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Actualités - Chronologie

Tranquillisants Les frontières à ne pas dépasser

Appartenant à la famille des médicaments psychotropes, les tranquillisants combattent l’anxiété. Au grand groupe des psychotropes appartiennent également les hypnotiques (somnifères) et les neuroleptiques réservés aux états délirants (schizophrénie), viennent ensuite les produits à effet stimulant l’activité psychique, les «antidépresseurs» qui agissent sur l’humeur, et les amphétamines. S’ajoutent aussi en dernier lieu les régulateurs de l’humeur, tel le lithium qui protège les sujets maniaco-dépressifs contre les rechutes. Ces médicaments agissent sur le cerveau en modifiant les messages reçus par cet organe-réseau constitué de neurones et de récepteurs transmettant en permanence des informations. Les psychotropes activent les fonctions (mémoire, raisonnement, humeur), stabilisent les émotions et régulent les pulsions. Si les effets secondaires de ces produits ne peuvent être ignorés ou minimisés, leurs avantages sont sensiblement supérieurs à leurs inconvénients. Les conséquences indésirables varient d’ailleurs d’une personne à l’autre. Elles peuvent être à l’origine d’assèchement buccal, de troubles digestifs, d’une prise de poids, parfois d’un retentissement négatif sur la sexualité. Mais ces conséquences sont, dans la majorité des cas, passagères. Une fois le médecin traitant informé, il prendra les mesures indiqués en changeant par exemple le produit ou la dose. Le traitement à base de tranquillisants constitue une thérapie adaptée au patient, à concevoir comme un traitement «sur mesure». Ce qui limite beaucoup les inconvénients et effets négatifs. D’où le grand danger de l’automédication. Un tranquillisant n’est pas une aspirine qu’on avale sans prescription et conseil médical sous prétexte qu’il a rectifié l’humeur d’une amie... Les limites et les risques Les tranquillisants, comme tous les psychotropes, permettent de soigner des troubles qui constituaient dans le passé des handicaps sérieux pour leur victime (dépression, anxiété, phobies). Mais leur effet est renforcé par les ressources internes du malade, son entourage, autant professionnel que familial, ses aptitudes, son niveau intellectuel. Il s’agit de médicaments «qui soignent» et non pas des pilules miracle, encore moins des comprimés du bonheur. Les peines et les difficultés du sujet ne seront pas gommées par eux et leur effet n’est pas celui d’un anesthésique. Il devient clair ainsi que leur indication ne s’adresse qu’aux personnes qui souffrent d’atteintes du psychisme. Leur utilisation sans contrôle médical n’est pas sans danger. Sans parler du risque de la dépendance, celui de rechute ou encore de l’aggravation du trouble après un arrêt brutal des prises. Une rupture, un deuil, une dispute familiale, un chagrin d’amour ne relèvent pas de ces médicaments. Et il en est de même pour le stress, professionnel ou autre. Régler ses problèmes en cherchant sa boîte à pilules, ou retrouver le sommeil sont des gestes non seulement inefficaces sur le fond du problème mais aussi lourds de conséquences pour la santé.
Appartenant à la famille des médicaments psychotropes, les tranquillisants combattent l’anxiété. Au grand groupe des psychotropes appartiennent également les hypnotiques (somnifères) et les neuroleptiques réservés aux états délirants (schizophrénie), viennent ensuite les produits à effet stimulant l’activité psychique, les «antidépresseurs» qui agissent sur l’humeur, et les amphétamines. S’ajoutent aussi en dernier lieu les régulateurs de l’humeur, tel le lithium qui protège les sujets maniaco-dépressifs contre les rechutes. Ces médicaments agissent sur le cerveau en modifiant les messages reçus par cet organe-réseau constitué de neurones et de récepteurs transmettant en permanence des informations. Les psychotropes activent les fonctions (mémoire, raisonnement, humeur), stabilisent les émotions et...