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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stationnaire

Le dollar s’est stabilisé en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth en raison du maintien en l’état par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Le billet vert a, en effet, achevé la journée, selon la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, alors que dans les échanges interbancaires, il s’est négocié pratiquement au point inférieur d’intervention, entre 1 501,00 et 1 501,10 LL, dans un marché où les offres l’ont emporté de loin sur les demandes. Pourtant, le volume d’affaires n’a porté que sur quelque neuf millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 501,00 LL, ont indiqué les milieux cambistes de la place. Irrégularité du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est légèrement ressaisi face à l’euro hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de quelques rachats de découvert après le bon départ, quoique passager, de Wall Street. Pourtant, le billet vert est resté sous pression face au yen avant la publication des données américaines sur l’inflation aujourd’hui. Ce mouvement est venu au lendemain d’une forte chute de la Bourse de New York, vendredi dernier, face à la multiplication des signes de tensions inflationnistes aux États-Unis. Cela d’autant que le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, avait lancé un nouvel avertissement, jeudi dernier, sur les risques de surévaluation des actions américaines, ce qui n’a pas cessé de faire craindre une nouvelle correction de Wall Street et de frapper l’évolution du dollar d’hésitation. Cela étant, le billet vert n’est pas sorti d’affaire hier malgré le coup d’arrêt donné à sa baisse face aux monnaies européennes, nombre d’opérateurs estimant qu’il pourrait à nouveau piquer du nez aujourd’hui si les chiffres américains sur les prix à la consommation en septembre accentuent encore davantage les spéculations sur une nouvelle hausse du loyer de l’argent, le 16 octobre prochain, à l’occasion de la réunion du comité de l’open market de la Fed. Quoi qu’il en soit, la tendance du dollar face au yen restait hier à la baisse. «Il y a de plus en plus de signes de reprise économique au Japon et le billet vert devrait progressivement se déprécier vers les 100 yens au cours des prochaines semaine», estime-t-on dans les milieux cambistes. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié à New York légèrement à la hausse face aux monnaies européennes mais à la baisse contre le yen, comme suit : – 1,0842 pour un euro contre 1,0890, vendredi dernier – 1,6685 pour un sterling contre 1,6715 – 1,8035 DM contre 1,7960 – 6,0500 FF contre 6,0235 – 1,4645 FS contre 1,4585 – 1785,75 lires contre 1778,05 – 105,10 yens contre 105,40. Bourse de Beyrouth : légère hausse des Ciments blancs La Bourse de Beyrouth est toujours déprimée par le manque de motivations à l’achat et à la vente des valeurs libanaises qui y sont cotées. Toutefois, la tendance s’est très légèrement améliorée hier sous l’impulsion d’une petite hausse des actions nominatives des Ciments blancs de 1 7/8 à 1 15/16 dollar chacune, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné quelque 0,07 % à 74,85 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 177,81 points. Ce mouvement s’est déroulé dans un marché très restreint avec 31 741 actions d’une valeur globale de 87 539 dollars. Volatilité de Wall Street avant les chiffres de l’inflation À Wall Street, la tendance s’est montrée très volatile hier, les investisseurs américains, échaudés après un vendredi sombre et une semaine de forte déprime, étant devenus hier plus prudents que jamais. Ils ont donc hésité à se lancer avant la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la consommation qui devrait montrer si la reprise de l’inflation aux États-Unis se concrétise ou non. L’annonce vendredi dernier d’une augmentation plus forte que prévu de l’indice des prix à la production avait largement contribué au recul des grandes valeurs américaines. Pourtant, Wall Street, qui avait ouvert sur un ton relativement soutenu par les bons résultats trimestriels affichés par certaines des principales banques et sociétés américaines, n’a pas tardé à souffrir des tensions sur les taux d’intérêt américains avec un rendement à 6,2910 % de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence. Certes, la grande crainte de Wall Street de voir la Fed relever à nouveau ses taux pour enrayer la reprise de l’inflation est venue donc pénaliser l’ensemble de la cote. