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Actualités - Chronologie

Murr : la nature est l'unique responsable (photo)

La tornade qui s’est abattue sur Beyrouth occasionnant des dégâts estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars, ainsi que la coulée de boue qui a ravagé la région de Ras-Baalbeck, continuent d’alimenter les accusations et contre-accusations, les demandes d’enquêtes et de «rapports détaillés destinés à définir les responsabilités». Les opposants accusent de négligence le gouvernement et celui-ci, à son tour, laisse sous-entendre que l’opposition, en d’autres termes le précédent Cabinet, n’a pas prévu l’infrastructure adéquate à ses réalisations. Quoi qu’il en soit, et pendant que l’on en est à politiser les catastrophes naturelles, ceux qui en ont subi les dommages ne semblent pas près d’être indemnisés. Le ministre des Affaires rurales et municipales Michel Murr, qui a présidé hier une réunion de la commission d’enquête créée à cet effet, a conclu que seule la … nature était responsable de ce qui s’est passé. La réunion s’est déroulée au siège du ministère de l’Intérieur, en présence des membres de la commission d’enquête et des présidents des conseils municipaux de Chiyah, Antélias, Baabda, Furn el-Chebbak, Hadeth, Bourj el-Brajné, Haret-Hreik, Bourj-Hammoud, Sin el-Fil, Dekouané, Hazmié et Ghobeyri. De son côté, l’opposition n’est pas demeurée en reste, et une délégation du bloc parlementaire de M. Hariri a procédé hier à l’inspection in situ des dégâts occasionnés à Wata-Mousseitbé. La délégation se composait des députés Béchara Merhej, Sélim Diab, Hussein Yatim, Adnan Arakji et Khaled Saab. Elle était accompagnée du moukhtar et de plusieurs notables de la région. À l’issue de la tournée d’inspection, M. Merhej a déclaré que «tout au long des cinq dernières années, cette région n’a connu aucune inondation, ce qui indique que l’infrastructure y est parfaitement adéquate. Les dégâts matériels considérables que nous avons constatés sont uniquement dus au manque d’entretien des canalisations durant l’année en cours». «Nous attendons les résultats des enquêtes menées par l’Inspection centrale et le ministère de l’Intérieur et nous espérons que le Conseil des ministres demandera au Haut-Comité de secours d’indemniser les habitants», a ajouté M. Merhej. Dans une conférence de presse tenue place de l’Étoile, le député Ibrahim Amine el-Sayed a réclamé de son côté l’ouverture rapide d’une enquête destinée à délimiter les responsabilités et à indemniser ceux qui ont subi des dégâts à Beyrouth, sa banlieue sud et dans la Békaa. Le député du Hezbollah a précisé que, dans la banlieue sud, l’eau ne s’était pas écoulée vers les canalisations, mais en avait reflué, inondant rues et magasins et occasionnant des dégâts considérables. Il a ajouté que les entrepreneurs avaient décliné toute responsabilité dans cette affaire, affirmant qu’ils avaient arrêté leurs travaux parce que l’État ne leur payait plus les sommes dues.
La tornade qui s’est abattue sur Beyrouth occasionnant des dégâts estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars, ainsi que la coulée de boue qui a ravagé la région de Ras-Baalbeck, continuent d’alimenter les accusations et contre-accusations, les demandes d’enquêtes et de «rapports détaillés destinés à définir les responsabilités». Les opposants accusent de négligence le gouvernement et celui-ci, à son tour, laisse sous-entendre que l’opposition, en d’autres termes le précédent Cabinet, n’a pas prévu l’infrastructure adéquate à ses réalisations. Quoi qu’il en soit, et pendant que l’on en est à politiser les catastrophes naturelles, ceux qui en ont subi les dommages ne semblent pas près d’être indemnisés. Le ministre des Affaires rurales et municipales Michel Murr, qui a présidé hier...