La police perquisitionne le complexe japonais de Tokaimura
le 07 octobre 1999 à 00h00
Une centaine de policiers ont perquisitionné hier les locaux administratifs du complexe nucléaire japonais de Tokaimura, où 49 personnes avaient été exposées jeudi à des radiations à la suite d’une réaction nucléaire due à une erreur de manipulation, a annoncé la police. Plusieurs dizaines de policiers ont également effectué une perquisition à Tokyo au siège de la société JCO Co., filiale du groupe privé Sumitomo Metal Mining, qui exploite le centre de Tokaimura, situé à 120 kilomètres au nord-est de la capitale. La police, qui s’est déjà rendu sur les lieux dimanche et lundi, soupçonne la direction de JCO de négligence professionnelle et de violation des réglementations de sécurité nucléaire. La société a reconnu que ses employés n’avaient pas suivi en totalité le manuel lors de la délicate opération dont ils avaient la charge. Le Premier ministre Keizo Obuchi devait se rendre hier après-midi à Tokaimura pour rencontrer les autorités locales et les habitants. «J’espère apaiser les craintes des résidents», a-t-il déclaré dans la matinée à la presse. Il a par ailleurs souhaité que la police «prenne les mesures nécessaires pour faire toute la lumière sur l’accident». Parallèlement, les médecins d’un hôpital spécialisé de Tokyo ont commencé hier matin une opération de greffe de moelle osseuse sur l’employé le plus sérieusement irradié lors de l’accident, Hisashi Ouchi, 35 ans. Ce dernier est toujours dans un état très sérieux, tout comme l’un de ses collègues, âgé de 39 ans. Le nouveau ministre des Sciences et Techniques, Hirofumi Nakasone, a affirmé mardi que le Japon allait poursuivre son programme électro-nucléaire, «nécessaire au développement» du pays.
Une centaine de policiers ont perquisitionné hier les locaux administratifs du complexe nucléaire japonais de Tokaimura, où 49 personnes avaient été exposées jeudi à des radiations à la suite d’une réaction nucléaire due à une erreur de manipulation, a annoncé la police. Plusieurs dizaines de policiers ont également effectué une perquisition à Tokyo au siège de la société JCO Co., filiale du groupe privé Sumitomo Metal Mining, qui exploite le centre de Tokaimura, situé à 120 kilomètres au nord-est de la capitale. La police, qui s’est déjà rendu sur les lieux dimanche et lundi, soupçonne la direction de JCO de négligence professionnelle et de violation des réglementations de sécurité nucléaire. La société a reconnu que ses employés n’avaient pas suivi en totalité le manuel lors de la délicate...
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