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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : stabilité de la livre

La livre libanaise s’est stabilisée encore hier à Beyrouth, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais compte tenu de l’abondance de l’offre du billet vert au point supérieur d’intervention de la BDL, les établissements de crédit ont continué de le négocier en dehors d’elle dans une marge comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque neuf millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché calme et équilibré de lui-même. Primakov et Rubin pèsent sur les marchés À l’étranger, le dollar a souffert hier sur les marchés des changes internationaux sous le coup de la démission du secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, mais son repli a été limité surtout face à l’euro, la monnaie européenne ayant pâti de son côté du limogeage du Premier ministre russe, Evgueni Primakov. Le président russe, Boris Eltsine, avait annoncé dans la matinée d’hier le limogeage de son Premier ministre Evgueni Primakov, pour le remplacer par une personnalité politique inconnue, Sergueï Stéphachine. Puis en fin d’après-midi les marchés apprenaient la démission de Robert Rubin et son remplacement par son adjoint Lawrence Summers. Le départ du Premier ministre russe a eu davantage d’impact négatif sur l’euro que n’en a eu la démission du secrétaire américain au Trésor sur le dollar. La perception générale est que M. Summers a été préparé depuis quelques temps à prendre la succession de M. Rubin et les marchés devraient se faire à l’idée qu’il s’agit simplement d’un passage du relais et que la même politique (d’un dollar fort) sera poursuivie, observe-t-on dans les milieux cambistes américains. Et d’ajouter que l’impact de ce changement sur le marché sera minime car les rumeurs de démission de M. Rubin parcouraient les marchés depuis un an et les opérateurs étaient préparés à cette nouvelle. En revanche, l’instabilité politique en Russie a été plus dommageable pour la confiance des investisseurs, estime-t-on dans ces mêmes milieux. Les opérateurs craignent en effet que ces nouveaux développements éloignent davantage la perspective d’un règlement politique du conflit au Kosovo. La livre sterling s’est pour sa part légèrement dépréciée face au dollar mais a regagné du terrain face à l’euro. La devise britannique n’a pas réagi sensiblement au rapport sur l’inflation de la Banque d’Angleterre publié hier qui ne réservait aucune surprise. Celle-ci s’est contentée de répéter l’avertissement qu’elle avait fait la semaine dernière contre une livre trop forte. Son rapport a par ailleurs pris acte des signes de reprise de l’économie britannique et estimé que la croissance devrait retrouver son rythme normal plus rapidement que prévu. C’est donc dans ce contexte que le dollar a dû évoluer hier, se négociant à New York sur un ton irrégulier, comme suit : – 1,0652 pour un euro contre 1,0715, la veille – 1,6172 pour un sterling contre 1,6235 – 1,8361 DM contre 1,8255 – 6,1566 FF contre 6,1235 – 1,5040 FS contre 1,5015 – 1 817,35 lires contre 1 808,30 – 120,85 yens contre 121,00. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la hausse de la Banque Byblos Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a fonctionné encore hier au gré de la légère hausse des actions de la Banque Byblos dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné 0,07 % à 76,11 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui ont augmenté de 0,11 % à 183,49 points. Pour ce qui est de l’activité de la cote, elle est demeurée généralement faible, se concentrant essentiellement sur les actions Solidere de la catégorie A. On a compté au total hier 51 520 actions d’une valeur globale de 301 559 dollars, dont 27 650 actions de Solidere A d’une valeur de 190 094 dollars. Les Bourses à l’heure du limogeage de Primakov et de la démission de Rubin Wall Street et les autres Bourses européennes ont subi un accès de faiblesse, hier, immédiatement après l’annonce de la démission du secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, dont le remplacement par son adjoint Lawrence Summers a aussitôt rassuré les investisseurs. Le Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui avait perdu 213 points (1,93 %), peu après l’annonce de la démission de Rubin, s’est