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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar recherché mais stable

Le billet vert est demeuré activement recherché hier encore à Beyrouth, certains non-résidents ayant estimé devoir transférer leurs bons du Trésor libanais échus en dollar, dans un marché manifestant encore quelque intérêt pour les placements en livres libanaises. Pourtant, l’action de la Banque du Liban (BDL), consistant à acheter et à vendre le dollar entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est venue le maintenir de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux mois. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert à des cours supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL mais bien en deçà du taux moyen indicatif fixé par celle-ci, soit entre 1 503,00 et 1 504,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque 14 millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques, dans un marché équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL. L’euro et le yen à peine soutenus face au dollar À l’étranger, le dollar ne s’est que légèrement replié face aux principales devises hier sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce d’une nouvelle baisse plus importante que prévu du chômage en Allemagne, d’un côté, et de l’adoption demain par le gouvernement japonais d’un nouveau collectif budgétaire de plus de 15 000 milliards de yens (quelque 143 milliards de dollars), d’un autre côté. Cela d’autant que l’évolution toujours irrégulière de Wall Street ne devait pas avoir beaucoup d’impact négatif sur l’orientation du billet vert. De fait, l’euro a eu du mal à répondre à des nouvelles positives. Il ne semble réagir qu’à des nouvelles négatives, indique-t-on dans les milieux cambistes hier, pour expliquer sa maigre reprise malgré les bons chiffres du chômage allemand. La monnaie unique européenne n’a repassé que très timidement le seuil de 1,04 dollar en dépit de la baisse du nombre des demandeurs d’emplois en Allemagne de 10,1 % en septembre à 9,9 % le mois dernier à 3 883 000 personnes. Le repli de la devise européenne depuis la semaine dernière s’explique par le fait qu’en relevant nettement d’un demi-point en pourcentage à 3,00 % , les taux d’intérêt dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a éloigné toute perspective de nouveau resserrement monétaire à court terme, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que l’euro devra s’apprécier franchement au-dessus de la barre de 1,05 dollar pour neutraliser le sentiment négatif actuel du marché à son égard. En effet, la reprise de l’euro a donc été très limitée hier en raison de la prudence des opérateurs à la veille de la publication aujourd’hui de données sur les prix à la production aux États-Unis pour le mois d’octobre. Les opérateurs vont être d’ores et déjà à l’affût de nouveaux indices sur l’évolution des taux d’intérêt américains, à une semaine de la réunion du 16 novembre du comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed) pour décider de l’orientation future de la politique monétaire américaine. Le sentiment actuel du marché est que la Fed relèvera les taux la semaine prochaine mais qu’elle maintiendrait ensuite sa politique du crédit inchangée jusqu’à l’année prochaine, ce qui limite les inquiétudes des investisseurs et explique en partie la succession de hausses à Wall Street. Le yen a de son côté bénéficié de spéculations sur la taille du prochain plan de relance gouvernemental, destiné à redresser l’économie japonaise, qui doit être annoncé demain. Quant à la livre sterling, elle n’a pour sa part pas réagi sensiblement au pré-budget 2000/2001 présenté hier dans l’après-midi par le chancelier de l’Échiquier britannique, Gordon Brown. Ce dernier a notamment, comme prévu, révisé à la hausse ses prévisions de croissance pour l’année en cours, l’évaluant à 1,75 % contre une fourchette de 1 à 1,50 % estimée précédemment. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar est finalement parvenu à limiter ses dégâts hier face à toutes les autres grandes monnaies, se négociant à New York , comme suit : – 1,0391 pour un euro contre 1,0385, la veille – 1,6225 pour un sterling contre 1,6190 – 1,8820 DM contre 1,8830 – 6,3125 FF contre 6,3160 – 1,5465 FS contre 1,5500 – 1863,40 lires contre 1864,30 – 104,82 yens contre 105,20. