Washington menace Djarkarta de sanctions économiques
le 28 septembre 1999 à 00h00
Les États-Unis ont lancé un appel au gouvernement indonésien pour qu’il permette le retour des personnes déplacées au Timor-Oriental et fasse cesser la «collusion» entre l’armée et les milices, menaçant implicitement Djakarta d’éventuelles mesures de rétorsion économique. «Le gouvernement indonésien doit faire en sorte que toutes les personnes déplacées qui veulent revenir au Timor-Oriental puissent le faire», a déclaré devant la presse la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, après un entretien à New York avec le dirigeant indépendantiste est-timorais Xanana Gusmao. Elle a également appelé les autorités de Djakarta à «faire cesser la collusion entre l’armée indonésienne et les milices, et à désarmer ces milices» qui font régner la terreur sur le territoire. Mme Albright a également exigé du gouvernement indonésien qu’il «fasse preuve de davantage de coopération» avec les Nations unies et l’Interfet. «La révision en cours de l’aide, que nous avons entamée il y a quelques semaines, prendra en compte tous les facteurs nécessaires», a-t-elle prévenu, laissant entendre que Djakarta n’était pas à l’abri de rétorsions économiques. De son côté, M. Gusmao a appelé la communauté internationale à «davantage d’aide pour sauver (son) peuple». «À la place de la liberté et de la paix, nous devons affronter des temps difficiles, la souffrance et la violence», a-t-il déclaré. Les Est-Timorais sont soumis «à la famine et aux maladies, non seulement dans des camps de concentration, mais aussi dans la jungle», a-t-il affirmé, faisant allusion à ceux qui ont fui pour échapper aux milices. M. Gusmao est depuis dimanche aux États-Unis où il doit rencontrer des responsables de la Banque mondiale et des Nations unies, ainsi que des membres du Congrès américain. Il doit ensuite se rendre au Portugal avant de regagner l’Australie. Mme Albright a souligné que les États-Unis suivaient la situation non seulement dans la partie orientale du Timor, mais aussi dans le reste de l’Indonésie. Elle a ainsi fait état de son «trouble» face à des informations faisant état de ressortissants du Timor-Oriental, réfugiés dans la partie ouest de l’île, et «déplacés de force vers d’autres endroits en Indonésie», qualifiant ce fait de «claire violation des normes internationales en matière de droits de l’homme». La secrétaire d’État a également fait part de sa «profonde inquiétude» à propos de «la mort tragique de six personnes lors de manifestations cette semaine» à Djakarta à propos d’une loi sur la sécurité.
Les États-Unis ont lancé un appel au gouvernement indonésien pour qu’il permette le retour des personnes déplacées au Timor-Oriental et fasse cesser la «collusion» entre l’armée et les milices, menaçant implicitement Djakarta d’éventuelles mesures de rétorsion économique. «Le gouvernement indonésien doit faire en sorte que toutes les personnes déplacées qui veulent revenir au Timor-Oriental puissent le faire», a déclaré devant la presse la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, après un entretien à New York avec le dirigeant indépendantiste est-timorais Xanana Gusmao. Elle a également appelé les autorités de Djakarta à «faire cesser la collusion entre l’armée indonésienne et les milices, et à désarmer ces milices» qui font régner la terreur sur le territoire. Mme Albright a...
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