Nous avons suivi plusieurs débats dans les médias concernant la loi sur les droits d’auteur. Plusieurs journaux ont évoqué le sujet et les parties concernées ont exposé leur point de vue dans les journaux et à la télévision. L’affaire a pris une ampleur démesurée, surtout que chaque utilisateur d’ordinateur s’est senti concerné. De plus, le nom de quelques compagnies a été étroitement lié à cette loi, ce qui a créé des malentendus à tous les niveaux. La PCA, présidée par le Dr Nseiri, a suivi de près le cheminement de ce sujet et continue de le faire. Pour cette raison, une commission présidée par M. Hachem Hachem a été chargée par la PCA de s’occuper de l’application du texte voté. Où en est-on aujourd’hui? Quel est le point de vue de la PCA? Afin d’obtenir des réponses à ces questions et à quelques autres, nous nous sommes adressés aux responsables de la PCA. Le 14 juillet 1999, la loi sur les droits d’auteur est entrée en application. Auparavant, de nombreuses voix s’étaient fait entendre, essentiellement pour protéger les étudiants et pour tenter de trouver une solution leur permettant d’acheter les logiciels à des prix réduits. Les compagnies concernées ont répondu à ce besoin et institué un «prix étudiant» représentant 10% de la valeur du logiciel. Cependant, la loi qui a été approuvée va plus loin encore et donne à l’étudiant le droit d’avoir une copie du logiciel par le biais de l’école ou de l’université. Ainsi s’est créée une brèche dans la loi puisque celle-ci légalise ainsi le copiage d’un logiciel. Une autre erreur était de faire de Microsoft l’accusé unique dans cette affaire. Il est vrai que ce nom est parmi les plus connus et que chaque propriétaire d’un ordinateur utilise ou a utilisé un logiciel écrit par Microsoft. Mais la loi n’est pas faite sur mesure pour Microsoft; elle s’applique à toutes les compagnies de logiciels comme Novell, Sybase, Corel, Adobe, etc. Commençons par être équitable et, pour voir les choses sous un angle correct, préciser que la part du lion n’est pas celle de Microsoft, car d’autres compagnies qui écrivent des logiciels les revendent à des prix exorbitants. Une seule vente peut égaler le chiffre d’affaires de Microsoft au Liban. Il est attristant de voir tout le monde attaquer la loi et de n’y relever aucun avantage, ce qui n’est pas conforme à la réalité. En effet, sans cette loi, nombreuses seraient les compagnies européennes et américaines qui n’oseront pas investir au Liban. Le premier exemple est Microsoft, qui a ouvert un bureau régional à Beyrouth. Il est bien entendu qu’il ne sera pas seul à viser le Liban. Lorsque ces multinationales commenceront à investir dans notre pays, leur présence ne devra pas se limiter au seul aspect financier; il leur faudra aussi investir dans les écoles et les universités pour assurer que la nouvelle génération des étudiants libanais sera à la pointe de la technologie. Enfin, le plus important est que cette loi protège le programmeur libanais. Nous allons assister à l’éclosion d’une nouvelle industrie au Liban, l’écriture de logiciels.Il s’agit d’une industrie qui ne nécessite pas de matières premières ni de produits importés; il suffira de faire travailler son cerveau et d’avoir de bonnes idées. Les jeunes Libanais sont désormais assurés de voir leurs droits respectés et leurs logiciels protégés. Avant l’adoption de la loi, nul ne se serait hasardé à écrire deux lignes de code, car à partir du moment où leur travail aurait été rendu public, il aurait été copié sans vergogne et sans risque aucun de poursuite. Cette industrie doit être suivie de très près car elle pourra constituer une mine d’or pour le Liban, tous les éléments sont là. Nous ne voulons plus que nos programmeurs quittent le Liban simplement parce que leurs inventions ne sont pas protégées. En ce qui concerne le rôle de l’État dans l’application de cette loi, le chemin est long. L’organisme appelé à s’en occuper n’a pas de compétences informatiques. Le premier pas consistera donc à assurer à ses membres des cours d’informatique. Leur tâche s’annonce ardue car il existemille et une façons de contourner la loi. Osons espérer, espérons qu’ils seront à la hauteur de la mission qui leur incombe.
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