Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Rugby - Coupe du monde 99 La France fait face aux suspensions

Contraints de pallier les suspensions de Fabien Pelous et Christian Califano, les sélectionneurs du XV de France ont nommé l’équipe la plus expérimentée possible pour disputer le quart de finale de la Coupe du monde dimanche à Dublin. «Compte tenu des absences de Pelous et Califano, nous avons voulu aligner l’équipe la plus expérimentée possible», a expliqué le manager général Jo Maso. «À Dublin, nous allons vraiment entrer dans cette Coupe du monde. Nous allons vraiment sentir l’ébullition qui entoure cette compétition unique», a-t-il ajouté. «Nous allons là-bas pour gagner et accéder aux demi-finales». Pelous, qui est suspendu jusqu’au 31 octobre pour avoir piétiné le capitaine fidjien Greg Smith la semaine passée, pourra disputer la demi-finale si les Français se qualifient. Pour le match en Irlande, il est logiquement remplacé par le Béglais Olivier Brouzet, revenu à son meilleur niveau après un début de tournoi en demi-teinte. Califano, lui, est suspendu jusqu’au 5 décembre et la Coupe du monde est terminée pour le Toulousain, coupable d’avoir donné un coup de tête au pilier fidjien Joeli Veitayaki. Son habituel remplaçant Cédric Soulette devient titulaire. Galthié revient «Nous avons perdu deux éléments importants de notre mêlée et nous ne voulions pas changer notre organisation», a souligné le coach Jean-Claude Skrela. «Ce qui est ennuyeux, c’est que notre première ligne était redevenue très performante». Conséquence immédiate de ces suspensions, le Columérin Fabien Galthié est titularisé au poste de demi-de-mêlée à la place du Landais Stéphane Castaignède. Galthié, appelé en remplacement de Pierre Mignoni, forfait pour une élongation à la cuisse, voit l’histoire se répéter. En 1995, il avait également été convoqué en cours de tournoi et avait participé à la demi-finale contre l’Afrique du Sud et au match pour la troisième place contre l’Angleterre. «Cela a été un crève-cœur de laisser Stéphane Castaignède sur le banc car il a fait un très bon match contre les Fidji», a jugé Maso. «Mais il a pour lui la malchance de ne pas connaître le très haut niveau depuis longtemps». Galthié, 30 ans et 28 sélections, considéré comme l’un des cadres du XV de France, possède une solide expérience autant dans le Tournoi des Cinq Nations qu’en Coupe du monde, compétition à laquelle il participe pour la troisième fois. Le dernier changement concerne le poste d’arrière : Xavier Garbajosa est préféré à Ugo Mola. Mola, qui avait inscrit trois essais lors du deuxième match de poule face aux Namibiens, s’était montré trop naïf et trop imprécis dans ses relances face aux Fidjiens. «Xavier a connu une petite période de flottement mais il est revenu à son meilleur niveau», a plaidé Skrela. «C’est un joueur qui possède une très grande dimension physique». Sa prestation en fin de rencontre samedi dernier à Toulouse a convaincu les sélectionneurs de l’aligner d’entrée. «Arrière est un poste dans lequel je me sens à l’aise», a souligné l’ailier toulousain. «Il n’y a pas de rivalité. On se contente de s’adapter à la stratégie des entraîneurs». Affectés par les sanctions, les stratèges tricolores ont consacré une partie de la matinée de mercredi à faire la leçon à leurs joueurs sur les questions de discipline. «On leur a expliqué que certains gestes peuvent avoir des conséquences non seulement pour eux mais également pour l’ensemble de l’équipe», a dit Maso. «On est navré surtout pour Califano». L’équipe : 15-Xavier Garbajosa - 14-Philippe Bernat-Salles, 13-Richard Dourthe, 12-Emile Ntamack, 11-Christophe Dominici - 10-Christophe Lamaison, 9-Fabien Galthié - 8-Christophe Juillet, 7-Olivier Magne, 6-Marc Lièvremont - 5-Abdel Benazzi, 4-Olivier Brouzet - 3-Franck Tournaire, 2-Raphaâl Ibanez (cap), 1-Cédric Soulette. Les Écossais décrochent leur billet pour les All Blacks Jamais deux sans trois. Visiblement, les Écossais sont abonnés aux All Blacks : grâce à sa victoire 35 à 20 face aux Samoans mercredi à Edimbourg, en barrage, le XV du chardon se retrouvera pour la troisième fois de son histoire en quart de finale du Mondial face aux maîtres néo-zélandais, dimanche. Toujours à Murrayfield. Pour avoir le droit de retrouver une nouvelle fois ces hommes à la fougère argentée qu’ils n’ont jamais battu en Coupe du monde, les Écossais ont dû batailler jusqu’au bout mercredi, devant un maigre public (à peine 18 000 spectateurs perdus dans les travées de Murrayfield) et face à des Samoans qui n’ont cédé que dans les 10 dernières minutes. Une certitude : les hommes de Jim Telfer doivent beaucoup à leurs deux «Mac Kiwis», Glen Metcalfe et Martin Leslie, ces deux Néo-Zélandais passés sous pavillon du chardon grâce à quelques gouttes de sang écossais dans les veines. Un essai pour Leslie, au bout d’une action lors de laquelle il a touché à trois reprises le ballon (36e), des interventions tranchantes de Metcalfe dans la ligne d’attaque, sans compter un placage détonant sur Pat Lam, le capitaine samoan (43e), à quelques