Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pédiatrie Enfant turbulent ou enfant hyperactif ?

Face à un enfant remuant ou celui qui accumule accidents ou incidents divers, ne tient pas en place, il est important de faire la différence. Car si le premier relève de la pédagogie, le second est sujet de soins psycho-pédiatriques. L’hyperactivité se reconnaît grâce à trois caractéristiques: une impulsivité quasi incontournable, des troubles de l’attention qui perturbent sa scolarité, un besoin permanent et irrépressible de bouger. L’impulsivité entraîne de nombreux incidents dans la vie quotidienne, risquant d’avoir parfois des conséquences graves: accidents de la route, chutes, dégâts occasionnés à autrui, etc. En classe, combinée à la difficulté de concentration et d’attention, l’impulsivité perturbe l’apprentissage mais aussi l’ambiance générale de la classe. Et il en est de même à la maison où la conduite perpétuellement agitée de l’enfant électrise l’atmosphère. Le besoin permanent de mouvement épuise l’entourage mais non pas le sujet lui-même, qui finit par imposer un climat de tension particulièrement éprouvant pour tout le monde, sauf pour lui... D’après les psychiatres pour enfants, il s’agit d’une véritable maladie, dont les conséquences sont souvent lourdes. Le retentissement scolaire peut menacer tout l’avenir d’un enfant. Intelligent généralement, le petit hyperactif ne tarde pas à se retrouver en situation d’échec scolaire. Une grande proportion d’enfants hyperactifs (40%) souffrent de dyslexie et de dysorthographie (grande faiblesse en dictée) et par la suite de marginalisation, ce qui perturbe sérieusement la marche de leurs études. En famille, l’enfant ne peut jamais rester sans surveillance, mobilise toute l’attention, bouge tout le temps accumulant accidents et désastres, bref il transforme le foyer en enfer... Le rôle du terrain familial D’après les spécialistes, si jusqu’à présent l’origine précise de l’hyperactivité n’est pas connue on sait qu’il existe un terrain familial qui la favorise. Son diagnostic ne peut être effectué que par un spécialiste. Il repose sur l’examen clinique de l’enfant, complété par des tests qui permettent d’évaluer l’importance des troubles. Le traitement passe par un effort thérapeutique associé entre famille et milieu scolaire. Le médecin indique aux parents et aux enseignants de nouvelles attitudes de comportement face au petit hyperactif. La principale indication consiste à manifester à l’enfant un grand intérêt lorsqu’il est calme. Pour qu’il apprenne à se contrôler et à se comporter en conséquence dans le groupe, une psychothérapie adéquate devra être entreprise (durée approximative de 6 à 12 mois). Dans certains cas, des médicaments pourraient être d’une aide nécessaire au début de la psychothérapie ou dans les cas plus ou moins graves.
Face à un enfant remuant ou celui qui accumule accidents ou incidents divers, ne tient pas en place, il est important de faire la différence. Car si le premier relève de la pédagogie, le second est sujet de soins psycho-pédiatriques. L’hyperactivité se reconnaît grâce à trois caractéristiques: une impulsivité quasi incontournable, des troubles de l’attention qui perturbent sa scolarité, un besoin permanent et irrépressible de bouger. L’impulsivité entraîne de nombreux incidents dans la vie quotidienne, risquant d’avoir parfois des conséquences graves: accidents de la route, chutes, dégâts occasionnés à autrui, etc. En classe, combinée à la difficulté de concentration et d’attention, l’impulsivité perturbe l’apprentissage mais aussi l’ambiance générale de la classe. Et il en est de même à la...