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Actualités - Chronologie

Le pouvoir cherche sa place dans un monde dominé par les Etats-Unis

Cinquante ans après l’arrivée au pouvoir du régime communiste, la Chine populaire, passée d’un isolement quasi-complet à une politique d’ouverture vers l’étranger, cherche aujourd’hui sa place dans un monde dominé par les États-Unis. Initialement boudé par l’Occident qui continuait à reconnaître le gouvernement nationaliste réfugié à Taïwan, le régime communiste devrait profiter de son 50e anniversaire, le 1er octobre, pour s’afficher comme une puissance régionale revendiquant une place à sa mesure sur la scène internationale. Ses objectifs en matière de politique étrangère sont résumés par le professeur Bill Jenner de l’Université nationale australienne : «Maintenir l’empire, l’étendre, accroître au maximum les divisions des ennemis potentiels, réduire la puissance américaine, faire trembler le monde». Ces ambitions contrastent avec l’isolement total dans lequel la Chine s’était retrouvée après la rupture avec Moscou en 1959, lorsque ne lui restait plus que l’Albanie comme pays ami à la surface de la planète. Depuis le lancement de la politique d’ouverture par Deng Xiaoping à la fin des années 1970, Pékin a graduellement pris de l’assurance en matière le politique étrangère. Depuis l’établissement formel de relations diplomatiques entre Pékin et Washington en 1979, les relations sino-américaines ont dominé cette nouvelle politique, malgré une volonté affichée de combattre «l’hégémonisme» américain. Parmi les principaux sujets de contentieux figure la pression internationale sur la question des droits de l’homme depuis la répression sanglante du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989. Pékin y voit un prétexte des pays développés pour s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays. Pékin s’est ainsi vivement opposé aux frappes de l’Otan sur la Yougoslavie avant même que son ambassade à Belgrade ne soit bombardée par erreur, selon la version de l’Otan, en mai dernier, qualifiant cette politique de «diplomatie de la canonnière». «La Chine est très sensible face à ce problème : nous avons été envahis et avons souffert des ingérences étrangères à de nombreuses reprises», note Jia Qingguo, un professeur de relations internationales de l’Université de Pékin, tout en reconnaissant que la Chine allait devoir tenir compte de la tendance à la mondialisation des problèmes. Des concepts comme la globalisation ou l’interdépendance restent encore largement inconnus de la plupart des hauts dirigeants communistes, habitués à distinguer entre pays «amis» (Russie, Pakistan, pays du tiers-monde en général) et «ennemis» (occidentaux, Japon, Inde), en se référant à une conception étroite des intérêts chinois. C’est ainsi que les efforts faits par la Chine pour devenir un membre responsable de la communauté internationale sur des sujets tels que la prolifération des armements ou les droits de l’homme ont souvent été liés à l’évolution des relations sino-américaines. La Chine a toutefois adopté récemment une attitude plus positive sur la question du Timor-Oriental, soulignant qu’elle respecterait le résultat du vote en faveur de l’indépendance de l’ex-colonie portugaise annexée par l’Indonésie en 1976. Elle a également décidé d’y envoyer un contingent de policiers, dans le cadre d’une opération approuvée par l’Onu, une initiative exceptionnelle de la Chine qui jusqu’à présent n’avait fait de même que pour le Cambodge. Depuis l’éclatement de l’Urss et la fin de la guerre froide, Pékin voit l’Onu comme le seul moyen de développer un monde multipolaire et faire contrepoids aux États-Unis, la dernière superpuissance.
Cinquante ans après l’arrivée au pouvoir du régime communiste, la Chine populaire, passée d’un isolement quasi-complet à une politique d’ouverture vers l’étranger, cherche aujourd’hui sa place dans un monde dominé par les États-Unis. Initialement boudé par l’Occident qui continuait à reconnaître le gouvernement nationaliste réfugié à Taïwan, le régime communiste devrait profiter de son 50e anniversaire, le 1er octobre, pour s’afficher comme une puissance régionale revendiquant une place à sa mesure sur la scène internationale. Ses objectifs en matière de politique étrangère sont résumés par le professeur Bill Jenner de l’Université nationale australienne : «Maintenir l’empire, l’étendre, accroître au maximum les divisions des ennemis potentiels, réduire la puissance américaine, faire...