Une suspension des sanctions telle que préconisée par les États-Unis est pire que le maintien de l’embargo dans sa forme actuelle, a déclaré le représentant de l’Irak à l’Onu. «L’embargo imposé à l’Irak fait certainement l’objet d’une répulsion au plan international, plus personne ne prend sa défense», a déclaré Saïd al-Moussawi à al-Irak, quotidien des partis kurdes fidèles au président Saddam Hussein. «Même les États-Unis et la Grande-Bretagne n’arrivent plus à résister au courant favorable à la levée des sanctions, c’est pourquoi ils ont inventé cette histoire de suspension qui n’est qu’une ruse», a-t-il dit. «Les conditions qu’ils posent font perdre tout contenu» à une suspension des sanctions «et aboutiront à une situation pire que la situation actuelle», a-t-il affirmé. Selon M. Moussawi, la question de l’embargo «est le premier sujet à l’ordre du jour du Conseil de sécurité» de l’Onu. Les cinq puissances du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) sont divisées sur les modalités d’une suspension de l’embargo imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweït en août 1990. Les États-Unis et la Grande-Bretagne veulent un maximum de «garanties» sur le désarmement effectif de l’Irak avant de décider une suspension des sanctions économiques, alors que les autres semblent n’exiger à cet effet que la mise en place d’un nouveau régime de surveillance de l’armement. À défaut de se mettre d’accord sur une résolution du Conseil de sécurité, les cinq pays ont adopté le 23 septembre une déclaration dans laquelle ils se sont engagés à parvenir à une entente «dès que possible» sur le désarmement de l’Irak. Bagdad affirme pour sa part qu’il n’acceptera rien d’autre que la levée des sanctions. Par ailleurs, l’Irak a protesté une nouvelle fois auprès de l’Onu contre «les exactions immorales des États-Unis», qu’il a accusés de retarder ou d’empêcher la livraison des produits commandés sous le programme pétrole contre nourriture, sous prétexte d’inspecter les navires qui les transportent, a rapporté l’agence officielle Ina. Dans une lettre au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, le chef de la diplomatie irakienne Mohammad Saïd al-Sahhaf a affirmé que les bâtiments de guerre américains qui croisent dans le Golfe ont retardé de 13 jours, en août, un navire chinois chargé de matériel destiné à la réhabilitation du secteur électrique de l’Irak. La marine américaine a également empêché un navire danois chargé de féculents de poursuivre sa route vers l’Irak, en septembre, sous prétexte qu’il a entravé l’opération d’inspection de la cargaison, a-t-il ajouté. Le programme pétrole contre nourriture, une dérogation à l’embargo, permet à l’Irak d’exporter des quantités déterminées de brut afin de s’acheter des produits de première nécessité, sous strict contrôle international.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une suspension des sanctions telle que préconisée par les États-Unis est pire que le maintien de l’embargo dans sa forme actuelle, a déclaré le représentant de l’Irak à l’Onu. «L’embargo imposé à l’Irak fait certainement l’objet d’une répulsion au plan international, plus personne ne prend sa défense», a déclaré Saïd al-Moussawi à al-Irak, quotidien des partis kurdes fidèles au président Saddam Hussein. «Même les États-Unis et la Grande-Bretagne n’arrivent plus à résister au courant favorable à la levée des sanctions, c’est pourquoi ils ont inventé cette histoire de suspension qui n’est qu’une ruse», a-t-il dit. «Les conditions qu’ils posent font perdre tout contenu» à une suspension des sanctions «et aboutiront à une situation pire que la situation actuelle», a-t-il affirmé....