M. François Curiel, PDG de l’International chez Christie’s, a écrit dans la Tribune de Genève un article sur la bijouterie au Moyen-Orient dans lequel il fait la part belle aux grandes maisons libanaises comme Georges Hakim et fils, Tabbah, Mouawad et Chatila. Voici ce qu’il écrit: «Bien que Christie’s n’ait jamais organisé de ventes au Moyen-Orient, les clients de la région demeurent parmi les plus importants et actifs du monde dans le domaine de la joaillerie et des objets précieux. Ils achètent régulièrement plus de 25% des “lots” dans nos vacations les plus prestigieuses. Qui plus est, le nombre des abonnés à nos catalogues croît régulièrement. Cet intérêt peut être en grande partie attribué à la tradition culturelle de nombreux pays du Moyen-Orient, qui consiste à offrir des bijoux aux épouses et enfants, afin de les protéger contre les difficultés éventuelles de la vie. Cette coutume va de simples créations en or à d’impressionnantes parures en diamants et pierres précieuses pour les plus fortunés. Ainsi s’est développé un certain style de joaillerie, spectaculaire et serti de gemmes imposantes, qui convient particulièrement au goût de ces collectionneurs. Qui dit collectionneurs dit joailliers, et la réputation de nombreuses maisons séoudiennes, libanaises et des Émirats arabes unis, entre autres, s’est forgée en s’adressant à leurs besoins spécifiques. Les plus grandes marques Parmi les plus connues sur la place internationale figurent les joailleries Jahan et Mouawad, toutes deux créées au XIXe siècle. Ces deux firmes sont, en 1999, dirigées par un descendant de leurs fondateurs respectifs et implantées dans les capitales les plus importantes du monde. Grâce à leur talent et à la qualité de leurs artisans, ils ont créé de nombreuses pièces pour les familles royales du Moyen-Orient et même d’Asie. Robert Mouawad en particulier, avec l’aide de ses trois fils, a développé une affaire de bijoux et de montres véritablement globale, remportant un vif succès aussi bien en Europe qu’en Asie, et évidemment au Moyen-Orient. La famille Chatila, originaire du Liban, a su aussi s’imposer à Genève et à Londres, alors que les maisons Tabbah et Georges Hakim et fils gèrent leurs activités depuis Beyrouth. Aussi présent sur le marché, al-Fardan règne à Doha, au Qatar, à Damas, à Dubaï et dans les Émirats arabes unis. Sheikh Ahmed Hassan Fitaihi arriva sur la scène des ventes aux enchères en 1990, à la tête de complexes commerciaux à Jedda et Riyad. Jusqu’à très récemment, il était presque “commun” que celui-ci achète à lui seul une grande partie des vacations des deux maisons, Christie’s et Sotheby’s. En 1996, Sheikh Fitaihi surprit la profession une fois encore lorsqu’il devint propriétaire de la firme Marina B. Tout en respectant son image traditionnelle auprès de sa clientèle, principalement européenne, il en assura le développement en Arabie séoudite, puis à Tokyo et bientôt à Dubaï. L’or au kilo Alors que ces animateurs négocient des ventes au plus haut niveau, le commerce plus modeste mais tout aussi actif se poursuit à travers les marchés locaux. Ainsi, au souk de Dubaï, dans une ambiance qui rappelle la fameuse 47e rue de New York, l’or se vend au kilo et tous les acheteurs du monde y convergent pour acheter le métal précieux le plus raffiné. Ceux qui sont bien introduits peuvent même dénicher des gemmes plus importantes qui suscitent la convoitise des négociants européens et américains. Afin de se familiariser avec ce marché important, Spink, une société du Groupe Christie’s, organisa sa première exposition de bijoux au Liban il y a à peine un an. Présenté avec des tableaux du XIXe siècle dans l’hôtel al-Bustan de Beyrouth, l’événement fut placé sous le patronage de Mme Rafik Hariri, épouse du Premier ministre de l’époque. Plus de 700 invités se pressèrent aux vitrines lors de la soirée d’ouverture, témoignant de l’intérêt et de l’enthousiasme du public de la région. Présence notoire sur la scène internationale D’une activité locale foisonnante, les joailliers et collectionneurs du Moyen-Orient ont développé une présence notoire sur la scène internationale de la joaillerie à la fin de ce siècle. Et les grandes maisons européennes, américaines et asiatiques de la place Vendôme, Madison Avenue, Bond Street, Via Condotti et Montenapoleone, ainsi que Ginza, doivent aujourd’hui compter avec des confrères du Moyen-Orient dont les marques sont des plus reconnues au niveau mondial».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats M. François Curiel, PDG de l’International chez Christie’s, a écrit dans la Tribune de Genève un article sur la bijouterie au Moyen-Orient dans lequel il fait la part belle aux grandes maisons libanaises comme Georges Hakim et fils, Tabbah, Mouawad et Chatila. Voici ce qu’il écrit: «Bien que Christie’s n’ait jamais organisé de ventes au Moyen-Orient, les clients de la région demeurent parmi les plus importants et actifs du monde dans le domaine de la joaillerie et des objets précieux. Ils achètent régulièrement plus de 25% des “lots” dans nos vacations les plus prestigieuses. Qui plus est, le nombre des abonnés à nos catalogues croît régulièrement. Cet intérêt peut être en grande partie attribué à la tradition culturelle de nombreux pays du Moyen-Orient, qui consiste à offrir des bijoux aux épouses et...