Le dollar est resté généralement offert à Beyrouth à des cours légèrement inférieurs au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), maintenu en l’état comme le bas de cette fourchette, soit entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, pour clôturer sans aucun changement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL En effet, les établissements de crédit ont continué de négocier le billet vert dans une marge très étroite entre 1 513,25 et 1 513,75 LL, après un départ entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, dans un marché toujours calme et équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente. Hausse généralisée du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est apprécié face aux principales devises hier sur les marchés des changes internationaux, soutenu par de bons chiffres sur la productivité aux États-Unis, alors que l’euro pâtissait de la poursuite des bombardements de l’Otan au Kosovo. La monnaie européenne, qui avait bénéficié d’un certain regain d’optimisme la veille après l’annonce par Belgrade d’un retrait partiel de l’armée yougoslave et de la police serbe du Kosovo, devait souffrir hier du refus des pays de l’Otan d’accorder le moindre crédit à cette mesure en exigeant un retrait total de cette région. Cela d’autant que la poursuite des frappes aériennes contre la Yougoslavie ne tardait pas à saper les maigres espoirs du marché dans un règlement politique de la crise des Balkans. De plus, l’euro s’est ressenti des mêmes fondamentaux moroses des économies européennes qui contrastent avec la vigueur de l’économie aux États-Unis. A cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce hier d’une hausse plus forte que prévu de 4,00 % de la productivité américaine au premier trimestre contre 4,23 % au quatrième trimestre 1998, alors qu’on tablait sur une hausse ne dépassant pas 2,5 %. Ces chiffres ont agi à l’actif du dollar dans la mesure où ils pourraient justifier un certain durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) à l’issue de la réunion, mardi prochain, du comité de l’open market. Le billet vert est resté ainsi soutenu non seulement face à l’euro, mais vis-à-vis du yen qui a souffert d’un repli de 1,4 % hier de la Bourse de Tokyo. Il en est de même du sterling qui a aussi perdu du terrain face au dollar, pâtissant de l’enquête moins bonne que prévu de l’organisation des commerçants britanniques, le British Retail Consortium, sur les ventes de détail qui a ravivé les spéculations sur une prochaine baisse des taux d’intérêt au Royaume-Uni. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à la hausse à New York face aux autres grandes monnaies comme suit : – 1,0713 pour un euro contre 1,0785, la veille – 1,6235 pour un sterling contre 1,6255 – 1,8255 DM contre 1,8140 – 6,1225 FF contre 6,0825 – 1,5015 FS contre 1,4900 – 1807,35 lires contre 1795,35 – 120,95 yens contre 120,50. Bourse de Beyrouth : légèrement soutenue par la Byblos Bank Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été légèrement soutenue hier par la hausse des actions C de la Byblos Bank de 2 3/8 à 2 7/16 dollars, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,07 % à 76,06 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,11 % à 183,29 points. Pourtant, ce mouvement s’est produit encore une fois dans un marché étriqué avec quelque 30 865 actions d’une valeur globale de 263 056 dollars, dont 22 308 actions A de Solidere d’une valeur de 153 368 dollars. Wall Street : consolidation Sur les autres places, Wall Street a été soutenue hier par l’augmentation de 4,00 % de la productivité aux États-Unis au 1er trimestre 1999, nettement supérieure aux prévisions des analystes qui tablaient sur une hausse de 2,5 %. Il y a quelques jours, le président de la Fed, Alan Greenspan, avait déclaré : «Nous faisons l’expérience de changements structurels, au cœur desquels se trouvent les technologies de l’information qui expliquent l’accélération de la hausse de la productivité et la réduction des coûts du travail». Il a rappelé toutefois qu’en cas de ralentissement de cette productivité, «des tensions inflationnistes pourraient ressurgir». En effet, cette statistique est venue soutenir par moments aussi bien les valeurs de la haute technologie que les cycliques. Cela d’autant que Compaq avait annoncé qu’elle allait réduire de 70 % le nombre de distributeurs américains pour les serveurs et ordinateurs pour entreprises configurés pour les besoins des clients, pour mieux gérer ses inventaires et réduire les frais de transport. