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Actualités - Chronologie

Rugby - Coupe du monde Le quinze de France dans l'attente

Le XV de France a décidé de retarder de 24 heures l’annonce de l’équipe qui disputera le quart de finale de la Coupe du monde à Dublin, en attendant la décision de la commission de discipline sur les cas de Fabien Pelous et Christian Califano. Pelous et Califano comparaissent à Londres devant les organisateurs de la RWC (Rugby World Cup). Le deuxième ligne tricolore est accusé d’avoir piétiné le capitaine fidjien Greg Smith tandis que le pilier toulousain doit répondre d’un coup de tête donnée à Joeli Veitayaki lors du match de samedi à Toulouse. «Nous attendons la décision de la commission et nous ferons l’annonce de l’équipe», a précisé le manager général Jo Maso. «Il y a des règles à respecter et nous accepterons la décision quelle qu’elle soit». En cas de sanctions qui aboutiraient à l’exclusion des deux joueurs de la compétition, les Français n’envisagent pas de faire appel. «Je ne vois pas comment nous pourrions surseoir à la décision de la commission et il ne nous reste pas assez de temps de toute façon», a précisé Maso. «Aussi nous nous conformerons à cette décision». «Si nos joueurs sont suspendus, nous trouverons en nous la force de surmonter ce coup du sort», a précisé l’entraîneur Jean-Claude Skrela. «Nous avons déjà dû faire face à des ennuis depuis le début de cette Coupe du monde et nous sommes toujours là». L’Argentine à Dublin ? Si Pelous devait quitter la Coupe du monde, il pourrait être remplacé par le Bèglais Olivier Brouzet qui a jusqu’à présent joué les rôles de doublure. «Perdre Pelous serait très dur car il est une poutre maîtresse de notre mêlée, mais Brouzet est un remplaçant de luxe», a ajouté Maso. «Il n’était pas tout à fait prêt mentalement au début de la Coupe du monde. Mais il est revenu à son meilleur niveau». «Et il aura à cœur de prouver qu’il peut porter le maillot de l’équipe de France». En cas de sanction contre Califano, le Parisien Peter De Villiers, touché en début de tournoi et maintenu sur le banc, pourrait faire son entrée. «Les remplaçants feront honneur à leur sélection dans un match de cette importance», a noté Skrela. «Ils se sont entraînés comme les autres depuis le début et ils iront au-delà de leurs limites, j’en suis certain. Nous avons ce match à jouer et à gagner». Se voulant rassurant, Maso estime qu’un quart de finale se dispute à 80 % dans la tête des joueurs et seulement à 20 % sur la condition physique de chacun. «Notre seule inquiétude est que ces sanctions rejaillissent sur le reste de l’équipe et n’affectent les joueurs moralement», a-t-il poursuivi. En proie aux doutes depuis leurs débuts à Béziers face au Canada, les Bleus ont été obligés de surmonter de nombreux coups du sort, perdant leur ouvreur Thomas Castaignède et leur demi de mêlée Pierre Mignoni sur blessures. Mais quels que puissent être les nouveaux contretemps, le XV de France se dit prêt pour le combat prévu dimanche à Dublin et ne se soucie guère de son futur adversaire. «Je dis qu’il vaut mieux jouer l’Irlande à Buenos Aires et l’Argentine à Dublin», a ironisé Maso. «Mais nous avons déjà tellement souffert que nous ne comptons que sur nous-mêmes et sur nos capacités». L’Angleterre paraît trop forte pour les Fidji Le pack anglais semble trop puissant et trop mobile pour autoriser les Fidji au moindre espoir de remporter leur barrage de mercredi, qui débouche sur un choc redoutable avec les champions du monde sud-africains en quart de finale de la Coupe du monde de rugby. Les Fidjiens ont fait bonne impression en phase de poule et donné bien du fil à retordre à l’équipe de France avant de s’incliner 28-19, mais leur entraîneur Brad Johnstone admet qu’il n’y a en principe aucune comparaison possible entre les deux équipes. Même si les trois quarts anglais ne sont pas au plus haut niveau international, le cinq de devant devrait suffire à anihiler les efforts fiidjiens. Après avoir passé cent points aux Tonga, les Anglais peuvent se dire que le match de mercredi sera une promenade de santé, mais leur entraîneur, Clive Woodward, tient à tempérer cet enthousiasme. Pour lui, les Fidjiens ne sont plus seulement les magiciens du rugby à sept mais ont également appris à jouer à XV. «Ils sont bien plus forts en mêlée, un peu plus malins, mieux entraînés, mieux briefés. Ils poussent mieux, sont meilleurs en touche», explique Woodward, passant en revue les qualités