L’artillerie russe a renforcé hier les tirs sur Sernovodsk, à l’ouest de Grozny, et prépare l’assaut de cette localité, où se trouve, selon les militaires russes, une base de combattants tchétchènes, installée dans un ancien village de vacances. Les troupes fédérales ont pris position au nord de Sernovodsk, à quelque 45 km à l’ouest de la capitale tchétchène. L’état-major, les militaires, les chars et les canons tractés sont cachés dans des tranchées. Les conditions climatiques se sont brusquement détériorées hier, la pluie ne permettant plus à l’aviation de pilonner les positions tchétchènes. «Nous avons appris que le chef de guerre tchétchène Arbi Araïev se trouve dans cette base, avec d’autres bandits tchétchènes», a indiqué un officier d’une compagnie russe de renseignement. «C’est l’artillerie qui travaille et bientôt nous allons donner l’assaut», a-t-il ajouté. Selon cette source, «les Tchétchènes sont difficiles à repérer, ils se déplacent par petits groupes de quatre ou cinq hommes, et sont équipés des armes les plus modernes». «Il sera difficile de négocier avec eux, il faudra les détruire tous», a estimé un soldat engagé volontaire. Les tirs de l’artillerie russe ont poussé des centaines d’habitants de Sernovodsk à quitter la localité. «Les tirs sont très intenses, il est impossible de rester là-bas», a indiqué Eldris Elgoukaïev, qui dirige la ferme d’État de Sernovodsk. Près d’un millier de véhicules où s’entassaient des réfugiés ont quitté Sernovodsk pour l’Ingouchie voisine, provoquant des embouteillages. Les réfugiés sont persuadés aussi que l’assaut de Sernovodsk est imminent. Selon l’un d’entre eux, Khamzat, 43 ans, «il y a des victimes parmi les habitants». «Il est difficile de dire combien, tout le monde prend la fuite», a-t-il ajouté. Khamzat ne comprend pas pourquoi l’artillerie tire sur son village. «Les combattants se cachent dans la forêt avoisinante. Les Russes les forcent à reculer, mais les combattants vont revenir et tout va recommencer», dit-il. Le flot des réfugiés grossit à Sleptsovsk, une localité ingouche à une douzaine de kilomètres à l’ouest de leur village. Transis, la plupart restent dans leur voiture, ne sachant où aller. Hier, l’artillerie russe continuait à tirer sur Piervomaïskaïa, faubourg de la capitale tchétchène Grozny, et les villages voisins, déjà bombardés par l’aviation toute la nuit dernière. L’artillerie russe a par ailleurs tiré sur les districts de Nojaï-Iourt (est de la Tchétchénie, frontière avec le Daghestan), Itoum-Kalinski et Chatoï (sud).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’artillerie russe a renforcé hier les tirs sur Sernovodsk, à l’ouest de Grozny, et prépare l’assaut de cette localité, où se trouve, selon les militaires russes, une base de combattants tchétchènes, installée dans un ancien village de vacances. Les troupes fédérales ont pris position au nord de Sernovodsk, à quelque 45 km à l’ouest de la capitale tchétchène. L’état-major, les militaires, les chars et les canons tractés sont cachés dans des tranchées. Les conditions climatiques se sont brusquement détériorées hier, la pluie ne permettant plus à l’aviation de pilonner les positions tchétchènes. «Nous avons appris que le chef de guerre tchétchène Arbi Araïev se trouve dans cette base, avec d’autres bandits tchétchènes», a indiqué un officier d’une compagnie russe de renseignement. «C’est...