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Actualités - Chronologie

Vidéo-club de l'IESAV La première tranche de la saison(photos)

La nouvelle saison du Vidéo-Club de l’Iesav démarre le lundi 18 octobre – aussitôt après la clôture du 3e FIB (jeudi 14). Selon une (agréable) tradition solidement établie, l’ouverture se place sous le signe du divertissement – de choix, évidemment – car le cinéma se doit d’être, aussi, un plaisir. Mission confiée à Stanley Donen et Fred Astaire, qui s’en tirent... royalement. – Après quoi virage à 180 degrés: on passe au cinéma résolument moderne (canadien, en l’occurrence). Et puis, suivront les grands classiques indémodables: Hitchcock, Huston et Kazan seront à l’affiche – tous avec des titres de prestige. À noter une parenthèse plus légère – française – histoire de reprendre souffle: un Sacha Guitry relativement peu connu sera au programme. – 18 octobre: Royal Wedding, film américain de Stanley Donen (1951), avec Fred Astaire, Jane Powell, Peter Lawford. Titre français: Mariage royal (durée 1h33). Tom et Ellen, danseurs à Broadway, sont frère et sœur. Ils sont engagés à Londres, où vont se marier Elizabeth (n°2) et le duc d’Edimbourg... grands spectacles de tous bords! Le «musical» hollywoodien dans toute sa gloire: technicolor éblouissant, Arthur Fred à la production, Stanley Donen à la mise en scène... lequel, curieusement, vient d’annoncer son retour derrière les caméras! Et surtout, Astaire danse, danse au plafond, avec un porte-manteau, avec n’importe quoi... génial! – 25 octobre: Exotica, film canadien d’Atom Egoyan (1994), avec Bruce Greenwood, Mia Kirshner, Don McKellar et Elias Koteas. Même titre en France (durée: 1h43). Révélé au grand public avec son film remarquable de 1997, The Sweet Hereafter (De beaux lendemains), Egoyan avait réalisé précédemment Exotica, film curieux, audacieux et trouble, fait de pulsions refoulées et de relations difficiles entre des êtres perdus de solitude... Exotica, choisi comme «meilleur film canadien» en 94, avait été primé en particulier au Festival de Cannes. 1er novembre: Rebecca, film américain d’Alfred Hitchcock (1940), avec Laurence Olivier, Joan Fontaine, George Sanders et Judith Anderson. Même titre en France (durée: 2h10). Au Vidéo Club de l’Iesav, on n’a pas attendu le 100e anniversaire de sa naissance, ou n’importe quelle autre occasion, pour célébrer le cinéma selon Hitchcock: cela fait des années que nous donnons à découvrir l’œuvre d’un des plus grands cinéastes du monde. Rebecca est le premier film américain d’Hitchcock: il était arrivé à Hollywood en projetant d’y tourner une adaptation de l’histoire du... Titanic (avec quel suspense à la clé, ou à l’ancre?!)! Sur les thèmes chers à la romancière Daphné du Maurier, Hitchcock a fait un «film secret, très personnel, oscillant entre le romanesque et l’onirisme» (selon Noël Simsolo). Dans ses célèbres entretiens avec Hitchcock, François Truffaut avait fait remarquer que Rebecca est resté «un film très moderne, très solide», qui avait eu l’Oscar du meilleur film en son temps. L’interprétation est superbe, et Rebecca fut un grand succès public (et critique). 8 novembre: The Asphalt Jungle, film américain de John Huston (1950), avec Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen et... Marilyn Monroe. Titre français: Quand la ville dort (durée1h52). Un des «modèles» du grand film «noir» hollywoodien: Asphalt Jungle a été sans cesse imité, copié et «remaké». Huston y démontrait avec un brio extraordinaire – et une intelligence rare – ce qu’un vrai grand cinéaste pouvait faire d’un sujet a priori standard (un fric-frac méthodiquement planifié). Tout est question de scénario, de mise en scène, bref du sens du cinéma (sans oublier les personnages secondaires). Avec une des premières apparitions (pas passée inaperçue!) de M.M. à l’écran. 15 novembre: Tu m’as sauvé la vie, film français de, et avec, Sacha Guitry, Fernandel, Lana Marconi et Jeanne Fusier-Gir (durée1h29). À propos de Sacha Guitry, quand donc finira-t-on par comprendre qu’il est vain, déplacé et ridicule de passer ses films à la moulinette des remakes «modernes»? Le dernier exemple en date, Le Schpountz, avec Smaïn – qui prétendait relayer Fernandel, justement lui – a été une catastrophe. Cela souligne que Tu m’as sauvé la vie, sans doute le seul film où Fernandel a joué pour Guitry, est un divertissement mineur. Mais l’esprit du maître, lui, est toujours resté un atout majeur. – Les séances auront lieu les lundis, comme toujours à 19h, au Théâtre Monnot, rue de l’USJ.
La nouvelle saison du Vidéo-Club de l’Iesav démarre le lundi 18 octobre – aussitôt après la clôture du 3e FIB (jeudi 14). Selon une (agréable) tradition solidement établie, l’ouverture se place sous le signe du divertissement – de choix, évidemment – car le cinéma se doit d’être, aussi, un plaisir. Mission confiée à Stanley Donen et Fred Astaire, qui s’en tirent... royalement. – Après quoi virage à 180 degrés: on passe au cinéma résolument moderne (canadien, en l’occurrence). Et puis, suivront les grands classiques indémodables: Hitchcock, Huston et Kazan seront à l’affiche – tous avec des titres de prestige. À noter une parenthèse plus légère – française – histoire de reprendre souffle: un Sacha Guitry relativement peu connu sera au programme. – 18 octobre: Royal Wedding, film...