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Actualités - Chronologie

Société - Table du peuple à Zeinhom Resto du coeur à l'égyptienne

Balayeurs, chômeurs, mères de familles nombreuses ou vieillards se sont précipités samedi dernier dans un quartier populaire du Caire à la «table du peuple», une version égyptienne des Restos du cœur. La «table du peuple» a été lancée dans le quartier de Zeinhom (nord du Caire), à l’initiative d’un entrepreneur privé, M. Alaa el-Sayed. M. Sayed s’est engagé à financer la logistique et à prendre en charge, à vie, les repas quotidiens comportant viande, riz, légumes et un fruit. L’entrepreneur refuse de divulguer le coût de son initiative rappelant que le prophète Mahomet ordonnait de ne pas faire de la charité une matière à publicité et disait: «Que ta main gauche ignore ce qu’a offert ta main droite». «La table du peuple accueille les habitants de Zeinhom et les passants à déjeuner chaque jour», signale une banderole posée dans la matinée. Nourriture et argent À midi, une cinquantaine de personnes s’impatientaient dans le patio ombragé, tandis que devant les fourneaux cinq personnes s’affairaient à concocter de la viande de bœuf. La cuisine se prépare à servir entre 300 à 500 repas par jour. «Nous voulons manger bien sûr, mais nous voulons aussi de l’argent», lance Saïda, balayeuse. Sa voisine, Hasna, venue avec son mari Mohammed, ouvrier en bâtiment, s’empressent de remplir un formulaire attestant qu’ils ont sept enfants et que le chef de famille peine à trouver du travail en raison d’un handicap au bras. Les familles nombreuses dans le besoin peuvent rapporter de la nourriture à leurs enfants sur présentation d’une carte offerte par l’association des Amis du peuple, une organisation non-gouvernementale qui œuvre pour le développement du quartier. «Nous avons voulu perpétuer au quotidien la tradition musulmane des repas pour les pauvres durant le mois de jeûne du Ramadan», a déclaré Mme Awatef Wali, présidente de l’association. Ces repas financés par des riches égyptiens offrent chaque année aux plus démunis pendant le Ramadan l’iftar (repas de rupture du jeûne au coucher du soleil). Ils ont remporté un succès foudroyant ces cinq dernières années, en raison de la hausse du coût de la vie, explique Mme Wali. Quelque 28 % des 64 millions d’habitants que compte l’Égypte ont un revenu inférieur à deux dollars par jour, soit un revenu annuel de 730 dollars, selon des sources économiques occidentales.
Balayeurs, chômeurs, mères de familles nombreuses ou vieillards se sont précipités samedi dernier dans un quartier populaire du Caire à la «table du peuple», une version égyptienne des Restos du cœur. La «table du peuple» a été lancée dans le quartier de Zeinhom (nord du Caire), à l’initiative d’un entrepreneur privé, M. Alaa el-Sayed. M. Sayed s’est engagé à financer la logistique et à prendre en charge, à vie, les repas quotidiens comportant viande, riz, légumes et un fruit. L’entrepreneur refuse de divulguer le coût de son initiative rappelant que le prophète Mahomet ordonnait de ne pas faire de la charité une matière à publicité et disait: «Que ta main gauche ignore ce qu’a offert ta main droite». «La table du peuple accueille les habitants de Zeinhom et les passants à déjeuner chaque jour»,...