Timor Les relations restent fraîches entre l'Interfet et l'armée
le 15 octobre 1999 à 00h00
Les relations restaient fraîches entre la Force internationale pour le Timor-Oriental et les autorités militaires indonésiennes, dont les déclarations de bonne volonté faites devant la presse tardent à se matérialiser sur le terrain. Ian Martin, le chef de la Mission des Nations unies pour le Timor-Oriental (Unamet) s’est, de son côté, déclaré soucieux qu’il n’y ait pas encore sur place les moyens d’enquêter sur les atrocités qui ont pu se dérouler dans l’ancienne colonie portugaise. «J’espère qu’il pourra y avoir des enquêtes sur le terrain aussitôt que possible», a-t-il ajouté commentant la découverte de six nouveaux corps rejetés par la mer prés de Suai dans le sud-ouest du territoire. La Commission des Nations unies pour les droits de l’homme a voté le mois dernier par 32 voix contre 12 la mise en place d’une commission d’enquêtes sur les atrocités que les soldats et les miliciens indonésiens sont suspectés d’avoir commises au Timor-Oriental. Xanana Gusmao, le dirigeant de la résistance est-timoraise en qui beaucoup voient le premier chef d’État du Timor-Oriental indépendant, a annoncé à Canberra qu’il prévoyait de rentrer à Dili la semaine prochaine. M. Gusmao avait été fait prisonnier il y a 7 ans au Timor-Oriental et condamné à Jakarta à 20 ans de prison. Depuis sa libération le mois dernier, M. Gusmao a parcouru le monde, notamment les États-Unis et l’Europe, pour mobiliser le soutien et l’aide internationale pour reconstruire le territoire systématiquement dévasté et vidé de sa population par les soldats et les miliciens indonésiens en retraite. Le général Peter Cosgrove, commandant de l’Interfet a déclaré jeudi qu’il «attendait toujours» des précisions sur les déclarations du général Wiranto, le commandant en chef indonésien qui a annoncé mardi la mise en place de patrouilles communes dans la région frontalière. «Nous étudierons très sérieusement tout ce qu’il pourrait nous dire car il est le chef incontesté des forces armées indonésiennes», a ajouté le général Cosgrove qui s’est d’autre part déclaré favorable à la mise en place d’une «zone-tampon» a la frontière du Timor-Oriental. Le général Wiranto avait suggéré mardi la mise en place de patrouilles communes dans la région frontalière ainsi que l’échange d’information entre l’Interfet et l’armée indonésienne. Le général Cosgrove a, d’autre part, affirmé que le chef de la police indonésienne à Dili avait reconnu que c’était bien les soldats de Djakarta qui avaient ouvert le feu les premiers dimanche dernier dans la région frontalière. Cet incident, le premier accrochage entre des soldats internationaux et des Indonésiens en uniforme, s’est traduit par la mort d’au moins un militaire de Djakarta et a déclenché une crise diplomatique entre l’Interfet et l’Indonésie.
Les relations restaient fraîches entre la Force internationale pour le Timor-Oriental et les autorités militaires indonésiennes, dont les déclarations de bonne volonté faites devant la presse tardent à se matérialiser sur le terrain. Ian Martin, le chef de la Mission des Nations unies pour le Timor-Oriental (Unamet) s’est, de son côté, déclaré soucieux qu’il n’y ait pas encore sur place les moyens d’enquêter sur les atrocités qui ont pu se dérouler dans l’ancienne colonie portugaise. «J’espère qu’il pourra y avoir des enquêtes sur le terrain aussitôt que possible», a-t-il ajouté commentant la découverte de six nouveaux corps rejetés par la mer prés de Suai dans le sud-ouest du territoire. La Commission des Nations unies pour les droits de l’homme a voté le mois dernier par 32 voix contre 12 la mise...
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