L’adoption par les tanneries de techniques moins polluantes a fait l’objet d’une conférence donnée par les deux ingénieurs Edgard Chehab et Choucri Sayegh, de la société de consultants Envirotech, au siège du ministère de l’Environnement à Antélias. La conférence était basée sur une étude effectuée par Envirotech et financée par le ministère. Des représentants des tanneries étaient présents et ont pu profiter de l’exposé qui a porté sur les points suivants : la nécessité de regrouper les tanneries en une seule zone industrielle, ce qui faciliterait l’implantation de techniques modernes pour lutter contre la pollution produite par ces industries. La rentabilité économique et financière aussi bien qu’écologique n’a pas été perdue de vue. M.Chehab a commencé par constater, selon l’étude, que les tanneries sont polluantes, mais que le but est de leur donner les moyens de l’être moins. Il évoque en premier lieu la réutilisation de l’eau usée qui permet non seulement de produire moins de déchets dangereux (contenant surtout du chrome) mais d’économiser de l’eau dans un pays qui aurait bientôt un problème dans ce domaine. Il a précisé que les industriels payent 160 dollars par an pour un mètre cube d’eau par jour. D’autres possibilités d’amélioration relatives à de nouvelles techniques ont également été citées. Les modifications devraient se faire non seulement à l’intérieur de l’usine (changement d’habitudes et substitution de produits traitants) mais aussi à l’extérieur (création d’industries qui utilisent les déchets des tanneries comme matière première). Mais M.Chehab a également évoqué la nécessité d’une aide de l’État pour la relocation des tanneries et pour l’implantation de nouvelles méthodes inspirées de critères mis au point par le ministère de l’Environnement. Si elles sont incapables d’assister les tanneries financièrement, les autorités pourraient les exempter de taxes pour quelques années par exemple. Le Liban a environ 26 tanneries. Le chiffre d’affaires annuel de cette industrie est de 30 millions de dollars pour non moins de 7 000 peaux produites par jour. Les tanneries libanaises emploient presque toutes des procédés traditionnels. Mais leur activité incontrôlée produit une pollution considérable qui affecte la mer et les cours d’eau.
L’adoption par les tanneries de techniques moins polluantes a fait l’objet d’une conférence donnée par les deux ingénieurs Edgard Chehab et Choucri Sayegh, de la société de consultants Envirotech, au siège du ministère de l’Environnement à Antélias. La conférence était basée sur une étude effectuée par Envirotech et financée par le ministère. Des représentants des tanneries étaient présents et ont pu profiter de l’exposé qui a porté sur les points suivants : la nécessité de regrouper les tanneries en une seule zone industrielle, ce qui faciliterait l’implantation de techniques modernes pour lutter contre la pollution produite par ces industries. La rentabilité économique et financière aussi bien qu’écologique n’a pas été perdue de vue. M.Chehab a commencé par constater, selon l’étude,...
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