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Actualités - Chronologie

Les réfugiés tombent malades : l'ONU suspend ses largages de vivres

Le ravitaillement destiné aux réfugiés du Timor-Oriental les rend malades, ce qui a conduit l’Onu à suspendre les largages de vivres au-dessus des forêts et des collines du territoire dévasté par la répression indonésienne. En fait, les rations journalières larguées ces derniers jours aux réfugiés contiennent trop de protéines pour leur système digestif habitué à un régime alimentaire à base de féculents, a expliqué un porte-parole de l’Onu, Afia Ali. «Cela leur donne des maux d’estomac», a-t-elle ajouté. À cela sont venus s’ajouter divers avatars dans les formules adoptées pour faire parvenir ces secours et qui ont rendu inutilisable une partie de ces derniers. Le procédé dit des «flocons de neige» mis au point au cours d’une opération humanitaire en Afrique a connu des défaillances. Certains chargements se sont purement et simplement écrasés au sol, le système qui devait éparpiller les rations alimentaires n’ayant pas fonctionné. Un conteneur est tombé sur un petit garçon de trois ans dans la région de Manatuto, dans l’est du Timor-Oriental. Ses deux jambes ont été écrasées et il a dû être amputé de l’une d’elles. L’enfant a été opéré par un chirurgien australien et ses jours ne sont plus en danger, a indiqué le colonel Mark Kelly, porte-parole de la force internationale au Timor-Oriental (Interfet), relatant cet «accident tragique». Le porte-parole de l’Onu a indiqué que le Programme alimentaire mondial (Pam) devait envoyer hier un avion supplémentaire afin de larguer des rations mais qu’il envisageait par la suite d’être en mesure d’acheminer par la route une nourriture plus adaptée. Cependant l’insécurité qui règne au Timor-Oriental, où les milices et l’armée indonésienne ont terrorisé la population depuis le vote du 30 août très majoritairement en faveur de l’indépendance, rend aléatoire les transports routiers. «L’insécurité constitue un obstacle. Nous attendons la prise de contrôle par l’Interfet pour aller dans ces zones», a déclaré Mme Ali. À Djakarta, la représentante du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (Pam), Anna Di Lellio, a déclaré que la suspension des largages aériens avait été décidée en raison du «retour des réfugiés vers les villes». Une responsable du Pam, Kerren Hedlund, a dit qu’il était envisagé de ravitailler Baucau, deuxième ville du Timor-Oriental, au moyen d’une barge acheminée depuis Darwin. Mais Mme Hedlund a confirmé que c’est à la fois les troubles causés chez les réfugiés par les rations alimentaires et la fatigue des pilotes de ces vols humanitaires qui avaient conduit à la suspension de l’opération aérienne. Les rations alimentaires faisant partie de l’aide américaine sont composées de ragoûts aux lentilles ainsi que de la confiture et de beurre de cacahuètes.
Le ravitaillement destiné aux réfugiés du Timor-Oriental les rend malades, ce qui a conduit l’Onu à suspendre les largages de vivres au-dessus des forêts et des collines du territoire dévasté par la répression indonésienne. En fait, les rations journalières larguées ces derniers jours aux réfugiés contiennent trop de protéines pour leur système digestif habitué à un régime alimentaire à base de féculents, a expliqué un porte-parole de l’Onu, Afia Ali. «Cela leur donne des maux d’estomac», a-t-elle ajouté. À cela sont venus s’ajouter divers avatars dans les formules adoptées pour faire parvenir ces secours et qui ont rendu inutilisable une partie de ces derniers. Le procédé dit des «flocons de neige» mis au point au cours d’une opération humanitaire en Afrique a connu des défaillances. Certains...