par la suite stabilisé après la suspension des transactions pour quelques temps, afin de contenir les opérations informatiques. De fait, le marché a été pris à contre-pied par l’annonce de la démission de Robert Rubin, qui devait être officiellement annoncée dans l’après-midi par le président Bill Clinton avec effet le 4 juillet. Mais les intervenants savaient depuis longtemps qu’il désirait se retirer de la vie publique. Toutefois, son remplacement par Lawrence Summers, actuel secrétaire adjoint au Trésor américain, est venu rassurer le marché dans la mesure où celui-ci est considéré comme «alter ego» de Robert Rubin. Les deux hommes ont été très proches pendant près de quatre ans et il est très improbable que la démission conduise à un changement de politique important, observe-t-on dans les salles du marché où on s’accorde à dire que la continuité devrait être assurée. En effet, après l’annonce de cette démission, le Dow Jones a chuté pour atteindre un plus bas à 10 812,81 points, puis il est revenu sur ses précédents niveaux autour de 11 032,73 points, avant d’afficher en préclôture 11 013,26 points, en léger repli de 12,42 points sur la veille. Mais il n’en demeure pas moins que cette démission pourrait être utilisée ces prochains jours comme un prétexte pour liquider, surtout dans un contexte de taux d’intérêt à leur plus haut niveau depuis un an sur le marché obligataire américain. Les investisseurs devraient reporter leur attention aussi sur les bénéfices des entreprises et les rendements à taux fixe pour effectuer leurs transactions boursières, phénomène qui pourrait être plus déterminant de la tendance d’ici la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale, mardi prochain, indique-t-on dans les milieux professionnels. Paris : grande volatilité Sujette à une grande volatilité, la Bourse de Paris a connu mercredi des écarts de cours importants, provoqués par des événements politiques : limogeage du Premier ministre russe, Evguéni Primakov, mais surtout démission du secrétaire au Trésor américain, Robert Rubin. En baisse de 0,43 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 perdait par la suite plus de 1 % avant d’effectuer un net redressement peu avant l’ouverture de Wall Street avec un gain de l’ordre de 0,50 %. Mais ces gains furent annulés peu après l’ouverture du marché américain, le CAC 40 cédant près de 1,50 %. À la clôture, il effectuait un nouveau redressement et affichait un gain de 0,11 % à 4 354,79 points. L’indice Euro Stoxx 50 a fini sur une perte de 0,70 %. Londres : clôture en baisse La Bourse de Londres a clôturé mercredi en baisse, sous l’effet d’un recul des valeurs pétrolières et après avoir accusé le coup de l’annonce de la démission du secrétaire américain au Trésor Robert Rubin. À la clôture du marché, l’indice Footsie des cent principales valeurs perdait 35,2 points à 6 343,1 points, soit un recul de 0,55 % par rapport à la veille. Francfort : trou d’air politique La Bourse de Francfort a chuté de 0,91 % mercredi, les investisseurs accusant le coup de la nouvelle tempête politique russe et du changement de secrétaire américian au Trésor. L’indice X-DAX a fini à 5 249,24 points sur le marché électronique XETRA, qui draîne 85 % environ des ordres boursiers de la place allemande. Le DAX 30, indice du marché à la criée, a perdu seulement 0,02 % à 5 248,02 points, au terme d’une séance turbulente, mais dans des volumes maigres. Tokyo : en forte hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 1,2 % mercredi, l’indice Nikkei gagnant 204,18 points à 16 947,36 points, suite à la reprise de Wall Street où les valeurs vedettes exportatrices et les titres de la haute technologie ont montré la voie, ont indiqué les opérateurs. L’indice Nikkei avait terminé en baisse de 233,83 points lors de la précédente séance. L’indice élargi Topix a, lui, gagné 5,33 points à 1 361,15.
La livre libanaise s’est stabilisée encore hier à Beyrouth, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais compte tenu de l’abondance de l’offre du billet vert au point supérieur d’intervention de la BDL, les établissements de crédit ont continué de le négocier en dehors d’elle dans une marge comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque neuf millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché calme et équilibré de lui-même. ...