Insolite - A trente centimètres des clients Danser sans string à Liverpool
le 14 octobre 1999 à 00h00
Le conseil municipal de Liverpool (nord-ouest de l’Angleterre) a décidé cette semaine d’autoriser les danseuses nues se produisant dans les bars de la ville à continuer de se dénuder, en dépit des demandes de la police locale, choquée par le comportement de certaines artistes. À l’issue d’une minutieuse enquête, la police du Merseyside avait demandé aux autorités locales d’interdire aux jeunes filles dansant nues sur les tables de retirer ou de «rajuster» leurs strings. Les policiers souhaitaient également que les danseuses respectent une distance de sécurité d’au moins soixante centimètres. La législation leur interdit actuellement de s’approcher à moins de trente centimètres des spectateurs. Mais le conseil municipal de Liverpool a décidé de donner six mois aux quatre bars proposant ce genre de divertissement pour faire leurs preuves et établir un système d’autorégulation permettant à leurs danseuses de continuer à danser nues. La question sera réexaminée en mars 2000 par le comité municipal délivrant les permis en la matière, composé de dix membres, tous masculins. «Nos officiers ont visité les quatre bars pendant quelque temps et se sont inquiétés à plusieurs reprises du comportement de certaines des danseuses», a déclaré devant le comité le sergent Ian Hannant, représentant la police de la région. «Certaines d’entre elles se sont touchées d’une manière obscène alors qu’elles étaient encore habillées, puis après avoir retiré leur string», s’est-il alarmé. Made in USA «Nous pensons qu’il doit y avoir une limite et la question de la distance minimale et du string est cruciale», a lancé le sergent Hannant, estimant que ces jeunes femmes «allaient trop loin pour divertir» et que leur comportement était «lubrique». «Si les filles se tenaient juste debout et couvraient leur intimité, ça irait, mais certaines ne s’en tiennent pas là. Elles se penchent!», s’est enflammé le policier. Clara Wall, 25 ans, qui se produit au Sugar Fantasy Bar, est de son côté venue expliquer les ficelles du métier au comité : «Nous retirons le string pendant une trentaine de secondes, sur trois minutes de danse au total, et c’est juste pour aguicher. Si on devait le garder, les gens ne viendraient pas et nous serions obligées de fermer boutique». La mode des danseuses nues dans les bars, importée des États-Unis et visant particulièrement les employés des grandes entreprises britanniques, remporte un succès croissant en Grande-Bretagne, notamment dans le quartier d’affaires londonien de la City. Les cadres du quartier voisin de Westminster ou de Manchester (nord-ouest) sont moins chanceux : le conseil local juge l’absence de string indécente et oblige les danseuses à conserver cet accessoire.
Le conseil municipal de Liverpool (nord-ouest de l’Angleterre) a décidé cette semaine d’autoriser les danseuses nues se produisant dans les bars de la ville à continuer de se dénuder, en dépit des demandes de la police locale, choquée par le comportement de certaines artistes. À l’issue d’une minutieuse enquête, la police du Merseyside avait demandé aux autorités locales d’interdire aux jeunes filles dansant nues sur les tables de retirer ou de «rajuster» leurs strings. Les policiers souhaitaient également que les danseuses respectent une distance de sécurité d’au moins soixante centimètres. La législation leur interdit actuellement de s’approcher à moins de trente centimètres des spectateurs. Mais le conseil municipal de Liverpool a décidé de donner six mois aux quatre bars proposant ce genre de...
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