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Actualités - Chronologie

La Haye examine la plainte de Belgrade en procédure accélérée

La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a entrepris d’examiner lundi en session d’urgence la plainte déposée par la Yougoslavie qui tente d’obtenir l’arrêt de la campagne aérienne alliée. «Les bombardements contre la Yougoslavie ne sont pas simplement illégaux; ils constituent une violation des droits de l’homme et un acte de génocide», a déclaré à la Cour Rodoljub Etinski, représentant de la Yougoslavie. Au siège de l’Otan, à Bruxelles, le porte-parole de l’Alliance, Jamie Shea, a ironisé sur cette plainte, la comparant à la demande de dommages et intérêts de Saddam Hussein après la guerre du Golfe. «Il est révélateur que le plus grand violateur des droits de l’homme que l’Europe ait connu depuis un demi-siècle, celui qui a expulsé 1,5 million de Kosovars de leurs foyers, puisse croire que ce sont ses droits qui sont bafoués», a-t-il déclaré. Affaiblies par plus de six semaines de frappes mais toujours aussi sûres de leur bon droit, les autorités yougoslaves ont déposé une plainte contre 10 des 19 membres de l’Alliance : les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique, le Canada, l’Espagne et le Portugal. Selon le mémorandum déposé par Belgrade, les bombardements, qui en étaient lundi à leur 48e jour, sont autant de violations du droit international, qui interdit le recours à la force contre un autre État aux termes de la Convention de Genève de 1949. Dans un communiqué, la CIJ explique que la Yougoslavie lui demande de déclarer que les 10 États sont «contraints d’arrêter immédiatement» les bombardements et de verser des compensations pour les dommages causés.
La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a entrepris d’examiner lundi en session d’urgence la plainte déposée par la Yougoslavie qui tente d’obtenir l’arrêt de la campagne aérienne alliée. «Les bombardements contre la Yougoslavie ne sont pas simplement illégaux; ils constituent une violation des droits de l’homme et un acte de génocide», a déclaré à la Cour Rodoljub Etinski, représentant de la Yougoslavie. Au siège de l’Otan, à Bruxelles, le porte-parole de l’Alliance, Jamie Shea, a ironisé sur cette plainte, la comparant à la demande de dommages et intérêts de Saddam Hussein après la guerre du Golfe. «Il est révélateur que le plus grand violateur des droits de l’homme que l’Europe ait connu depuis un demi-siècle, celui qui a expulsé 1,5 million de Kosovars de leurs foyers, puisse...