encablures de la ligne d’essai écossaise : la «kiwi connection» a bien fonctionné mercredi. Dix mêlées consécutives Mais les Écossais doivent également leur succès à la botte de l’ailier des Wasps, Kenny Logan (17 points), et à un formidable paquet d’avants, emmené de main de fer par le très remuant talonneur Gordon Bulloch. Un pack écossais qui n’a pas hésiter à pousser 10 mêlées consécutives, de la 9e à la 17e minute, pour obliger son homologue à concéder un essai de pénalité, battant ainsi au passage les huit mêlées françaises contre les Fidjiens (groupe C), pour un résultat identique. Face aux All Blacks, dimanche, les Écossais auront cependant intérêt à laisser moins de ballons en route, entre Gary Armstrong et son demi d’ouverture Gregor Townsend notamment. Malgré un Tuigamala des grands jours et un jeu très débridé, les «babies blacks» samoans n’ont pas tenu face à la rigoureuse mécanique écossaise. Pour la première fois de leur histoire mercredi, les joueurs du Pacifique ont échoué aux portes des quarts de finale de la Coupe du monde. L’Angleterre logiquement L’Angleterre a logiquement décroché mercredi son billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby en battant les Fidji 45-24. Les Anglais affronteront l’Afrique du Sud tenante du titre dimanche au Stade de France et ce match de Twickenham risque de laisser des traces tant les joueurs du Pacifique ont bravement tenté leur chance. Limités dans de nombreux compartiments de jeu, ils n’en ont pas moins voulu terminer leur tournoi au panache contre une équipe anglaise qui a joué avant tout l’efficacité à défaut d’être très inspirée. En début de match, les Fidjiens tenaient tête aux Anglais en défense mais leur indiscipline coûtait cher, sanctionnés par les coups de pied métronomiques de Jonny Wilkinson. Angel Face, par ses précis dégagements en touche, par une percée plein axe de trente bons mètres, illuminait le premier quart d’heure. Les Fidjiens tentaient bien de venir au contact, monopolisaient ensuite le ballon mais peinaient à trouver une solution. Sur un contre, l’ailier Dan Luger s’offrait un sprint solitaire dans le couloir gauche avant d’aller aplatir entre les poteaux. Wilkinson transformait et l’Angleterre à 16-3 croyait enfin pouvoir, après 25 minutes de jeu, libérer son jeu. Les visiteurs, pourtant, ne désespéraient pas, lançaient de bouillantes offensives et manquaient de très peu l’essai par les ailiers Marika Vunibaka et Imanueli Tikomaimakogai qui relâchaient la balle. L’Anglais souffrait mais Wilkinson remettait son équipe sur les rails d’une chandelle millimétrée dont se saisissait son flanker Neil Back pour plonger en terre promise à la 39e minute. Les Fidjiens, menés 21-3 et sans doute persuadés de jouer ici leur dernier match du tournoi, repartaient pourtant cogner au mur anglais avec panache avant la pause aux vestiaires. Tour d’honneur L’entame de la seconde période marquait le retour des Anglais sur leurs solides assises : poussée monumentale des avants et coup de pied de dégagement parfait de Wilkinson. Tous s’improvisaient ensuite attaquants, du troisième ligne Lawrence Dallaglio au talonneur Phil Greening et Wilkinson passait deux nouvelles pénalités pour repousser l’adversaire à 24 points. D’une offensive enfin menée à son terme par le centre Viliame Satala, les Fidji inscrivaient un premier essai mérité et réduisaient le score après 51 minutes. Mais Wilkinson butait pour engranger trois nouveaux points (30-10). Une belle fixation côté gauche suivie d’un long renversement pour l’ailier Nick Beal permettait aux Anglais d’enfoncer le clou d’un troisième essai à dix minutes de la fin du temps réglementaire. Un peu inattentifs, les hôtes laissaient cependant s’échapper le ballon sur une chandelle mal réceptionnée que Tikomaimakogai s’empressait de bonifier d’un deuxième essai entre les poteaux. Mais Greening ajoutait un quatrième essai côté anglais, juste après un plaquage très haut sur l’homme du match, Wilkinson, qui sortait KO. Sur une sortie de mêlée côté droit, les Fidjiens signaient le dernier essai de la partie – une belle combinaison à trois passes conclue par le trois quarts centre Meli Nakauta – s’offrant ainsi le droit de conclure leur beau Mondial d’un tour d’honneur applaudi par le public de Twickenham.
Contraints de pallier les suspensions de Fabien Pelous et Christian Califano, les sélectionneurs du XV de France ont nommé l’équipe la plus expérimentée possible pour disputer le quart de finale de la Coupe du monde dimanche à Dublin. «Compte tenu des absences de Pelous et Califano, nous avons voulu aligner l’équipe la plus expérimentée possible», a expliqué le manager général Jo Maso. «À Dublin, nous allons vraiment entrer dans cette Coupe du monde. Nous allons vraiment sentir l’ébullition qui entoure cette compétition unique», a-t-il ajouté. «Nous allons là-bas pour gagner et accéder aux demi-finales». Pelous, qui est suspendu jusqu’au 31 octobre pour avoir piétiné le capitaine fidjien Greg Smith la semaine passée, pourra disputer la demi-finale si les Français se qualifient. Pour le match en...