Même Hitchcock – c’est dire! – n’échappe pas aux fabricants de remakes. Il est vrai que le maître du suspense avait refait un de ses propres films : The Man Who Knew Too Much. Première version (noir et blanc), en 34, avec Peter Lorre. Remake (couleur), en 56, avec James Stewart et Doris Day. Deux cinéastes anglais de second plan s’attaquèrent à l’œuvre d’Hitchcock : Don Sharp, en 78, avec The 39 Steps, et Anthony Page, en 79, avec The Lady Vanishes. L’un et l’autre avec des résultats plus que mitigés. Mais le comble fut atteint, tout récemment, avec le navet de Gus Van Sant qui avait recopié, au plus près (?!), le Psycho d’Alfred Hitchcock. Visiblement, la photocopieuse du sieur Gus Van Sant laissait beaucoup à désirer : un modèle obsolète, sans doute? Voilà que les Français s’y sont mis aussi, avec des résultats guère plus appréciables. Drôle d’idée, aussi, que de s’en prendre à des auteurs comme Sacha Guitry et Marcel Pagnol. On a commencé par Guitry : le nouveau Quadrille, d’ailleurs pas mal réalisé (et joué) par Valérie Lemercier, n’a pas fait tellement d’éclat. On se demande si les projets d’autres remakes de films de Guitry auront des suites. Avec Pagnol, les choses sont plus graves. L’expérience du Schpountz vient de se révéler désastreuse. Le film de Pagnol – avec Fernandel, génial – date de 37. La version «moderne» de Gérard Oury, avec un Smaïn imitant Fernandel (!), n’a convaincu personne. Pour le moins. Les leçons auront-elles servi? Sans doute non. Pas plus qu’à Hollywood, où l’on tourne remake après remake (au fait, n’oublions pas A Perfect Murder, d’Andrew Davis, d’après Dial M for Murder d’Hitchcock!). Après les deux Getaway, nous allons voir bientôt Thomas Crown, de John McTiernan, qui ne serait pas (tout à fait) la copie conforme de The Thomas Crown Affair de Norman Jewison (68). Dans les deux films, il y a Faye Dunaway. Une consolation?
Même Hitchcock – c’est dire! – n’échappe pas aux fabricants de remakes. Il est vrai que le maître du suspense avait refait un de ses propres films : The Man Who Knew Too Much. Première version (noir et blanc), en 34, avec Peter Lorre. Remake (couleur), en 56, avec James Stewart et Doris Day. Deux cinéastes anglais de second plan s’attaquèrent à l’œuvre d’Hitchcock : Don Sharp, en 78, avec The 39 Steps, et Anthony Page, en 79, avec The Lady Vanishes. L’un et l’autre avec des résultats plus que mitigés. Mais le comble fut atteint, tout récemment, avec le navet de Gus Van Sant qui avait recopié, au plus près (?!), le Psycho d’Alfred Hitchcock. Visiblement, la photocopieuse du sieur Gus Van Sant laissait beaucoup à désirer : un modèle obsolète, sans doute? Voilà que les Français s’y sont mis aussi,...
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