Le Spartak Moscou a été tenu en échec sur son terrain par la formation néerlandaise de Willem II Tilburg (1-1) qui a remporté son premier point depuis le début de la compétition (groupe G). Le Spartak cherchait d’entrée à faire la différence, mais sur un terrain très gras, leurs attaques n’aboutissaient pas. À la 25e minute, le milieu de terrain moscovite Artiom Bezrodnyi échappait aux défenseurs bataves sur une passe dans l’axe d’Alexander Chirko et ouvrait le score d’un tir à ras de terre à l’entrée de la suface de réparation. Le Spartak se créait plusieurs autres occasions tirant sept fois aux buts contre aucune tentative pour Willem II, mais leurs initiatives restaient infructueuses. En début de seconde période, les Néerlandais jetaient leurs forces dans la bataille, mais le gardien international russe Filimonov faisait bonne garde. Après plusieurs occasions manquées par les Russes de prendre le large, Filimonov était impuissant face à Sanou qui seul devant lui, égalisait à la 69e minute d’un tir croisé à la suite d’une très longue ouverture. Les équipes : Spartak Moscou : Filimonov - Kovtoune, Khlestov, Bouchamanov, Parfionov - Baranov (Ievseiev, 46), Boulatov (Ketchinov 60), Titov, Tikhonov - Chirko, Bezrodnyi. Willem II Tilburg : Van Fessem - Prommayon, Hill, Victoria, Landzaat (Valk, 82) - Shoukov (Hermes, 76), Schenning, Van Nieuwstadt, Gentile - Ceesay, Sanou (Schulp, 86). Le Real Madrid se qualifie sans convaincre Le Real Madrid s’est qualifié pour la seconde phase de la Ligue des champions en battant l’Olympiakos Le Pirée 3 à 0, sans réellement convaincre devant un adversaire trop timide pour être dangereux. Les Madrilènes prenaient rapidement le jeu en main et faisaient l’assaut du but grec. Les Blancs se faisaient prendre au hors-jeu, mais s’organisaient bien face à un Olympiakos lent et statique. Vingt minutes de jeu facile et délié qui se concluaient sur un but de Raul reprenant au six mètres un centre rasant de la gauche de Morientes (21). Le Real restait pourtant fébrile derrière. Comme contre le FC Porto le 28 septembre, le gardien argentin Albano Bizzarri relâchait un centre dans les pieds de Mavrogenidis dont le tir était détourné de la main par Roberto Carlos (26e) devant la ligne de but. Résultat : avertissement à Mavrogenidis pour réclamer un penalty pour une faute qui aurait dû en outre valoir un carton rouge au Brésilien du Real. L’incident, puis la sortie de Hierro sur blessure, déréglait le jeu du Real, à l’image de Bizzarri, multipliant les erreurs. Privés du Brésilien Giovanni, ex-Barcelonais et bête noire du Real, les Grecs ne parvenaient pourtant jamais à profiter des faiblesses des Madrilènes. Le gardien grec Eleftheropoulos était tout aussi malheureux que Bizzarri : ballons relâchés, puis jonglerie avec une reprise par Morientes d’un ballon rasant de Roberto Carlos qui finit dans le but (64). Le Real Madrid tournait un peu à vide, jusqu’à ce qu’à l’issue d’une longue descente sur le côté droit, Seedorf adresse un centre parfait pour Roberto Carlos déboulant de la gauche et fusillant le but grec (83). Les équipes : Real Madrid : Bizarri - Geremi (Salgado, 62), Hierro (Ivan Campo, 40), Julio César, Roberto Carlos - Seedorf, Helguera, Redondo, Guti (McManaman, 72)- Raul, Morientes. Olympiakos : Eleftheropoulos Anatolakis, Amanatidis - Mavrogenidis, Poursanidis, Passalis, Djordjevic - Zahovic, Gogic. Bordeaux-Sparta Prague Avec trois titulaires habituels, Micoud, Afanou et Grenet, au repos sur le banc, Bordeaux commençait cette rencontre face au Sparta Prague à un rythme aussi faible que l’était pour eux l’enjeu du match. Comme les Pragois savaient qu’un nul les qualifiait aussi pour la deuxième phase, après le nul du Spartak Moscou face à Willem II (1-1) quelques heures plus tôt, il fallait attendre la 21e minute et un crochet de Wiltord suivi d’un tir pour réveiller le stade. Récupérant le ballon repoussé par le gardien, Martins tentait un lob qui passait juste au-dessus. Onze minutes plus tard, l’attaquant international, bien en jambe, voyait à nouveau une reprise détournée de peu par Postulka à la suite d’une superbe passe de la tête de Rouvière. Avec ces deux actions, les seules notables de la première période, les Bordelais avaient fait le minimum pour montrer que leur talent était intact. Les supporteurs attendaient d’eux un petit effort supplémentaire leur permettant d’obtenir une victoire largement à leur portée face à une équipe du Sparta sur laquelle il ne fallait à l’évidence pas compter pour faire le jeu. Pas de jeu sans enjeu Dès les premières minutes, la seconde période s’annonçait encore plus insipide que la première. Les Bordelais dominaient tranquillement, Wiltord et Martins se montrant parmi les plus entreprenants, mais ne faisaient à aucun moment trembler les Pragois. Témoins d’une situation paradoxale pour tout amateur de sport, où aucune équipe n’avait de véritable intérêt à la victoire, les spectateurs, venus en nombre, assistaient sans trop protester à une soirée inutile. À la 68e minute, Baranek rappelait à Ramé l’existence du match en l’obligeant à boxer un tir de loin. Élie Baup faisait entrer Batlles et Micoud pour faire souffler à leur tour Diabaté et Martins. Personne ne venait troubler le déroulement du match, écrit à l’avance, sinon Wiltord, qui trouvait le moyen de prendre un carton jaune en tirant un maillot tchèque. L’arbitre déclenchait les embrassades tchèques en sifflant la fin du non-match alors que Sionko avait failli marquer un but qui aurait fait figure d’erreur de scénario.
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