Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Italie LVMH et Prada raflent la prestigieuse griffe Fendi

Un duo inédit constitué de la maison de mode italienne Prada et du géant du luxe français LVMH a raflé la prestigieuse griffe Fendi, surtout célèbre pour ses sacs à main. Après des semaines d’intenses tractations, les cinq sœurs Fendi, qui détiennent à parts égales la maison de mode romaine, ont décidé de céder le contrôle de leur société en accordant aux deux associés une participation d’au moins 51 %. La famille Fendi est «fière» d’avoir pu conclure un accord avec ces «groupes de niveau mondial» et de pouvoir ainsi bénéficier des «ressources» des deux acquéreurs, affirme un communiqué. «Leur contribution permettra une nouvelle phase de développement des marques Fendi, valorisant la tradition familiale, les compétences, l’identité et l’autonomie stylistique» de la griffe. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Mais les chiffres avancés par la presse spécialisée atteignent des sommets. Le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore affirmait que Prada et LVMH avaient proposé entre 900 millions et 1 milliard d’euros tandis que Women’s Wear Daily citait le chiffre de 850 millions de dollars. Ce rachat se fait à la barbe de Domenico De Sole, le patron de Gucci, qui avait également fait une offre de rachat, mais d’un moindre montant. La maison toscane avait semblé renoncer, déclarant qu’à ce niveau de prix la marque ne l’intéressait plus. M. De Sole n’était pas le seul à s’intéresser à la marque aux doubles F. L’investisseur américain Texas Pacific Group s’était également porté candidat et la presse italienne mentionnait aussi le nom du joaillier romain Bulgari. Avec cette acquisition, LVMH prend une petite revanche sur Gucci qu’il avait cherché en vain à conquérir au début de l’année. Le groupe français peut aussi enfin prendre pied en Italie, patrie du prêt-à-porter haut de gamme, un secteur où il est jusqu’à présent peu actif. Pour Prada, cette opération s’inscrit dans une stratégie d’acquisitions tous azimuts. Le patron de la maison milanaise, Patrizio Bertelli, mari de la styliste Miuccia Prada, a pour objectif de créer un groupe multimarques de prêt-à-porter de luxe. Après avoir mis la main sur le styliste autrichien Helmut Lang, il s’est offert en août la maison de la styliste allemande Jil Sander puis en septembre les chaussures de luxe anglaises Church. Depuis plus d’un an, Carla Fendi qui dirige le groupe et sa soeur Anna, styliste responsable de la ligne, désiraient vendre la marque. Mais des divergences au sein de la famille ont retardé la conclusion de l’affaire et contribué à faire monter les enchères. La «proie la plus alléchante de la mode italienne», selon l’expression du magazine économique italien Il Mondo, attirait beaucoup de convoitises : la marque est connue à travers le monde entier et réalise 80 % de son chiffre d’affaires hors d’Italie. Un tiers des ventes sont réalisés aux États-Unis et un autre tiers en Asie. Pour le reste, la maison reste relativement secrète sur ses comptes. Les ventes directes devraient avoisiner, en 1999, 155 millions d’euros (+10 % sur 1998) tandis que le chiffre d’affaires global (incluant les royalties) devrait atteindre 310 millions, croit savoir Il Mondo.
Un duo inédit constitué de la maison de mode italienne Prada et du géant du luxe français LVMH a raflé la prestigieuse griffe Fendi, surtout célèbre pour ses sacs à main. Après des semaines d’intenses tractations, les cinq sœurs Fendi, qui détiennent à parts égales la maison de mode romaine, ont décidé de céder le contrôle de leur société en accordant aux deux associés une participation d’au moins 51 %. La famille Fendi est «fière» d’avoir pu conclure un accord avec ces «groupes de niveau mondial» et de pouvoir ainsi bénéficier des «ressources» des deux acquéreurs, affirme un communiqué. «Leur contribution permettra une nouvelle phase de développement des marques Fendi, valorisant la tradition familiale, les compétences, l’identité et l’autonomie stylistique» de la griffe. Le montant de...