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Actualités - Biographies

Megawati Soekarnoputri , figure populaire, mais contestée

La grande perdante de l’élection présidentielle indonésienne, Megawati Soekarnoputri, qui a obtenu hier un lot de consolation avec la vice-présidence, a bâti sa popularité sur sa filiation avec le président Soekarno, le fondateur de l’Indonésie moderne. Adulée par l’homme de la rue, Méga comme on la surnomme dans les quartiers pauvres, est néanmoins considérée par de nombreux intellectuels réformistes comme une personnalité sans relief ayant tout misé sur l’aura paternelle. Mais la critique ne fait pas peur à Mme Megawati, dont les partisans étaient persuadés qu’elle gagnerait, pensant que les parlementaires céderaient par peur de troubles. Dans un entretien publié juste avant le lancement du processus électoral, Mme Megawati avait déclaré être confiante dans sa victoire, réaffirmant que cette dernière devait être la conséquence logique de la victoire de son parti aux élections de juin à la Chambre basse. Mme Megawati est à la tête du Parti démocratique indonésien de lutte (PDIP), une formation qui a remporté haut la main (34,7 %) les élections législatives de juin. Mais ses 153 sièges étaient loin du compte dans une Assemblée dont un tiers des membres sont désignés et non élus, et la fille du président Soekarno, qui a gagné ses galons dans une opposition tranquille et déterminée à l’ex-président Suharto, a eu du mal à se plier au jeu de l’élite politique qui occupe les sièges de l’Assemblée. Elle n’a ainsi que très tard accepté de jouer des marchandages et promesses de places en échange de voix. Elle a aussi été la cible des groupes fondamentalistes musulmans, dont la déroute électorale n’a pas freiné l’activité et qui lui reprochent d’avoir trop de chrétiens autour d’elle quand ce n’est pas, tout simplement, d’être une femme. Elle a pris la tête du Parti démocratique indonésien (PDI) en 1993, subissant les attaques de l’ex-président Suharto, qui a dirigé l’Indonésie d’une poigne de fer pendant 32 ans jusqu’en mai 1998. Les manœuvres de l’ancien président sont parvenues à la faire chuter en 1996. En octobre, après la chute de Suharto, Mme Megawati et ses partisans se sont dissociés du PDI pour former leur propre parti, le PDIP. Née le 23 janvier 1947, de l’union du président Soekarno avec sa seconde épouse Fatlawaty, Mme Megawati a suivi des études de psychologie et d’agriculture. Aucun diplôme n’est venu sanctionner son cursus universitaire, mais c’est dans le militantisme politique sur les campus universitaires qu’elle a forgé sa connaissance et son goût pour le pouvoir.
La grande perdante de l’élection présidentielle indonésienne, Megawati Soekarnoputri, qui a obtenu hier un lot de consolation avec la vice-présidence, a bâti sa popularité sur sa filiation avec le président Soekarno, le fondateur de l’Indonésie moderne. Adulée par l’homme de la rue, Méga comme on la surnomme dans les quartiers pauvres, est néanmoins considérée par de nombreux intellectuels réformistes comme une personnalité sans relief ayant tout misé sur l’aura paternelle. Mais la critique ne fait pas peur à Mme Megawati, dont les partisans étaient persuadés qu’elle gagnerait, pensant que les parlementaires céderaient par peur de troubles. Dans un entretien publié juste avant le lancement du processus électoral, Mme Megawati avait déclaré être confiante dans sa victoire, réaffirmant que cette...