Arabie Séoudite Un ministre déplore la faiblesse des investissements français
le 20 octobre 1999 à 00h00
Les investissements français en Arabie séoudite, plus importante économie du Golfe, restent très faibles, a souligné hier à Paris le ministre séoudien de l’Industrie et de l’Électricité, Hachem Ben Abdallah Yamani. «Les investissements français se limitent au secteur des services, et il n’existe que neuf projets industriels en joint-venture», a-t-il déploré au cours d’un séminaire organisé par la Chambre de commerce franco-arabe. Ce constat négatif était partagé par Hervé Piquet, chef du poste d’expansion économique auprès de l’ambassade de France à Djeddah qui participait à cette réunion. Selon lui, «l’investissement français est indiscutablement faible», ce qui est «non seulement anormal mais aussi inquiétant» alors que l’Arabie séoudite est «la première économie de la région». «Le stock des investissements directs français est de 1,6 milliard de francs (240 millions d’euros), soit moins de 1 % du total des investissements directs étrangers» dans le royaume, a-t-il indiqué, précisant que les entreprises françaises étaient «pratiquement absentes de la pétrochimie». «Ce constat doit nous inciter à réagir» alors que l’Arabie séoudite «est notre premier partenaire économique dans la région», a-t-il dit. Soulignant le rôle grandissant du marché séoudien (avec un revenu par habitant de 6.179 dollars), le responsable français a insisté sur la perspective d’un marché commun des pays du Golfe, et sur les secteurs susceptibles d’attirer les investisseurs français, notamment la pétrochimie, le gaz, les transports ainsi que tous les secteurs liés à la privatisation. Le ministre séoudien a réaffirmé le caractère prioritaire de la politique de privatisations engagée par le royaume (télécommunications, et électricité notamment). «Un nouveau code des investissements étrangers est en préparation», a-t-il indiqué. Des investissements d’une valeur de 117 milliards de dollars seront nécessaires sur la période 1999-2023 dans le secteur de l’électricité (production, transport et distribution), a-t-il dit.
Les investissements français en Arabie séoudite, plus importante économie du Golfe, restent très faibles, a souligné hier à Paris le ministre séoudien de l’Industrie et de l’Électricité, Hachem Ben Abdallah Yamani. «Les investissements français se limitent au secteur des services, et il n’existe que neuf projets industriels en joint-venture», a-t-il déploré au cours d’un séminaire organisé par la Chambre de commerce franco-arabe. Ce constat négatif était partagé par Hervé Piquet, chef du poste d’expansion économique auprès de l’ambassade de France à Djeddah qui participait à cette réunion. Selon lui, «l’investissement français est indiscutablement faible», ce qui est «non seulement anormal mais aussi inquiétant» alors que l’Arabie séoudite est «la première économie de la région». «Le...
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