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Actualités - Biographies

Tlili : contribuer à la maturation du processus démocratique

Abderrahamen Tlili a affirmé dès le début de la campagne électorale que sa candidature relevait seulement «d’une contribution à la maturation du processus démocratique» dans le pays. «Je ne me présente pas contre Ben Ali, mais avec lui», a insisté Abderrahamen Tlili pourtant réputé pour son franc-parler. Né le 30 mars 1943 à Gafsa (sud-ouest), il est le fils d’un des dirigeants du parti Néo-Destour et l’un des fondateurs de la République tunisienne Ahmed Tlili. S’opposant au système du parti unique et à la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul chef d’État, son père était entré à l’époque en conflit avec le «Combattant Suprême» Habib Bourguiba. Ahmed Tlili devait mourir en exil à Paris. Après des études de sciences politiques et de journalisme à la fin des années soixante dans la capitale française au cours desquelles il fréquente l’un des leaders de la révolution de Mai 68 Daniel Cohn-Bendit, Tlili, avoue-t-il lui même aujourd’hui, alors d’extrême-gauche, rentre la même année en Tunisie afin de soutenir sa famille. Grand commis de l’État et dirigeant de plusieurs grandes entreprises, dont la dernière en date est la SITEP, société italo-tunisienne d’exploitation pétrolière, Abderrahamen Tlili fonde le 26 novembre 1988 l’Union démocratique unioniste, dont il est le secrétaire général.
Abderrahamen Tlili a affirmé dès le début de la campagne électorale que sa candidature relevait seulement «d’une contribution à la maturation du processus démocratique» dans le pays. «Je ne me présente pas contre Ben Ali, mais avec lui», a insisté Abderrahamen Tlili pourtant réputé pour son franc-parler. Né le 30 mars 1943 à Gafsa (sud-ouest), il est le fils d’un des dirigeants du parti Néo-Destour et l’un des fondateurs de la République tunisienne Ahmed Tlili. S’opposant au système du parti unique et à la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul chef d’État, son père était entré à l’époque en conflit avec le «Combattant Suprême» Habib Bourguiba. Ahmed Tlili devait mourir en exil à Paris. Après des études de sciences politiques et de journalisme à la fin des années soixante dans la...