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Actualités - Chronologie

Rugby - Mondial 99 Les trois sudistes et le reste du monde(photo)

La deuxième journée de la Coupe du monde a confirmé la tendance. Les trois grandes nations de l’hémisphère sud, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande et Australie semblent largement supérieures au reste du monde et demeurent les principales favorites dans la course au titre. Les trois «grands» disposent d’un certain confort moral. Les Springboks, les All Blacks et les Wallabies ont déjà en poche leur billet pour les quarts de finale. Pendant ce temps, l’Angleterre, autre prétendant crédible, devra passer par les barrages pour accéder à la phase finale. Au-delà des considérations «matérielles», les Sudistes ont encore démontré qu’ils possédaient une longueur d’avance sur les autres prétendants. Les All Blacks ont effectué une véritable démonstration d’organisation défensive, de maîtrise et d’opportunisme face à l’Angleterre, battue (30-16) le 9 octobre à Twickenham. La présence d’individualités «hors normes» comme Jonah Lomu fait des Néo-Zélandais les principaux favoris pour le titre. Le temps travaille pour les Sudistes Bousculés, empruntés, les Australiens n’ont jamais paru en danger à Dublin. Ils ont peiné pour dompter l’enthousiasme irlandais, avant de s’imposer (23-3). Au passage, la mêlée des Wallabies, privée du pilier Patricio Noriega, forfait pour la fin du Mondial, a laissé apparaître de sérieux signes de faiblesse. Surtout, les lignes arrières ont commis d’inhabituelles et nombreuses fautes de main qui ont gâché de multiples enchaînements. «Nous devrons travailler si nous voulons aller jusqu’au bout», a résumé l’entraîneur Rod MacQueen. Le temps ne manque pas ! Les Australiens disposent de deux semaines complètes pour préparer la suite de la Coupe du monde et, notamment, le quart de finale, vraisemblablement face au Pays de Galles, le 23 octobre à Cardiff. Les Sud-Africains sont eux quasiment certains de leur participation aux quarts de finale depuis leur victoire en Écosse (46-29) le 3 octobre. Résultat : pendant que les «réservistes» pataugeaient sans conséquence face à l’Espagne, les titulaires travaillaient. Les adversaires travaillent pour la France Le temps, le travail, le confort moral : ces trois éléments risquent de manquer à l’autre prétendant sérieux au titre, l’Angleterre. Les Anglais ont produit beaucoup de jeu face aux All Blacks. Mais ils ont buté sur la défense néo-zélandaise, avant de s’effondrer en fin de match. Cette défaite risque d’affecter moralement le XV de la Rose. Surtout, elle contraint les Anglais à passer par les barrages face au deuxième de la poule C (perdant de France-Fidji, samedi), quatre jours avant un quart de finale face aux Springboks, programmé le 24 octobre au stade de France. Clive Woodward, l’entraîneur anglais, devra gérer intelligemment son effectif pour pouvoir passer les tours suivants. Les Anglais peuvent au moins s’appuyer sur quelques certitudes : ils ont fait douter les All Blacks pendant plus d’une heure. En revanche, la France a enterré face à la Namibie les espoirs nés de la première victoire face au Canada. Accablés par le doute, les Français devront absolument battre les Fidjiens samedi, sous peine d’affronter l’Angleterre en barrage. Mais en cas de victoire, le XV de France sera qualifié directement pour les quarts de finale, où il pourrait affronter l’Irlande à Dublin. Loin de leur meilleur niveau, les Irlandais semblent constituer un adversaire à la portée des Français, fussent-ils moyens. Alors que l’Angleterre, même à son meilleur niveau, devrait rencontrer de grosses difficultés face aux Springboks... Ainsi, la France, avec ses doutes, pourrait être le seul représentant de l’hémisphère nord, en demi-finale. Au milieu des trois Sudistes... Le XV de France se fait tirer l’oreille Agacés par la terne prestation contre les modestes Namibiens, les sélectionneurs du XV de France ont procédé lundi à une sévère critique de leurs protégés avec pour mot d’ordre : la discipline. «Il fallait effectuer un “recadrage” avant le match décisif contre les Fidji», a expliqué le manager général Jo Maso. «Il fallait que cesse le laxisme». «Notre problème est que l’on joue comme on vit. On s’installe dans son petit confort, on est dans un bel hôtel et on se sent bien. Il fallait en finir avec ça». Le message diffusé haut et fort par Maso appelait à un changement radical d’état d’esprit des joueurs sous peine de rapidement quitter la Coupe du monde. «Les gars se comportaient comme s’ils disputaient une Coupe latine et non une Coupe du monde», a poursuivi Maso. «Leur manque de rigueur dans le jeu tient à leur état d’esprit qui n’est pas à la hauteur de l’événement». «Je leur ai expliqué que contre la Namibie nous aurions dû