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû dégringoler d’un plus haut à 10 127,99 points à un plus bas à 9 976,02 points, avant d’afficher en préclôture 9 991,85 points, en baisse de 27,86 points sur vendredi dernier. Léger repli en Europe dans des marchés très prudents Les marchés européens ont terminé lundi en légère baisse à la veille de la publication des prix de détail aux États-Unis et de nouveaux résultats de sociétés. Les valeurs du secteur alimentaire et des boissons ont été stables alors que tous les autres compartiments, banques et automobiles inclus, perdaient du terrain dans un marché nerveux et préoccupé par une éventuelle résurgence de l’inflation aux États-Unis et la surévaluation des cours. Le Dow Jones Euro Stoxx 50 des vedettes a perdu 0,77 % à 3 610,98 et le FTSE Eurotop 300 a reculé de 0,78 % à 1 246,45. «Il n’y a pas eu véritablement de tendance. Les valeurs européennes vont rester à ces bas niveaux jusqu’à ce qu’une nouvelle statistique leur donne l’élan nécessaire pour repartir de l’avant», a constaté Jerry Evans (Enskilda Securities). Les prix à la consommation et de nombreux résultats de sociétés importantes sont attendus mardi aux États-Unis. «Les marchés sont nerveux. Nous sommes en pleine phase de correction aux États-Unis avec un recul de 11 à 12 % par rapport aux pics de juillet», a poursuivi Paul Horne (Salomon Smith Barney). Les marchés attendent avec une certaine anxiété les prix à la consommation de septembre, publiés le jour du 12e anniversaire du krach d’octobre. Un chiffre élevé risque de faire déraper les marchés, préviennent les observateurs. Renault victime de Nissan Les analystes soulignent toutefois que l’Euro Stoxx 50 affiche actuellement une hausse de 47 % par rapport à l’an dernier. À Paris, Renault a perdu 2,2 % à la suite de l’annonce d’un vaste programme de restructuration chez son partenaire japonais Nissan, qui prévoit notamment 21 000 suppressions d’emplois, la fermeture de cinq usines et une réduction de 30 % de la capacité de production. Son concurrent Peugeot a par contre profité de nouvelles rumeurs de fusion pour gagner 2,1 %. Les valeurs de télécommunications et de technologie ont été sérieusement touchées à l’image du finlandais Nokia qui a perdu 0,50 euro à 85,50, du français Alcatel, en repli de 1,96, ou bien encore de British Telecom en perte de 2,15 %. Par contre, les pétrolières ont fait bonne figure, grâce notamment au poids lourd BP Amoco, qui a pris 0,91 %, dans la foulée du redressement des cours du brut vendredi. L’allemand Allianz a perdu 1,24 % alors que des articles de presse affirment que deux banques dans lesquelles la compagnie a d’importantes participations – Bayerische HypoVereinsbank AG et Dresdner Bank – seraient sur le point de fusionner. Les deux banques ont démenti ces informations qui leur ont cependant permis de gagner respectivement 1,99 % et 0,90 %. RWE a terminé en hausse de 0,88 % et Veba a perdu 2,72 %. Les deux groupes de services publics ont annoncé la vente de leur participation de 60,25 % dans l’opérateur de téléphonie mobile E-Plus à France Télécom pour 14,4 milliards de marks. France Télécom n’a pas bougé à 81,85 euros. Le français Pernod Ricard est l’un des grands gagnants du jour avec une hausse de 3,15 %, alors que le brasseur britannique South Africa Breweries avance de 4,73 % et le géant Doageo gagne 1,76 %. À Milan, Olivetti s’est distingué avec une lourde chute de 4,6 %, les investisseurs manifestant ainsi leur déception face au plan de restructuration de Telecom Italia, lequel perd 1,95 %. Tokyo : en forte baisse La Bourse de Tokyo a terminé en recul de 1,9 % lundi, toujours affectée par la baisse de Wall Street la semaine dernière. L’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 326,24 points pour terminer à 17 275,33. L’indice élargi Topix était en baisse de 50,03 points à 1 460,23. Le volume des échanges a représenté 560,41 millions de titres contre 769,49 millions d’actions vendredi. «Les pertes de Wall Street ont été le facteur le plus marquant», a estimé Yukio Takahashi, analyste chez Wako Securities Co. Ltd. «Les valeurs de haute technologie et les bancaires ont subi des pressions à la vente, perdant les gains enregistrés la semaine dernière. Il y a eu peu d’acheteurs», a-t-il ajouté. Selon M. Takahashi, les prix des actions ont aussi plongé sur le second marché et sur le marché de gré à gré. Les investisseurs ont vendu les titres de la haute technologie après la chute du Nasdaq vendredi. Les principaux exportateurs, sensibles à l’évolution de Wall Street, ont aussi perdu du terrain, ont dit les opérateurs. Le Dow Jones a perdu 266,90 points vendredi, sa plus importante chute en un jour depuis le début de l’année. Les problèmes que rencontrent les hautes technologies américaines vont continuer à faire de l’ombre aux perspectives de leurs homologues japonaises, a estimé le conseil en stratégies de Daito Securities Co. Ltd., Motoyoshi Uchida. Les assurances non-vie ont attiré des acheteurs grâce à l’annonce dimanche d’un plan de fusion entre Mitsui Marine and Fire Insurance, Nippon Fire and Marine Insurance et Koa Fire and Marine Insurance.
Le dollar s’est stabilisé en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth en raison du maintien en l’état par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Le billet vert a, en effet, achevé la journée, selon la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, alors que dans les échanges interbancaires, il s’est négocié pratiquement au point inférieur d’intervention, entre 1 501,00 et 1 501,10 LL, dans un marché où les offres l’ont emporté de loin sur les demandes. Pourtant, le volume d’affaires n’a porté que sur quelque neuf millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 501,00 LL, ont indiqué les milieux cambistes de la place. Irrégularité du dollar à l’étranger À...