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Actualités - Chronologie

Une visite sous haute surveillance

Paris a pris un luxe de précautions policières pour éviter des incidents autour de la visite de Mohammad Khatami, la première d’un président iranien depuis la Révolution islamique de 1979. Hier matin, à l’Unesco où Mohammad Khatami s’est finalement rendu, au moins 200 policiers des renseignements généraux ont été mobilisés autour et dans les locaux de l’agence onusienne, a rapporté une source autorisée au ministère de l’Intérieur. Un photographe a relevé que certains étaient armés, malgré leur présence dans une enceinte bénéficiant du statut diplomatique. Outre les forces de maintien de l’ordre en uniforme, les fonctionnaires des renseignements généraux, notamment ceux de la préfecture de police, ont été lourdement mis à contribution. Malgré le dispositif policier, les opposants iraniens, visiblement très bien organisés, ont réussi à multiplier les incidents tout au long de la visite. À plusieurs reprises, des œufs et des boulettes de peinture ont été lancés sur le cortège et la voiture du président iranien. En fin de matinée, vendredi, des manifestants ont réussi à déployer du sommet de l’Arc de Triomphe une banderole portant le slogan «À bas Khatami», avant que la police n’intervienne. Ces manifestations se sont soldées par plusieurs dizaines d’interpellations, qui devraient être sans conséquence judiciaire.
Paris a pris un luxe de précautions policières pour éviter des incidents autour de la visite de Mohammad Khatami, la première d’un président iranien depuis la Révolution islamique de 1979. Hier matin, à l’Unesco où Mohammad Khatami s’est finalement rendu, au moins 200 policiers des renseignements généraux ont été mobilisés autour et dans les locaux de l’agence onusienne, a rapporté une source autorisée au ministère de l’Intérieur. Un photographe a relevé que certains étaient armés, malgré leur présence dans une enceinte bénéficiant du statut diplomatique. Outre les forces de maintien de l’ordre en uniforme, les fonctionnaires des renseignements généraux, notamment ceux de la préfecture de police, ont été lourdement mis à contribution. Malgré le dispositif policier, les opposants iraniens,...