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Actualités - Chronologie

Les plus précieux des ornements Le fabuleux commerce des diamants (photos)

Ils sont beaux, ils sont éternels gages d’amour et de fidélité mais aussi enjeux économiques et politiques puissants. Les diamants, au propre comme au figuré, ont plusieurs facettes... L’histoire moderne du diamant tient en trois noms: Kimberley, la ville sud-africaine où tout a commencé, dans la seconde partie du XIXe siècle, De Beers, la première entreprise mondiale productrice de diamants, et Oppenheimer, la dynastie fondée sur les gemmes (et sur l’or). L’épopée commence vers la fin du XIXe siècle (1870) avec l’arrivée à Durban (Afrique du Sud) d’un jeune homme de dix-sept ans, Cecil Rhodes. Fils de pasteur atteint d’une maladie des poumons, il suit une prescription médicale lui conseillant un changement de climat. Esprit aventureux et vif, il quitte au bout d’un an Durban, la ville portuaire, pour s’enfoncer à l’intérieur du pays. Ses pas l’emmènent à Kimberley où, trois ans plus tôt, avait été découvert le premier diamant sud-africain. Pris dans le délire diamantifère qui enfièvre le pays, il se lance dans l’industrie de l’extraction de la précieuse gemme. Le hasard veut que les frères De Beers soient contraints à ce moment de vendre leur ferme, envahie par les chercheurs. Achetée onze ans plus tôt 50 livres, la ferme est revendue à 6300 livres sterling, véritable fortune à l’époque. Kimberley, effectivement, attire les audacieux. Le fils du modeste fripier de Londres Barnett Isaacs, dit Barney, est parmi eux. Il a vingt ans et il arrive en Afrique du Sud sans le sou. Il ne tardera pas à devenir un des premiers courtiers de la ville. Deux crises majeures de surproduction, l’une en 1873 et l’autre en 1887, entraînent des restructurations obligatoires. Les frères De Beers profitent pour racheter toutes les fermes situées aux abords de leur ancienne ferme. Une nouvelle société prend la relève, la De Beers and Co. appelée ainsi en souvenir des deux frères fondateurs. Les autres fermes de Kimberley font partie d’une autre compagnie, la Kimberley and Co. Le nouveau patron de la De Beers and Co. n’est autre que Cecil Rhodes, le fils du pasteur arrivé quelque dix-sept ans plus tôt pour soigner ses poumons. Celui de la Kimberley and Co est Barney Barnato, ex-Barnett Isaacs. La bataille financière entre les deux hommes sera sans merci. Le vainqueur sera Cecil Rhodes. Il rachètera Kimberley en 1888 et fondera De Beers Consolidated. L’expansion de sa société se poursuivra vers le bassin de Zambèze, et Cecil Rhodes donnera son nom à la Rhodésie, aujourd’hui Zimbabwe. Il sera le plus grand producteur mondial de diamants bruts. Il mourra en 1902, à l’âge de 49 ans. L’épicentre mondial du diamant Aujourd’hui, à Londres, au cœur de la City, se trouve l’épicentre du marché mondial du diamant, le CSD (Central Selling Organisation), filiale du géant sud-africain De Beers. Toutes les semaines s’y déroule un rituel immuable depuis bientôt un siècle: quelques dizaines de diamantaires, originaires des quatre grands centres mondiaux (Anvers, New Delhi, New York, Tel-Aviv) viennent s’approvisionner en diamants. Ils pénètrent dans le saint des saints, au troisième étage. Là chacun est conduit dans une petite pièce blanche austère, et une table, un siège et une lampe constituent son mobilier. Plus une clef sur la porte. Toutes les pièces destinées aux diamantaires n’ont pas la même taille. Les meilleures sont munies d’une fenêtre. La lumière du jour est en effet le meilleur éclairage pour juger de l’eau d’un diamant. Les plus grandes pièces avec fenêtre orientée vers le nord sont destinées aux plus gros acheteurs. Les plus gros diamants sont proposés aux diamantaires-courtiers de New York. Les plus petits aux professionnels de New Delhi. Une fois son choix déterminé, le courtier s’en va avec ses diamants dans un attaché-case. La meilleure protection est une discrétion absolue.
Ils sont beaux, ils sont éternels gages d’amour et de fidélité mais aussi enjeux économiques et politiques puissants. Les diamants, au propre comme au figuré, ont plusieurs facettes... L’histoire moderne du diamant tient en trois noms: Kimberley, la ville sud-africaine où tout a commencé, dans la seconde partie du XIXe siècle, De Beers, la première entreprise mondiale productrice de diamants, et Oppenheimer, la dynastie fondée sur les gemmes (et sur l’or). L’épopée commence vers la fin du XIXe siècle (1870) avec l’arrivée à Durban (Afrique du Sud) d’un jeune homme de dix-sept ans, Cecil Rhodes. Fils de pasteur atteint d’une maladie des poumons, il suit une prescription médicale lui conseillant un changement de climat. Esprit aventureux et vif, il quitte au bout d’un an Durban, la ville portuaire, pour...