues goûter à ce moment de bonheur, où le ballet moderne avait des allures...