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Actualités - Chronologie

Chine La police évacue de force des adeptes de la Falungong

La police chinoise a évacué sans ménagement plusieurs dizaines de membres de la Falungong, mouvement spirituel interdit par les autorités, qui s’étaient rassemblés hier sur la place Tiananmen, dans le centre de Pékin. L’organisation, interdite en juillet dernier, a officiellement été déclarée secte jeudi par les autorités chinoises. «Elle envoûte, lave les cerveaux et fait du chantage», dénonçait jeudi l’organe du Parti communiste chinois, le Quotidien du Peuple. Depuis le début de la semaine, des adeptes de la Falungong manifestent quotidiennement place Tiananmen. Hier, le rassemblement a pris un tour plus audacieux, certains membres s’accrochant par deux à la base du mât où sont levées chaque matin les couleurs de la République populaire de Chine. Ils ont été évacués de force par des policiers en civil, frappés et parfois traînés par les cheveux vers des camionnettes en stationnement à proximité. Plusieurs adeptes avaient le visage en sang. «Nous sommes de bonnes personnes. Est-ce un crime ?», a interrogé une femme âgée avant de monter dans un des véhicules de police. La Falungong, dont le fondateur Li Hongzhi vit aux États-Unis, prône un enseignement à base de bouddhisme, de taoïsme, de méditation et de gymnastique traditionnelle chinoise. Ses membres nient appartenir à une secte et assurent qu’ils ne constituent pas une menace à l’encontre du pouvoir communiste. «Nous n’avons pas de slogans, nous n’avons pas de bannières, vous pouvez voir que nous ne sommes pas une organisation politique», a déclaré l’un d’eux. À Hong Kong, une soixantaine d’adeptes, qui ont remis une pétition au siège de l’Exécutif hongkongais, ont demandé hier aux autorités chinoises de mettre fin à leur campagne de répression. «Apprendre qu’on nous définissait comme une secte hérétique nous a bouleversés», a déclaré Hui Yee-han, leur porte-parole. «Nous voulons dire simplement que nous ne nous intéressons pas à la politique. Nous sommes juste des individus ordinaires qui tentons de devenir meilleurs». Pékin dément toute persécution contre les membres de la Falungong, mais explique que le mouvement doit être réprimé. «Faire preuve de clémence ou de tolérance à l’égard d’une secte revient à bafouer les droits des citoyens», a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
La police chinoise a évacué sans ménagement plusieurs dizaines de membres de la Falungong, mouvement spirituel interdit par les autorités, qui s’étaient rassemblés hier sur la place Tiananmen, dans le centre de Pékin. L’organisation, interdite en juillet dernier, a officiellement été déclarée secte jeudi par les autorités chinoises. «Elle envoûte, lave les cerveaux et fait du chantage», dénonçait jeudi l’organe du Parti communiste chinois, le Quotidien du Peuple. Depuis le début de la semaine, des adeptes de la Falungong manifestent quotidiennement place Tiananmen. Hier, le rassemblement a pris un tour plus audacieux, certains membres s’accrochant par deux à la base du mât où sont levées chaque matin les couleurs de la République populaire de Chine. Ils ont été évacués de force par des policiers en...