Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui brigue un second mandat de quatre ans lors des élections du 17 mai, est au pouvoir depuis trois ans, un mandat qui a bouleversé les donnes au P-O. Voici les principales dates de son gouvernement : – 1996, 29 mai : Benjamin Netanyahu, chef de file de la droite nationaliste, devient le premier chef de gouvernement israélien élu au suffrage universel en battant, de justesse, le Premier ministre travailliste sortant, Shimon Pérès. – 2 août : Netanyahu annule le gel partiel de la colonisation juive des territoires, qui avait été décidé en 1992 par ses prédécesseurs travaillistes. – 4 septembre : première entrevue avec le président palestinien Yasser Arafat. – 24 septembre : l’ouverture, décidée par Netanyahu, d’un tunnel archéologique près de l’Esplanade des mosquées de Jérusalem provoque trois jours d’affrontements israélo-palestiniens dans les territoires occupés. Bilan : plus de 80 tués, en majorité des civils palestiniens. – 1 et 2 octobre : sommet avec Arafat organisé par Bill Clinton à la Maison-Blanche. Netanyahu refuse de fermer le «tunnel de la discorde». – 1997, 12 janvier : démission du nouveau conseiller juridique du gouvernement, Roni Bar-On, un obscur avocat lié au Likoud dont la nomination deux jours plus tôt avait suscité une levée de boucliers. – 15 janvier : Netanyahu et Arafat concluent un accord sur un retrait israélien des 4/5e d’Hébron, effectif dès le lendemain. C’est le premier accord signé entre la droite nationaliste israélienne et l’OLP. – 18 mars : Netanyahu ordonne la mise en chantier de la colonie juive de Har Homa, sur la colline d’Abou Ghneim à Jérusalem-est. L’Autorité palestinienne proteste en gelant ses contacts au plus haut niveau avec Israël. – 16 avril : la police israélienne réclame des poursuites judiciaires contre Netanyahu pour fraude et abus de confiance dans le scandale politico-judiciaire déclenché par la nomination de Me Bar-On. Le 20, le dossier Bar-On est classé «faute de preuves». – 30 juillet : après un grave attentat à Jérusalem-Ouest (17 morts dont les deux kamikazes du Hamas), Israël suspend les négociations avec les Palestiniens. Le 4 septembre, un nouvel attentat à la bombe à Jérusalem-Ouest fait 5 tués israéliens. – 25 septembre : échec d’une tentative israélienne d’assassinat à Amman de Khaled Meshaal, chef du bureau politique du Hamas. Les deux auteurs de l’attentat, détenteurs de faux passeports canadiens, se révèleront être des agents du Mossad. Pour apaiser la Jordanie, Netanyahu relâche le guide du Hamas, cheikh Ahmed Yassine. – 23 novembre : Avigdor Lieberman, directeur de cabinet de Netanyahu, démissionne en raison des remous au sein du Likoud, où le Premier ministre est accusé de méthodes autocratiques. – 1998, 4 janvier : démission du ministre des Affaires étrangères David Lévy pour protester contre la faiblesse du volet social dans le projet de budget 1998 et le blocage du processus de paix. – 24 août : Netanyahu annonce qu’il accepte, à certaines conditions, le principe d’un retrait militaire israélien de 13 % de la Cisjordanie, proposé depuis plusieurs mois par les États-Unis. – 9 octobre : le «faucon» Ariel Sharon est nommé ministre des Affaires étrangères. – 23 octobre : après huit jours de négociations à Wye Plantation (États-Unis), Netanyahu et Arafat signent à la Maison-Blanche un accord stipulant un retrait israélien, en trois phases, de 13 % de la Cisjordanie. – 12 novembre : le gouvernement lance des adjudications pour la construction de la colonie de Har Homa. – 16 décembre : après avoir mené la première phase de l’accord de Wye Plantation, Netanyahu décide de surseoir aux deux autres retraits en Cisjordanie, en accusant les Palestiniens de ne pas respecter leurs engagements sécuritaires. – 21 décembre : Netanyahu appelle à des élections générales anticipées en Israël. Les élections, qui auraient dû avoir lieu en octobre 2000, sont avancées à mai 1999. – 1999, 26 janvier : Netanyahu nomme Moshé Arens ministre de la Défense en remplacement de Yitzhak Mordehaï, limogé trois jours plus tôt. Mordehaï prend la tête d’un nouveau parti centriste. – 15 avril : Arieh Déri, l’un des principaux alliés politiques de Benjamin Netanyahu, est condamné à 4 ans de prison ferme pour corruption, fraude et abus de confiance. Déri fait appel du jugement. – 22 avril : Netanyahu réclame la fermeture de trois bureaux palestiniens dans la Maison d’Orient à Jérusalem. – 4 mai : Netanyahu se félicite du report par les Palestiniens de la proclamation de leur indépendance. Il estime que c’est grâce à son intransigeance que les Palestiniens ont renoncé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui brigue un second mandat de quatre ans lors des élections du 17 mai, est au pouvoir depuis trois ans, un mandat qui a bouleversé les donnes au P-O. Voici les principales dates de son gouvernement : – 1996, 29 mai : Benjamin Netanyahu, chef de file de la droite nationaliste, devient le premier chef de gouvernement israélien élu au suffrage universel en battant, de justesse, le Premier ministre travailliste sortant, Shimon Pérès. – 2 août : Netanyahu annule le gel partiel de la colonisation juive des territoires, qui avait été décidé en 1992 par ses prédécesseurs travaillistes. – 4 septembre : première entrevue avec le président palestinien Yasser Arafat. – 24 septembre : l’ouverture, décidée par Netanyahu, d’un tunnel archéologique près de l’Esplanade...