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Actualités - Chronologie

Patrimoine Adieu, sérail de Halba(photo)

Comme hélas c’est devenu une règle au Liban, l’amour du patrimoine passe après l’intérêt matériel. Marteaux piqueurs et bulldozers sont sur le point de mettre fin à un rêve fou caressé depuis 1993 par les artistes et les intellectuels de Halba, chef-lieu du Akkar : celui de transformer leur vieux sérail historique en un palais de la culture, avec musée, bibliothèque, salle de conférences et de concerts. Une requête en ce sens avait été présentée à l’époque, et l’on ne sait si les demandants s’étaient promis à eux-mêmes de réaliser leur rêve, où si un espoir quelconque leur avait été laissé de voir leur projet concrétisé. Toujours est-il qu’avec la démolition du vieux bâtiment du sérail, c’est un peu de la mémoire et des souvenirs de Halba qui s’en vont. C’est aussi un peu de la beauté du lieu : un bâtiment d’un étage à arcades de 500 mètres carrés de superficie, avec cour intérieure, fer forgé et escaliers en collier, situé au cœur de la ville, à côté de la municipalité, du vieux souk et de la mosquée. Certaines des parties artistiques du bâtiment, vont être démantelées et reconstituées ailleurs. Le vieux rêve des habitants, édiles, intellectuels et artistes, qui entendaient déjà la musique de chambre retentir entre ses vieux murs, est donc sur le point de partir en poussière. Le vieil édifice, qui date de 1890, a connu aussi bien les heures de gloire que les affres de l’histoire du Liban. Entre1893 et 1963, c’est à dire de l’époque ottomane à l’Indépendance, en passant par le mandat, les principales activités officielles y étaient concentrées. C’est du sérail que le président Béchara el-Khoury, premier et dernier président à s’être rendu dans le Akkar, s’était adressé à ses compatriotes et administrés, le 8 octobre 1945. Ce sont des documents du sérail que la rebellion a brûlé par colère et dépit, en 1958. Sur l’emplacement du vieux sérail, c’est un nouvel édifice de cinq étages, dont deux en sous-sol, qui va se dresser, de toute la grisaille de son béton, pour servir de siège de la gendarmerie, de bureaux administratifs divers et de dépôt.
Comme hélas c’est devenu une règle au Liban, l’amour du patrimoine passe après l’intérêt matériel. Marteaux piqueurs et bulldozers sont sur le point de mettre fin à un rêve fou caressé depuis 1993 par les artistes et les intellectuels de Halba, chef-lieu du Akkar : celui de transformer leur vieux sérail historique en un palais de la culture, avec musée, bibliothèque, salle de conférences et de concerts. Une requête en ce sens avait été présentée à l’époque, et l’on ne sait si les demandants s’étaient promis à eux-mêmes de réaliser leur rêve, où si un espoir quelconque leur avait été laissé de voir leur projet concrétisé. Toujours est-il qu’avec la démolition du vieux bâtiment du sérail, c’est un peu de la mémoire et des souvenirs de Halba qui s’en vont. C’est aussi un peu de la...