cardinales d’une équipe de rugby vue d’Angleterre. «Mais ce qui compte, c’est votre propre tactique. Chacun doit jouer son jeu. Nous avons des joueurs de classe mondiale et il faut se concentrer sur son jeu sans tenir compte de l’équipe que vous avez en face», ajoute-t-il. L’Angleterre s’est imposée lors des trois précédentes rencontres entre les deux équipes et Brad Johnstone en est réduit à la modestie. «Pour le moment, nous ne sommes que des gamins au niveau mondial. C’est un grand honneur de jouer à Twickenham, mais nous connaissons les qualités de l’équipe d’Angleterre», dit-il. Le souci du XV à la Rose est surtout d’avoir à jouer deux matches en cinq jours, le second contre un des adversaires les plus redoutables qui soit, l’Afrique du Sud. «Il ne faudra pas se chercher d’excuses. Peut-être que le vainqueur de mercredi sortira renforcé d’un match difficile avant l’Afrique du Sud», résume Woodward. «Le secret, à présent, n’est pas l’entraînement mais le repos, pour être sûr que tout le monde est affûté». Même s’il affirme avoir retenu sa meilleure équipe, personne n’est dupe. Il n’y a aucune raison qu’il n’ait pas appelé le demi de mêlée Matt Dawson et le centre Phil de Glanville sinon pour les laisser au repos en vue des Springboks. Les équipes : Angleterre : 15-Matt Perry - 14-Nick Beal, 13-Will Greenwood, 12-Mike Catt, 11-Dan Luger - 10-Jonny Wilkinson, 9-Austin Healey - 8-Lawrence Dallaglio, 7-Neil Back, 6-Joe Worsley, 5-Garath Archer, 4-Martin Johnson (cap), 3-Darren Garforth, 2-Phil Greening, 1-Jason Leonard. Fidji : 15-Alfred Uluinayau - 14-Marika Vunibaka, 13-Viliame Satala, 12-Meli Nakauta ou Waisake Sototu, 11-Imanueli Tikomaimakogai - 10-Waisale Serevi ou Nicky Little, 9-Jacob Rauluni - 8-Ifereimi Tawake, 7-Setareki Tawake, 6-Kolinio Sewabu, 5-Emori Katalau, 4-Simon Raiwalui, 3-Joeli Veitayaki, 2-Greg Smith (cap), 1-Dan Rouse. L’Irlande a battu l’Argentine voilà moins de deux mois, mais la Coupe du monde de rugby a aiguisé l’appétit des Pumas, qui sont prêts à vendre chèrement leur peau mercredi à Lens en barrage. L’Irlande prête à dompter les Pumas Lors de la dernière rencontre entre les deux équipes, le 28 août à Dublin, l’Irlande l’avait emporté 32-24. Cette fois, les deux formations se retrouvent sur terrain neutre. Au vu des prestations des deux équipes en ce début de Coupe du monde, la partie devrait être rugueuse. Les Argentins n’ont marqué que trois essais, mais ont fait montre de gros progrès défensifs en n’en concédant que trois. L’essentiel de leurs points est venu de la botte métronomique de Gonzalo Quesada, meilleur marqueur du Mondial avec 66 points. «Nous connaissons l’Argentine. Ça va être un match difficile, mais nous allons gagner», annonce Keith Wood, le talonneur vedette de l’Irlande, auteur de quatre essais contre les États-Unis. «Nous avons battu les Argentins à Dublin, mais je me souviens que les entrées de Rolando Martin et Agustin Pichot avaient changé la physionomie du match. Cette fois-ci, ils débuteront d’emblée», note-t-il. «Ce sera un match tactique, avec deux bons packs mais pas de jeu ouvert», annonce-t-il. Pour le centre puma Roland Martin, le handicap des Argentins sera la concentration. «Les hauts et les bas sont aussi vieux que les Pumas. Mais nous ne sommes jamais meilleurs qu’au pied du mur», dit-il. Côté irlandais, Warren Gatland aligne sa meilleure formation possible, même si le choix à l’ouverture de David Humphreys de préférence à Eric Elwood a surpris. Les Argentins n’ont pour leur part effectué qu’un changement par rapport à l’équipe qui peut être considéré comme leur équipe-type. Leur ancien capitaine Pedro Sporleder, à court de compétition, est ainsi laissé sur la touche.
Le XV de France a décidé de retarder de 24 heures l’annonce de l’équipe qui disputera le quart de finale de la Coupe du monde à Dublin, en attendant la décision de la commission de discipline sur les cas de Fabien Pelous et Christian Califano. Pelous et Califano comparaissent à Londres devant les organisateurs de la RWC (Rugby World Cup). Le deuxième ligne tricolore est accusé d’avoir piétiné le capitaine fidjien Greg Smith tandis que le pilier toulousain doit répondre d’un coup de tête donnée à Joeli Veitayaki lors du match de samedi à Toulouse. «Nous attendons la décision de la commission et nous ferons l’annonce de l’équipe», a précisé le manager général Jo Maso. «Il y a des règles à respecter et nous accepterons la décision quelle qu’elle soit». En cas de sanctions qui aboutiraient à...