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Actualités - Chronologie

Euro 2000 Les sélections allemande et française

Roger Lemerre a bâti une sélection française à quitte ou double pour affronter l’Islande le 9 octobre en dernier match des éliminatoires de l’Euro 2000. «Oublions que nous sommes champions du monde. Dans ce match à jouer et à gagner, il nous reste à tout faire, à tout donner», a déclaré l’entraîneur de l’équipe de France. «Une seule certitude : l’effort et l’efficacité seront nécessaires pour obtenir le gain du match. Ce rendez-vous doit être abordé la tête haute et que chacun mette ses compétences et sa pugnacité pour le bien de l’équipe». Passée cette déclaration d’intention, le sélectionneur s’est ensuite plié à l’exercice incontournable: commenter ses choix, la rentrée de David Trezeguet, actuel meilleur buteur du championnat, et du gardien du PSG Bernard Lama en l’absence de Fabien Barthez suspendu, la mise à l’écart du capitaine marseillais Robert Pires. «Paradoxalement, ça a été plus facile pour moi de faire des choix que sur les autres matches», a d’abord souligné Lemerre, pour la simple raison que les candidats sont moins nombreux. Trezeguet est «un joueur heureux», a-t-il poursuivi à propos de l’attaquant monégasque (neuf buts en huit matches). «Il a accepté de prêter son concours aux espoirs. Il n’avait jamais disparu de mon optique. C’est un champion du monde à part entière». Concernant Lama, Roger Lemerre a noté que ce dernier n’avait «perdu ni ses ambitions, ni ses qualités». «Son club marche bien, il est en forme et ne prend pas beaucoup de buts. Voilà les critères qui expliquent son retour», a-t-il ajouté sans cependant trancher sur la concurrence entre Lama et Stéphane Porato, en forme avec l’OM. «Lama peut se retrouver sur le banc, comme Porato. Il y aura un stage, des entraînements et d’ici le 9 octobre, il y aura des matches de championnat». L’entraîneur de l’équipe de France a par ailleurs renouvelé sa confiance à deux piliers du milieu de terrain, Didier Deschamps et Christian Karembeu, même si ceux-ci ne sont guère employés ces temps-ci par leurs clubs de Chelsea et du Real. «Karembeu a toute ma confiance, Didier Deschamps aussi. Ce qui m’intéresse, c’est le comportement des joueurs, pas leur nombre de matches. Il y a la forme du moment mais aussi la potentialité du joueur. Au moins ils ne sont pas usés par la répétition des matches». Quant à Pires, Lemerre s’est voulu rassurant : «Ce n’est pas une mise à l’écart. Il fait partie des meilleurs Français et son absence n’est pas un avertissement». La réaction du joueur marseillais ne s’est pas trop fait attendre ; à des journalistes qui lui demandaient son avis sur la question, Robert Pires s’est dit déçu : «J’espère que j’aurai une explication car je la mérite. J’attends un coup de fil de Lemerre et je verrai ce qu’il me dira, et surtout sur quels critères il m’a jugé», a déclaré le Marseillais. «S’il m’avait écarté du groupe pendant la période de l’Arménie ou de l’Ukraine, j’aurais pu comprendre. Mais quand on est sur une série comme celle que je viens de vivre avec l’équipe de France, où j’ai été appelé à chaque fois, ça fait mal. Je suis conscient que c’est maintenant à moi de prouver que je mérite ma sélection». Allemagne-Turquie : Ribbeck mise sur la continuité Le sélectionneur allemand Erich Ribbeck a misé sur la continuité dans sa sélection pour le dernier match éliminatoire du championnat d’Europe de football (Groupe 3), qui opposera l’Allemagne à la Turquie le 9 octobre à Munich. Dans sa liste de 20 joueurs révélée jeudi, l’entraîneur a gardé l’essentiel des joueurs qui avaient convaincu lors des matches décisifs début septembre contre la Finlande (2-1) et l’Irlande du Nord (4-0). Seul nouveau venu dans l’équipe, le jeune milieu de terrain de Berlin, Sebastian Deisler, rejoindra plusieurs anciens de la Nationalmannschaft ayant surmonté leurs blessures, tels Lars Ricken, Oliver Kahn ou Dieter Hamann. L’Allemagne n’a certes besoin que d’un match nul pour conserver la tête du Groupe 3 mais Ribbeck compte mener son équipe à la victoire. «Nous devons gagner, sinon le risque serait trop grand que nous encaissions encore un but», a affirmé l’entraîneur, avant de retrouver une équipe qui l’avait déjà emporté 1-0 en octobre dernier à Bursa.
Roger Lemerre a bâti une sélection française à quitte ou double pour affronter l’Islande le 9 octobre en dernier match des éliminatoires de l’Euro 2000. «Oublions que nous sommes champions du monde. Dans ce match à jouer et à gagner, il nous reste à tout faire, à tout donner», a déclaré l’entraîneur de l’équipe de France. «Une seule certitude : l’effort et l’efficacité seront nécessaires pour obtenir le gain du match. Ce rendez-vous doit être abordé la tête haute et que chacun mette ses compétences et sa pugnacité pour le bien de l’équipe». Passée cette déclaration d’intention, le sélectionneur s’est ensuite plié à l’exercice incontournable: commenter ses choix, la rentrée de David Trezeguet, actuel meilleur buteur du championnat, et du gardien du PSG Bernard Lama en l’absence de...