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Actualités - Chronologie

Judo - Championnats du monde Stéphane Traineau : 1991 dans le rétro

Après le forfait de David Douillet, Stéphane Traineau, ceinture noire 6e dan expérimentée, au palmarès respectable, s’impose comme le capitaine de route de l’équipe de France masculine de judo aux championnats du monde, du 7 au 10 octobre à Birmingham. À 33 ans, Traineau est le plus âgé des judokas français. Il est aussi l’une des plus sérieuses chances de médailles pour la France. Alors qu’on lui avait suggéré de raccrocher son kimono après une médaille de bronze aux Jeux olympiques d’Atlanta (1996), qu’on l’avait laissé à côté du tatami pour le mondial 1997, le Vendéen a trouvé dans cette façon de lui dire que son heure était passée les ressorts pour rebondir. Il y a eu d’abord cet amour passion qu’il nourrit pour un sport qui lui a valu de nombreuses médailles, dont quatre titres européens et un mondial, qui l’a fait persister. Il y a eu ensuite l’instauration des nouvelles catégories. «Mon poids naturel c’est 102, 103 kg. Il me fallait à chaque fois perdre près de huit kilos pour faire le poids en moins de 95 kilos. C’était épuisant, déstabilisant et je n’avais plus de plaisir», rappelle-t-il. Dans sa nouvelle catégorie (-100 kg), il est comme un poisson sur le tatami. «C’est extraordinaire, s’étonne-t-il. À plus de 30 ans, je progresse encore sur le plan physique». Côté mental pas de problème. «Il aborde la compétition comme un junior. Il est rayonnant», s’extasie l’entraîneur René Rambier. Regarder devant Avec son mètre quatre-vingt-treize et sa puissance dans le combat au sol, il en impose à ses adversaires. Sa myopie – «je suis astigmate –hypermétrope», précise-t-il, renforce sa concentration. Et celui qu’on croyait fini, après quinze années de kimono tricolore, a effectué un tonitruant retour au premier plan en s’adjugeant son quatrième titre européen, en mai dernier, à Bratislava, six ans après le dernier. Un parcours impressionnant et une victoire éclatante, en finale, sur le prestigieux Polonais Pawel Natsula, qu’il avait déjà battu en finale du mondial en 1991, et qui fut ensuite champion olympique à Atlanta et deux fois champion du monde. Un tel parcours en fait l’homme à battre à Birmingham. avec la possibilité de redevenir champion du monde, huit ans après son premier titre. «Ce serait une belle histoire. Mais je ne vis pas avec le passé. C’est plus intéressant de regarder devant», répond-il. Devant, il y a Sydney, ses quatrièmes jeux, et ce titre olympique qui manque à son palmarès. En 1992, alors qu’il était grand favori, une faute de concentration le renvoya très vite aux vestiaires. «Mon pire souvenir», affirme-t-il.
Après le forfait de David Douillet, Stéphane Traineau, ceinture noire 6e dan expérimentée, au palmarès respectable, s’impose comme le capitaine de route de l’équipe de France masculine de judo aux championnats du monde, du 7 au 10 octobre à Birmingham. À 33 ans, Traineau est le plus âgé des judokas français. Il est aussi l’une des plus sérieuses chances de médailles pour la France. Alors qu’on lui avait suggéré de raccrocher son kimono après une médaille de bronze aux Jeux olympiques d’Atlanta (1996), qu’on l’avait laissé à côté du tatami pour le mondial 1997, le Vendéen a trouvé dans cette façon de lui dire que son heure était passée les ressorts pour rebondir. Il y a eu d’abord cet amour passion qu’il nourrit pour un sport qui lui a valu de nombreuses médailles, dont quatre titres...