L’industrie informatique évolue à une allure vertigineuse. Chaque jour une nouvelle technologie apparaît, une autre devient obsolète. L’industrie informatique au Liban est-elle à jour ? Quels sont ses problèmes ? Quel est le rôle de l’État dans ce domaine? Le marché libanais est un marché très dynamique et qui a fait ses preuves, mais le premier obstacle dans le domaine informatique est le refus des consommateurs de payer pour la valeur ajoutée! La valeur ajoutée («added value»), c’est le plus, le savoir-faire et le suivi que les compagnies informatiques offrent aux clients. Nous sommes dans une ère où la quantité est devenue marginale et on a tendance à rechercher la qualité dans un produit. Un exemple sur les cellulaires, il y en a à 100 $ et d’autres à 1 000 $, et le plus cher a tendance à être plus petit même que celui qui coûte moins, pourtant les deux sont similaires, alors pourquoi paye-t-on cette différence de prix? On paie le savoir-faire! Un exemple plus concret encore, le CD-Rom: le coût du plastique qui le compose est de 0.20$ mais le prix d’un CD-Rom, avec son logiciel, peut aller au-delà de 100 000 $: c’est parce qu’on paie la personne qui s’est creusée la tête pour écrire ce programme. Au Liban cependant, le consommateur déboursait 1 000 $ pour le cellulaire mais 5 000 LL seulement pour le CD-Rom, et cette habitude s’est répandue pour inclure tout le matériel informatique, jusqu’à en arriver au PC lui-même. Il suffit de voir les annonces pour ordinateur, on y lit PC à 550 $, et dans la page suivante le même PC avec la même configuration à 1 200 $. Bizzare, mais on peut être sûr que le second revendeur ne fait pas 650$ de profit de plus que le premier. Cette habitude de choisir le matériel informatique en base du prix est évidemment erronée: chaque composante dans un PC a ses propres caractéristiques et toutes les composantes ne sont pas compatibles l’une avec l’autre, de plus il n’y a rien de plus facile que de truquer un PC, et le consommateur n’a aucune idée de la question. Il faut donc être très méfiant quand on achète un PC et s’assurer que toutes les pièces qui le composent sont d’origine et qu’il existe pour le moins un service après-vente. Le nombre de compagnies informatiques au Liban est de 500, mais il est vrai qu’environ 60 compagnies contrôlent 80% du marché; le nombre de ISP «Internet Service Provider» est supérieur à 20, pour un chiffre d’affaires total de 150 millions de dollars dont l’importation constitue 50-60 millions de dollars annuellement. Tout ces chiffres sont en croissance permanente, et comme indiqué plus haut, le marché est très dynamique avec de nouveaux produits qui naissent chaque jour. Voilà qui crée un problème avec les douanes, car pour introduire un changement dans les barèmes douaniers, il faut une éternité; et comme les prix baissent vertigineusemant dans le monde informatique, il faut adapter les barèmes en conséquence et rajouter les nouveaux produits, si bien que les importateurs de composants informatiques souffrent de ces lenteurs et du manque d’expertise des fonctionnaires affectés au contrôle des produits.
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