marquer 80 points et non pas 40», a-t-il poursuivi. «L’objectif de cette mise au point était de toucher leur orgueil pour les obliger à réagir». Le message a été reçu clair et net par les joueurs et leur capitaine Raphaêl Ibanez. «Nous n’avions, pour certains, pas pris la mesure de l’événement», a-t-il reconnu. «Nous avions du mal à réagir mentalement à ce qui se passait sur le terrain». «Il y avait beaucoup de fébrilité dans cette équipe parce nous nous mettions beaucoup de pression pour des choses qui n’en valaient sans doute pas la peine». À moitié bien Une autre explication avancée par les joueurs concerne le niveau de leurs adversaires et la motivation affaiblie qui en découle. «On ne peut pas aborder de la même façon un match contre les All Blacks et une rencontre contre un pays moyen comme la Namibie», précise le deuxième ligne Fabien Pelous. «Cela ne signifie pas que nous ne sommes pas motivés». «Je crois que plus l’adversaire est fort et plus nos prestations sont bonnes», ajoute l’ailier Olivier Sarramea. «Pour bien jouer, il faut être deux». Lors de cette explication à huis clos, les joueurs ont fait valoir que leur niveau de jeu allait progressivement s’élever au fil des rencontres. Cela n’a pas totalement convaincu Maso qui aurait préféré calmer les ardeurs de ses troupes plutôt que les exhorter à l’effort. «On nous critique mais nous ne sommes pas les seuls à connaître des problèmes. Regarder les Irlandais qui ont été incapables de marquer un essai ou les Écossais qui ont mal joué contre l’Uruguay», souligne le centre Richard Dourthe. «Il n’y a aucune raison de s’alarmer». Car malgré les approximations dans les passes, la lenteur dans la libération du ballon ou les erreurs dans les phases de conquête, les Français restent leaders du groupe C avec pour objectif une accession directe aux quarts de finale. Ils affronteront les Fidji samedi à Toulouse dans une finale de la poule C dont le deuxième sera condamné à aller jouer un match de barrage contre l’Angleterre à Twickenham. «Nous ne sommes pas surpris de devoir jouer cette espèce de huitièmes de finale contre eux», a expliqué l’arrière Ugo Mola. «Avant le début de la Coupe du monde, nous savions qu’ils étaient nos plus dangereux adversaires». «Nous les avons battus il y a deux ans», a rappelé Ibanez. «Leur jeu a progressé dans la maîtrise mais nous savons vraiment à quoi nous attendre». Sifflé à sa sortie du Parc Lescure à Bordeaux, le XV de France espère arracher quelques applaudissements au Stadium de Toulouse. «Les gens comprennent notre rugby si nous gagnons des matches et si nous jouons bien», conclut Ibanez. «Pour l’instant, on gagne des matches et on joue à moitié bien». Italie : sept changements pour affronter les Tonga Sept changements ont été apportés à la composition de l’équipe d’Italie qui affrontera les Tonga, dimanche à Leicester, lors de la deuxième journée de la Coupe du monde (groupe B). Par rapport au match perdu face à l’Angleterre (67-7) le 2 octobre à Twickenham, l’entraîneur Massimo Mascioletti a profondément modifié la composition du pack. En troisième ligne, Carlo Caione remplace le N.8 Orazio Arancio, relégué sur le banc des remplaçants, alors que Stefano Saviozzi prend la place de Mauro Bergamasco, forfait pour la fin du Mondial. En deuxième ligne, Carlo Checchinato est titularisé à la place de Valter Cristofoletto. En première ligne, Andrea Castellani remplace Franco Properzi-Curti au poste de pilier droit, alors qu’Alessandro Moreno a été préféré à Federico Pucciarello à gauche. Deux changements concernent les lignes arrières, avec la rentrée de Fabio Roselli à la place de Nick Zisti sur l’aile gauche et celle d’Alessandro Ceppolino qui prend la place de Luca Martin au centre. Italie : Pini – Vaccari, Stoica, Ceppolino, Roselli – (o) Dominguez, (m) Troncon – Saviozzi, Caione, Giovanelli (cap.) – Giacheri, Checchinato – Castellani, Moscardi, Moreno Remplaçants : Mazzucato, Mazzariol, Mazzi, Arancio, Cristofolettoi, Properzi-Curti, Moretti.
La deuxième journée de la Coupe du monde a confirmé la tendance. Les trois grandes nations de l’hémisphère sud, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande et Australie semblent largement supérieures au reste du monde et demeurent les principales favorites dans la course au titre. Les trois «grands» disposent d’un certain confort moral. Les Springboks, les All Blacks et les Wallabies ont déjà en poche leur billet pour les quarts de finale. Pendant ce temps, l’Angleterre, autre prétendant crédible, devra passer par les barrages pour accéder à la phase finale. Au-delà des considérations «matérielles», les Sudistes ont encore démontré qu’ils possédaient une longueur d’avance sur les autres prétendants. Les All Blacks ont effectué une véritable démonstration d’organisation défensive, de maîtrise et...