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la hausse de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a continué de trouver un grand appui dans la récente reprise des actions Solidere des deux catégories A et B de 6 1/4 à 6 1/2 dollars, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné hier 0,66 % à 74,01 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 177,00 points. Ce mouvement s’est produit dans des transactions modérément actives essentiellement axées sur Solidere, avec 36 626 actions négociées d’une valeur globale de 165 038 dollars. Accès de faiblesse de Wall Street Sur les autres grandes places financières internationales, des prises de bénéfices sur la Bourse électronique de New York (le Nasdaq), après sept records consécutifs de hausse, ont déclenché hier un renversement de tendance de Wall Street qui avait démarré la journée en hausse. Ce courant a été renforcé par la hausse du rendement moyen de l’émission du Trésor américain à 30 ans, qui évolue en sens inverse au prix, à 6,0690 % contre 6,0510 % la veille. Certes, les opérateurs se sont montrés très prudents avant la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la production et après-demain des ventes de détail aux États-Unis pour octobre. De plus le marché attendait également les résultats de l’adjudication de bons du Trésor américain à 5 et 10 ans qui a commencé hier, dans le cadre du programme de refinancement trimestriel du gouvernement américain, ainsi que la réunion mardi prochain du comité de l’open market de la Fed. Quoi qu’il en soit, les baisses l’ont emporté sur les hausses, notamment dans le secteur de la haute technologie et de l’Internet qui ont entraîné dans leur sillage les autres compartiments de la cote. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fléchir d’un plus haut à 10 765,65 points à un plus bas à 10 585,21 points, avant d’afficher en préclôture 10 640,56 points, en baisse de 78,29 points sur la veille. Réduction des gains des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont encore monté mardi mais un recul de Wall Street en matinée ayant jeté un froid, ils ont terminé en dessous des nouveaux records atteints en séance. L’indice paneuropéen STOXX 600 a inscrit des records absolus en séance avant d’afficher en clôture un gain de 0,53 %, à 325,90 points, juste en deçà de son record de clôture du 5 juillet, à 326,09. L’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro a quant à lui gagné 0,37 %, au record de 4 039,47 points. L’indice CAC, à Paris, a inscrit son huitième record de clôture consécutif, sans toutefois pouvoir se maintenir au-dessus des 5 000 points, terminant à 4 997,56 après un plus haut absolu en séance à 5 057,61. L’indice allemand DAX est quant à lui monté dans la journée à son plus haut de ces quinze derniers mois. La plus forte hausse, de 0,96 %, a été enregistrée à Londres, Milan gagnant 0,85 %, Francfort 0,83 % et Bruxelles 0,53 %, Paris ne conservant qu’une légère avance de 0,06 %. La Bourse helvétique a fini en repli de 0,08 %, Madrid reculant quant à elle de 0,74 %. Comme Wall Street, les marchés européens ont fortement monté depuis une semaine, et il était inévitable qu’ils reprennent leur souffle, ont observé des analystes. Tokyo : en légère hausse La bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,3 % mardi, en raison essentiellement d’une progression des valeurs de haute technologie qui ont bénéficié du record atteint la veille à New York par le Nasdaq, selon les opérateurs. L’indice Nikkei a progressé de 51,18 points à 18 292,16 points. L’indice général Topix a perdu 1,34 point, à 1 572,40. Le montant des transactions sur le principal compartiment du marché a porté sur 625 millions d’actions, contre 596,6 millions lundi. «Les investisseurs ont été haussiers dès le début de la séance, saluant ainsi le record à la hausse du Nasdaq et les gains de Wall Street hier», a estimé Tatsuo Kurokawa, analyste chez Nomura Securities. «Il ont été soulagés de constater la bonne tenue de New York car ils redoutaient une forte baisse à cause du cas Microsoft» a déclaré Kurokawa. Le Nikkei avait reculé lundi, les investisseurs s’inquiétant de la réaction de Wall Street après la décision de la justice américaine d’accuser de monopole le géant de l’informatique Microsoft. Mais ces craintes se sont révélées infondées, car le Dow Jones Industrial Average a progressé de 14,73 points à 10 718,85 et le Nasdaq a gagné 41,68 points à 3 143,97. Selon M. Kurokawa, les valeurs bancaires ont progressé lorsque Sumitomo Trust, Banking Co. et Daiwa Bank ont confirmé être en discussion pour créer une nouvelle banque. «Cette information a renforcé le sentiment haussier, les investisseurs espérant que ce mouvement allait accélérer la réorganisation du secteur bancaire», a-t-il dit. Toutefois, des prises de bénéfices en fin de séance ont limité la hausse. «Comme beaucoup d’investisseurs ont des doutes sur le futur de l’économie japonaise, les prix peuvent facilement baisser à la suite de prises de bénéfices», a déclaré Masatoshi Sato, courtier chez Kankaku Securities.
Le billet vert est demeuré activement recherché hier encore à Beyrouth, certains non-résidents ayant estimé devoir transférer leurs bons du Trésor libanais échus en dollar, dans un marché manifestant encore quelque intérêt pour les placements en livres libanaises. Pourtant, l’action de la Banque du Liban (BDL), consistant à acheter et à vendre le dollar entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est venue le maintenir de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà deux mois. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert à des cours supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL mais bien en deçà du taux moyen indicatif fixé par celle-ci, soit entre 1 503,00 et 1 504,00 LL, ont indiqué les...