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Actualités - Chronologie

SOS du HCR face à la tragédie européenne des réfugiés (photo)

Le haut-commissariat pour les réfugiés, confronté à une «tragédie européenne» dans les Balkans, a lancé mardi à Genève un SOS aux pays européens, estimant compromise son aide à 750 000 réfugiés du Kosovo en l’absence de nouveaux efforts financiers. Le haut-commissaire de l’Onu Sadako Ogata a averti que le manque de financement des opérations du HCR en faveur des Kosovars réfugiés dans des pays limitrophes «pourrait compromettre sérieusement» ses opérations en Albanie, en Macédoine ainsi qu’au Monténégro. Elle a demandé que les pays donateurs «aident à affronter cette urgence». «Je m’adresse tout particulièrement aux pays européens et à la Commission européenne, car nous nous trouvons devant une tragédie européenne et l’Europe doit porter une large part de la charge», a-t-elle estimé. Quelque 423 000 réfugiés se trouvent aujourd’hui en Albanie, 241 000 dans l’ex-République yougoslave de Macédoine, 63 000 au Monténégro et 18 000 en Bosnie-Herzégovine. «Jour après jour, nous voyons des milliers de réfugiés arriver dans un état déplorable et nous sommes témoins d’un des grands flux de réfugiés de ce siècle en Europe. Il va falloir éviter les maladies dans les camps surpeuplés aux installations sanitaires rudimentaires et au ramassage d’ordures insuffisant», a estimé Mme Ogata. Le HCR qui avait demandé 143 millions de dollars pour financer jusqu’à l’été ses programmes d’urgence en faveur des réfugiés du Kosovo n’a recueilli à ce jour que 77 millions. 23 millions proviennent du Japon, pays traditionnellement grand pourvoyeur du HCR dont le numéro un est japonais. Les États-Unis ont versé 8,5 millions et promis 12,5 millions supplémentaires. Les pays de l’Union européenne – engagés souvent bilatéralement – ont moins bien contribué à l’appel d’urgence pour le Kosovo : les Pays-Bas ont donné comme le Danemark 3,4 millions de dollars, la Finlande 1,7 million, l’Allemagne 1,5 million et l’Espagne 1,4 million. La France et la Grande-Bretagne ont contribué chacune pour quelque 800 000 dollars, Paris ayant annoncé son intention de rajouter 1,2 million, selon un responsable du HCR. Michel Gabaudan, responsable des relations avec les donateurs au HCR, a estimé que la situation est tout à fait particulière sur ce théâtre d’opération «où de nombreux acteurs sont engagés» et où «tout va plus vite en raison d’un afflux de réfugiés plus massif qu’initialement prévu». «Il a fallu se déployer dans un temps très court et le rythme d’achats a été plus rapide que lors du conflit en Bosnie ou des troubles dans la région des Grands Lacs en Afrique», a-t-il commenté. Depuis avril, 307 employés du HCR se trouvent dans la région dont 126 expatriés. La crise s’est développée de manière plus explosive que lors des autres conflits et tout le monde a été surpris, même les pays de l’Otan, a-t-il expliqué. «Le HCR a fait beaucoup, mais cela a été complètement obscurci par la présence massive des aides bilatérales. Cela peut expliquer un peu les problèmes de financement que nous avons actuellement du côté européen», a-t-il avancé. «On a peut-être raté le coche dans la bagarre de l’information au début de l’exode, on a été peu “lisible” et on aurait dû parler davantage au nom des réfugiés au lieu de seulement se préoccuper de comment se déployer», a-t-il poursuivi. Cela étant, les contributions bilatérales ont été massives et ont pu permettre de sauver des vies même si d’aucuns avaient à cœur de hisser le drapeau national, a-t-il ajouté en substance.
Le haut-commissariat pour les réfugiés, confronté à une «tragédie européenne» dans les Balkans, a lancé mardi à Genève un SOS aux pays européens, estimant compromise son aide à 750 000 réfugiés du Kosovo en l’absence de nouveaux efforts financiers. Le haut-commissaire de l’Onu Sadako Ogata a averti que le manque de financement des opérations du HCR en faveur des Kosovars réfugiés dans des pays limitrophes «pourrait compromettre sérieusement» ses opérations en Albanie, en Macédoine ainsi qu’au Monténégro. Elle a demandé que les pays donateurs «aident à affronter cette urgence». «Je m’adresse tout particulièrement aux pays européens et à la Commission européenne, car nous nous trouvons devant une tragédie européenne et l’Europe doit porter une large part de la charge», a-t-elle estimé....