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus haut à 11 102,32 points et un plus bas à 10 970,59 points, avant d’afficher en préclôture 11 004,38 points, en léger repli de 2,87 points sur la veille. Irrégularité des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont fait preuve d’irrégularité en Europe, toute l’attention des investisseurs se portant sur les résultats de sociétés faute d’indications sur l’évolution future des taux d’intérêt. En clôture, l’indice européen STOXX 50 a progressé de 0,44 % à 3 664,70, tandis que l’Eurotop 100 cédait 0,18 %. La Bourse de Bruxelles a gagné 0,88 %, Francfort 0,69 %, Londres 0,46 % et Madrid 0,15 %, tandis que Paris est pratiquement inchangée (+0,07 %) et que Zurich a perdu 0,39 %, Amsterdam 0,54 % et Milan 0,57 %. Les gains les plus sensibles sont enregistrés par les valeurs à forte croissance des télécoms et des hautes technologies. Les plus lourdes pertes se rencontrent à la chimie, avec notamment un recul de 1,20 euro de Henkel, à 72,50 euros, le groupe allemand ayant annoncé une baisse de 9 % de son bénéfice trimestriel. Les investisseurs surveillent avec une certaine inquiétude l’évolution des marchés obligataires, craignant qu’une hausse éventuelle des rendements ne vienne peser sur les cours des actions. «Les rendements obligataires sont l’élément le plus déterminant pour l’orientation de ces marchés, constate Joe Hall, de la Deutsche Bank à Londres. Il n’est pas possible que les marchés d’actions tablent sur une forte reprise et une rapide croissance économique sans que les marchés obligataires commencent à s’attendre à un peu plus d’inflation». Hoechst et Rhône-Poulenc dans l’expectative Après une baisse du même ordre aux États-Unis, les rendements des emprunts d’État allemands ont reculé de quelque quatre points de base par rapport à lundi soir, aux alentours de 4,03 %. Il est probable que les investisseurs se montreront de plus en plus sensibles à l’évolution des taux d’intérêt à l’approche de la réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine mardi prochain. Le britannique BOC va à contre-courant des autres chimiques, avec une hausse de 7,13 % à 1 096 3/4 pence, des sources du secteur ayant fait état de l’ouverture de négociations en vue d’une fusion avec l’américain Praxair. Le groupe allemand diversifié Veba a monté de plus de 3 %, au plus haut depuis 10 mois, après l’annonce d’une envolée de 247 % de son bénéfice net au premier trimestre. La hausse du compartiment des télécommunications a été menée par British Telecommunications (BT) qui gagne 2,73 % après que Merrill Lynch eut relevé sa recommandation sur le titre d’acheter à accumuler. Hoechst et Rhône-Poulenc doivent informer la presse dans l’après-midi sur leur projet de fusion. Hoechst gagne 0,85 euro, à 42,90, mais Rhône-Poulenc se replie de 1,12 %, à 45,19. Selon la presse, Hoechst détiendrait 53 % d’Aventis, le groupe qui résultera de cette fusion. À Vienne, Bank Austria a chuté de plus de 5 % après la publication de résultats trimestriels décevants. Tokyo : en forte baisse La Bourse de Tokyo, influencée par le recul de Wall Street qui a suscité des prises de bénéfices, a terminé la séance de mardi en baisse de 1,4 %, en l’absence de nouveaux facteurs incitant aux achats, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a perdu 233,83 points, pour revenir à 16 743,18 pts. L’indice élargi Topix a cédé 18,04 points à 1 335,82. Le volume des transactions est resté stable avec 727 millions de titres négociés contre 719,9 millions la veille.
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