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Actualités - Chronologie

Investissement L'Espagne, pays de l'UE le plus ouvert aux capitaux étrangers

L’Espagne est le pays européen le plus ouvert aux capitaux étrangers, selon les conclusions du CREP, une association qui regroupe un grand nombre d’institutions financières de la place de Paris. Le centre d’étude des politiques financières de Strasbourg a réalisé à la demande du CREP une enquête sur la part des non-résidents dans le capital des sociétés de cinq pays de l’Union européenne : Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni. En Espagne, les capitaux étrangers représentent 26 % des capitaux propres des sociétés non cotées, près de 39 % de ceux de l’ensemble des sociétés cotées et près de 48 % de ceux des sociétés cotées figurant dans l’indice de référence de la Bourse de Madrid. La pénétration du capital étranger dans les autres pays est moins importante selon cette étude qui a été réalisée sur la configuration capitalistique des sociétés en 1996. Pour les sociétés non cotées, les taux moyens de détention des capitaux propres par des étrangers vont de 13 à 16 %. Pour les sociétés cotées, les taux moyens vont de 20 à 24 %. Cette étude fait toutefois remarquer qu’au Royaume-Uni, où le taux est inférieur à 20 %, existe sans doute une sous-estimation dans la mesure où des sociétés étrangères sont susceptibles d’utiliser des «relais» les faisant apparaître comme des investisseurs britanniques. Pour les sociétés cotées figurant dans des indices de référence, les taux moyens de détention par les non-résidents vont de 24 à 28 %, plus élevés en Allemagne et en France qu’en Italie. En part de capital détenu, les investisseurs américains viennent en tête en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, avec des pourcentages de pénétration parmi les non-résidents de 22, 30 et 43 %. Dans le cas de l’Allemagne et de la France, si l’on additionne les pays de l’Union européenne, on obtient une part globale nettement plus importante que celle qu’occupent les États-Unis. En Italie, les Allemands viennent juste devant les Américains. En Espagne, ce sont les Français qui coiffent de peu les Américains. Dans l’indice de référence en Allemagne, 28,5 % des étrangers détiennent la capitalisation du Dax 30. En Espagne, la part des étrangers dans l’indice Ibex 35 est de 47,8 %. En Italie, les étrangers détiennent 24 % du MIB 30 et au Royaume-Uni 18,8 % du Footsie 100. En France, toujours selon cette étude, les étrangers détenaient en 1996 28,1 % des sociétés figurant dans le CAC 40, 22,2 % de l’ensemble des sociétés cotées et 16,1% des sociétés non cotées. Ces chiffres diffèrent sensiblement de ceux de l’enquête de la Banque de France menée à intervalles réguliers. Au deuxième trimestre 1999, la Banque centrale estimait à 40 % la part des étrangers dans le capital des sociétés cotées françaises. Selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le flux d’investissement direct en France aurait atteint 165 milliards de francs (25,15 milliards d’euros) en 1998, en hausse de 20 % par rapport à 1997.
L’Espagne est le pays européen le plus ouvert aux capitaux étrangers, selon les conclusions du CREP, une association qui regroupe un grand nombre d’institutions financières de la place de Paris. Le centre d’étude des politiques financières de Strasbourg a réalisé à la demande du CREP une enquête sur la part des non-résidents dans le capital des sociétés de cinq pays de l’Union européenne : Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni. En Espagne, les capitaux étrangers représentent 26 % des capitaux propres des sociétés non cotées, près de 39 % de ceux de l’ensemble des sociétés cotées et près de 48 % de ceux des sociétés cotées figurant dans l’indice de référence de la Bourse de Madrid. La pénétration du capital étranger dans les autres pays est moins importante selon cette étude qui a...