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Actualités - Chronologie

Thatcher était autocratique et schisophrène, affirme Major

Margaret Thatcher dirigeait de façon «autocratique» et «viscérale», et semblait souffrir d’un quasi-dédoublement de la personnalité, notamment sur les questions européennes, estime John Major, son prédécesseur au 10 Downing Street. «Son approche de plus en plus autocratique me mettait mal à l’aise. Ses caractéristiques guerrières étaient profondément anticonservatrices», révèle l’ancien Premier ministre britannique, dans des extraits choisis de ses mémoires publiés par le Sunday Times. Si la Dame de fer affichait en public des «certitudes absolues», «en privé, elle était capable de changer d’avis avec une rapidité stupéfiante, jusqu’à ce qu’elle ait déterminé sa position officielle», écrit John Major. «Trop souvent, elle dirigeait le gouvernement de manière instinctive et viscérale» et les meilleurs arguments pouvaient se «heurter à son esprit buté», se souvient M. Major, qui est entré dans le gouvernement Thatcher en 1985 et lui a succédé en 1990. Notoirement antieuropéenne, la dirigeante conservatrice avait sur la question des réactions des plus primaires : «Ne faites jamais confiance aux Allemands». Selon M. Major, «elle pensait que les deux Guerres mondiales avaient prouvé que l’Allemagne était fondamentalement expansionniste. Le rôle de la Grande-Bretagne était de la stopper». «Globalement, le Premier ministre était indéniablement dans le train pour l’Europe (...) Mais le problème, c’est qu’il y avait une autre Margaret, qui se manifestait en général uniquement en privé, et dont les réactions épidermiques étaient beaucoup plus hostiles à l’Europe», raconte John Major, selon lequel cette schizophrénie s’est aggravée avec le temps. «Comme en proie à un court-circuit, elle clignotait en crépitant. Par intermittence, le voyant de la dirigeante européenne s’allumait encore; et puis – pschhht ! – elle s’enflammait en une pluie de commentaires colorés qui séduisaient les plus patriotes», écrit-il.
Margaret Thatcher dirigeait de façon «autocratique» et «viscérale», et semblait souffrir d’un quasi-dédoublement de la personnalité, notamment sur les questions européennes, estime John Major, son prédécesseur au 10 Downing Street. «Son approche de plus en plus autocratique me mettait mal à l’aise. Ses caractéristiques guerrières étaient profondément anticonservatrices», révèle l’ancien Premier ministre britannique, dans des extraits choisis de ses mémoires publiés par le Sunday Times. Si la Dame de fer affichait en public des «certitudes absolues», «en privé, elle était capable de changer d’avis avec une rapidité stupéfiante, jusqu’à ce qu’elle ait déterminé sa position officielle», écrit John Major. «Trop souvent, elle dirigeait le gouvernement de manière instinctive et viscérale» et...