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Actualités - Chronologie

France-Canada Tout à gagner d'entrée ...

L’équipe de France cherchera à confondre d’entrée ses détracteurs lors de la 4e Coupe du monde de rugby qu’elle abordera, cet après-midi (14h00) à Béziers, contre le Canada. Secouée cette saison avec sept défaites en onze rencontres, la formation de Raphaël Ibanez a tout à gagner en pays cathare. La réputation d’un adversaire présent dans les trois dernières éditions permettra aux Tricolores de se mettre immédiatement dans le vif du sujet. Les joueurs à la feuille d’érable ne sont pas en effet du genre câlin. «Il est dans leurs habitudes d’agresser», souligne le numéro 8 Christophe Juillet qui a en mémoire la formidable bagarre générale de Port-Elisabeth en 1995 contre les Springboks, ponctuée par les exclusions de deux Canadiens (Rees et Snow) ainsi que du célèbre Sud-Africain Dalton. Mais la remarque de l’homme en forme du XV de France est incomplète au goût de l’entraîneur adjoint Pierre Villepreux. «Attention, je ne crois pas qu’il faille faire du Canada une formation essentiellement physique, insiste l’ancien arrière français. J’ai bien analysé les derniers matches du Canada. Si l’ensemble a gardé son agressivité, techniquement et tactiquement cette équipe nous posera des problèmes». Sans doute les Bleus auraient-ils préféré affronter d’abord les Fidjiens ou les Namibiens, les autres équipes de la poule C, qui leur auraient permis de mieux poser leur jeu, affiné par six semaines de stage. Manque d’argent Français et Canadiens vont se retrouver dans un Mondial après 1991 où les bûcherons d’outre-Atlantique avaient opposé une belle résistance (19-13). Cette année reste bénie pour ce rugby souffrant encore d’un manque d’argent. Didier Sanchez, un ancien talonneur appelé pour quelques conseils, est d’ailleurs resté coi en apprenant «que certains joueurs paient de leur poche le voyage et qu’un autre a dû hypothéquer sa maison pour vivre ce rêve...». Tous les moyens sont bons pour revivre l’aventure similaire à 1991 qui leur avait permis d’entrer en quarts de finale où ils ont tenu la dragée haute (29-13) aux All Blacks. Il apparaît donc logique que les Nord-Américains rêvent de voyager aussi loin, objectif qui passe par un succès devant les protégés de Jo Maso. «Nous avons une bonne équipe, sans points faibles , qui joue vite et dur, observe le directeur Keith Wilkinson. Nous avons eu des problèmes mais la France aussi...». Toutefois, les professionnels français auront les faveurs du pronostic face aux camarades de Gareth Rees, à lui seul une histoire : celui d’être l’unique joueur de la planète étant en passe de disputer son 4e Mondial. Avantage mêlées Jo Maso, en manager prudent, a beau dire qu’«aucun match de la Coupe 99 ne sera facile pour personne car l’enjeu et la particularité du challenge, tous les quatre ans, doperont les esprits pour aller vers l’excellence». Un revers au stade de la Méditerranée serait une nouvelle catastrophe après, notamment, la plus grosse défaite de l’histoire (54-7) enregistrée au printemps dernier à Wellington contre la Nouvelle-Zélande. La France, que Maso pose en «outsider», aura un avantage majeur dans ce bras de fer: la coordination de ses avants. Ce n’est pas par hasard que le Canadien de Perpignan Marc James a appelé Didier Sanchez, docteur es mêlées, à la rescousse. Il leur a appris «le vice» et «quelques clés pour faire bonne figure». Puisse d’ailleurs ce vice ne pas faire dégénérer rapidement la partie. Car les hommes de Jean-Claude Skrela ont sans doute davantage de raisons de ne pas répondre à la provocation et d’imposer leur jeu de mouvements plus élaboré au terme des courses de Christophe Dominici, Xavier Garbajosa, Ugo Mola et Thomas Castaignède, lequel doit se racheter d’une saison en demi-teinte. Faut-il que la France soit sereine pour se passer des services d’Émile Ntamack, la star du groupe en 1995, année d’une 3e place...
L’équipe de France cherchera à confondre d’entrée ses détracteurs lors de la 4e Coupe du monde de rugby qu’elle abordera, cet après-midi (14h00) à Béziers, contre le Canada. Secouée cette saison avec sept défaites en onze rencontres, la formation de Raphaël Ibanez a tout à gagner en pays cathare. La réputation d’un adversaire présent dans les trois dernières éditions permettra aux Tricolores de se mettre immédiatement dans le vif du sujet. Les joueurs à la feuille d’érable ne sont pas en effet du genre câlin. «Il est dans leurs habitudes d’agresser», souligne le numéro 8 Christophe Juillet qui a en mémoire la formidable bagarre générale de Port-Elisabeth en 1995 contre les Springboks, ponctuée par les exclusions de deux Canadiens (Rees et Snow) ainsi que du célèbre Sud-Africain Dalton. Mais la...